Carpophage des Marquises sur la branche d’un ilang-ilang à Hatiheu

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UPE (à Nuku Hiva) Ducula Galeata Taille : Longueur 50 à 55 cm ; envergure 70 à 75 cm. Couleur : Oiseau au plumage sombre vert métallique (ailes, dos et queue) ; tête et dessous du corps gris ; plumes rouilles au niveau du ventre ; bec long surmonté d’un cire blanc ; pattes et doigts gris et puissants. Répartition : Présent uniquement aux Marquises, sur l’île de Nuku Hiva et restreint à quelques vallées du nord et de l’ouest. La population est estimée entre 150 et 200 individus en 1995, 250 en 1998. Autrefois présent dans tout l’archipel des Marquises avant l’arrivée de l’homme. Habitat : On le trouve de 250 m à 1300 m dans les petites vallées et de part et d’autre des crêtes centrales. Il fréquente essentiellement les milieux boisés où il trouve sa nourriture. Allure en vol : Grand oiseau assez bon planeur, vu en vol au dessus des crêtes dans les ascendances. Il vole de branche en branche, en battant des ailes pour trouver son équilibre si celles-ci plient. Chant : Trois types de cris sont lancés : un cri de corvidé « Kraak-Kraak » ; un son guttural profond et presque roucoulé « Neah-ah-ah-ah » ou « No-o-o » ; enfin un cri bref assez fort « Yarr ». Nourriture : Il est exclusivement arboricole et se nourrit de fruits trouvés dans les arbustes et les arbres. Il saisit les fruits avec son bec, les détache avec une légère torsion et les avale tels quels. Il peut ingérer des fruits dont le diamètre atteint 50 à 70 mm (Fagrea berteriana, Terminalia cattapa, Goyaves et Fei) mais aussi de plus petits fruits (Ficus marquesense, Cordia lutea, Eugenia spp…). Reproduction : Le nid observé dans les arbres entre 5 et 20m est une structure plate constituée de brindilles. La ponte, en général constituée d’un seul oeuf de 49x36mm, s’étend de mars-avril à sept-octobre. In « Te Manu » n°10, 1995, Journal de la Société d’Ornithologie de Polynésie BP 21 098 Papeetecarpophage_.jpg

Jolt EVVA, a présenté son mémoire DESS Productions Animales en Régions Chaudes relatif à l’étude du Carpophage des Marquises (Ducula galeata) qu’il a réalisé au cours d’un stage de 4 mois (3 mai au 5 septembre 1998) organisé par le CIRAD. Extrait : Des enquêtes informelles ont permis de mieux cerner le point de vue des Marquisiens sur la situation du Upe et de déterminer l’importance des différents facteurs de risque. Il apparaît que la population locale a une grande considération pour le Upe, traditionnellement inscrit dans le patrimoine culturel des Marquisiens, comme en témoignent des légendes ou d’anciennes pratiques. La chasse de cet oiseau respecté, bien qu’interdite de longue date, continue à être pratiquée, constituant la première cause de disparition de l’espèce. Si la modification du milieu par des végétaux et du gibier introduit a probablement eu des conséquences sur l’habitat du Upe, cela s’est stabilisé à l’heure actuelle. En revanche, les prédateurs tels les Rats noirs semblent être en augmentation et pourraient constituer en facteur de diminution non négligeable de la population de Upe. Face à ces menaces et compte tenu de la grande fragilité de la population résiduelle de Ducula galeata à Nuku Hiva, deux types de mesures de protection doivent être menées de front : des actions de sauvegarde à court terme pour assurer la survie de l’espèce, pour cela la réintroduction d’un certain nombre d’individus sur l’île de Ua Huka paraît prometteuse si cette action est menée avec rigueur, l’élevage d’individus ex-situ étant également à envisager ; d’autre part, des actions à long terme visant à faire disparaître les facteurs de risque actuels doivent être entreprises, telles la sensibilisation de la population et une meilleure surveillance du statut sanitaire de la faune de l’île (introduction de rats, de pestes végétales…). In « Te Manu » n°27,1999 Journal de la Société d’Ornithologie de Polynésie BP 21098 Papeete http://www.manu.pf . carpophage_1.jpg

Cité administrative des îles Marquises, concours de dessin au collège de Taiohae

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Avec les étudiants de sculpture du CETAD, Damien Haturau a réalisé les panneaux représentant chacun une île de l’archipel. Les élèves du collège ont dû dessiner les motifs d’après la légende de la création des Marquises. Un travail de recherche qui les a passionnés.

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Concours de dessins pour la sculpture des panneaux décoratifs des 6 îles de l’archipel, à l’attention des élèves (de 13 à 17 ans), du Cetad et du Collège de Taiohae à Nuku Hiva.

Objet : réalisation de 6 panneaux de 2m sur 0,57m, destinés à être concrétisés par les sculpteurs du CETAD, représentant chacun une île actuellement habitée de l’archipel des Marquises. Ces panneaux feront l’objet d’une installation dans le hall de la Cité administrative des îles Marquises. Chaque panneau devra refléter l’identité, les caractéristiques d’une île.

Demande : à partir de la légende de le « Terre des Hommes », vous proposerez une interprétation personnelle pour les îles suivantes : – UA POU – HIVA OA – NUKU HIVA- FATU HIVA – UA HUKA – TAHUATA. Cette légende parle de la terre, des hommes, de la transmission des connaissances et des interprétations qui en ont été faites. Elle raconte la construction d’une case dans laquelle s’abriteront Atea et son épouse Atanua.

Consignes pour élaborer votre projet : 1- recherches individuelles. Choisir une île par élève. 2- les motifs culturels donnés (tatouages, pétroglyphes, sculptures, bambous…) serviront de support et d’inspiration pour la composition que vous réaliserez. 3- la composition s’organisera dans un rectangle de 32cm sur 9cm, sur du papier à dessin et recouvrira tout l’espace de ce format. 4- l’agencement des formes devra être très rigoureux, précis avec des détails bien choisi pour donner du sens à votre proposition de sorte que le spécificité de l’île choisie soit mise en valeur.

Composer : c’est disposer, dans les limites du cadre, des personnages, des objets, des formes, des couleurs afin d’exprimer le plus efficacement possible l’idée qu’on tente de traduire en image : cette opération complexe est appelée Composition.

Composer : c’est agencer selon un ordre plastique et visuel qui trouve sa raison dans le plaisir du regard.

Composer : c’est regrouper et non disperser des formes. Principes de compositions : – verticalité – horizontalité – oblique – formes rayonnantes – alternances – juxtaposition – symétrie/dissymétrie – formes concentriques

Techniques souhaitées : Au choix : crayon à papier ; crayon noir ; feutre noir ; crayons de couleurs.

Les recherches devaient être remises au professeur d’Arts Plastiques, Madame Oury le 31 mars 2006 de sorte que l’on puisse analyser, rectifier, reprendre, réajuster les réalisations. Puis toutes les réalisations ont été impérativement rendues, à Madame Oury, au plus tard le 18 avril. Le jury, composé de 7 adultes se réunissait au cours des premiers jours de juin 2006 et délibèrait pour octroyer le prix de la meilleure composition pour chacune des îles. L’audition des candidats s’est effectuée à la Circonscription administrative des îles Marquises, le mercredi 7 juin, de 8h à 12h, le jury était composé de : Chantal Oury, professeur de dessin au collège, Fanette Salmon, professeur de dessin au Cetad, Jean Huukena professeur de sculpture sur bois du Cetad,, Yves Buchart, principal du collège, Paul Tetahiotupa, administrateur du Pays pour les Marquises, Déborah Kimitete puis Colette Tihoni représentant la commune, Marie Noëlle Debergh Ottino, historienne et ethnologue, Pierre Ottino archéologue.

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Un premier prix, pour chacune des îles, a été attribué à 6 candidats et un second prix aux 20 autres candidats. 3 compositions n’ont pas été retenues à cause de la transcription du nom des îles dans le dessin lui-même. Pour consulter l’ensemble du réglement et tous les résultats cliquez sur

Histoire des Terres

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En 1868, le Gouverneur de la Roncière paya 10.000 francs aux chefs 4.000 hectares de la vallée des Taïpi et les vendit 30.000 francs à Steward, directeur de la plantation tahitienne d’Atimaono … Steward envoya, à Nuku Hiva, un nommé Nichols avec 31 Chinois. Ceux-ci se mirent au travail et, en 1873, avaient mis trente hectares en valeur lorsque la faillite de la société d’Atimaono et la mort de Steward les obligèrent à se disperser. L’année suivante, les terrains concédés firent retour à l’Administration des Domaines qui les mit en vente : la rive gauche de Taïpiai fut recédée contre 15.000 francs aux Indigènes et la rive droite vendue à Goupil, de Papeete… En 1889, l’Administrateur créa des « Commissions indigènes » qui délivrèrent des titres de propriété. Il y eut des abus : les titres n’étaient soumis à aucune publicité et souvent les anciens de la vallée n’étaient même pas consultés. C’est pourquoi, le 20 novembre 1900, une commission fut chargée par le Gouverneur Gallet de préparer un projet de réglementation foncière aux Marquises… En 1925, les héritiers de la cheffesse Marianne (Moanatini) ont, avec l’assentiment de l’Administrateur en fonction, expulsé les habitants de la vallée… malgré la promesse solennelle faite en 1897 devant le représentant de la France. Les malheureux, dépossédés et ruinés, ne trouvèrent, pour la plupart, un abri qu’auprès de la Mission. Rollin (1929)