38ème édition du salon des Îles Marquises

Du 16 novembre au 1er décembre 2013, les îles Marquises ouvrent leurs portes salle Aorai Tini Hau à Pirae à l’occasion de la 38e édition du salon des artisans.

Soutenue dans cette démarche par le ministère en charge de l’artisanat et le service de l’artisanat traditionnel, la fédération artisanale « Te Tuhuka o te Henua Enana », organisatrice de cet événement, arrive sur Tahiti avec une délégation de 128 artisans.

Qu’ils soient de Fatu-Hiva, Hiva-Oa, Tahuata, Nuku-Hiva, Ua Pou ou Ua-Huka, ces artisans ont su préserver le savoir-faire de leurs aînés tout en s’imprégnant de leur quotidien pour créer avec raffinement et originalité des objets d’art.

Ainsi, les œuvres exposées témoigneront de l’habilité de ces hommes et de ces femmes à travailler et à maîtriser les matières premières pour la fabrication d’une sculpture en bois ou en pierre, d’un tapa en écorce de uru (arbre à pain) ou d’une parure en os ou en graines. Des créations contemporaines garniront tout autant les stands à l’instar d’animaux sculptés, de plateaux de fruits aux lignes épurées ou d’accessoires de bureau.

Cette manifestation artisanale, autant attendue par les artisans qui profitent de ce salon pour dévoiler leurs nouvelles créations, que par la clientèle locale et étrangère à la recherche de produits exceptionnels, accueillera 62 stands tout aussi attrayants les uns que les autres.

Aussi, les artisans auront le plaisir de partager leur culture à travers les démonstrations mises en place quotidiennement avec la réalisation d’objets sculptés, la fabrication et la teinture de tapa ainsi que la confection de colliers en graines. N’oublions pas non plus le fameux kumu hei, appelé également « bouquet d’amour » en raison des senteurs aphrodisiaques qu’il dégage et qui parfume merveilleusement la chevelure des Marquisiennes.

L’inauguration officielle aura lieu le samedi 16 novembre 2013 à 10 h, à la salle Aorai Tini Hau de Pirae.

Deux dates sont d’ores et déjà à retenir, les samedis 23 et 30 novembre à partir de 10h00, journées qui reprennent toutes les démonstrations faites au cours de la semaine et qui sont aussi consacrées à la préparation et à la dégustation de plats typiques des îles Marquises. Les prestations de danses marquisiennes seront assurées par le groupe « Kaipeka ».

 

Les heures d’ouverture au public sont de 8 h à 19 h.

Copyright :  Service de l’Artisanat traditionnel

Programme Programme Marquises

 

Marquises :  » Les îles du santal  » de Serge Legrand-Vall

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     Serge Legrand-Vall est né en 1958 à Montauban et vit à Bordeaux. Il cultive une passion pour le monde polynésien et l’ethnologie. « Les îles du santal » est son premier roman (Editions Elytis).

atlas_pittoresque_louis-le-breton.1294754551.jpg      Les corvettes au mouillage de la baie Anna-Maria Louis Le Breton in « Voyage au Pôle Sud et dans l’Océanie sur les corvettes L’Astrolabe et La Zélée », Jules Dumont d’Urville, Gide Paris, 1846. Exemplaire de la bibliothèque patrimoniale de Gray.70100 France

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     Octobre 1816.

     Après une rupture amoureuse, Alban, âgé de dix-sept ans, décide brusquement de quitter sa famille et son métier de batelier pour le grand large. Au hasard d’une rencontre, c’est le Bordelais, en partance pour un voyage de trois ans, qui l’accueille à son bord.

     Quand le trois-mâts met l’ancre dans la baie de Taiohae, aux Marquises, le mousse est ébloui par un étrange éden où sensualité et cannibalisme se côtoient, dans une civilisation aux antipodes de la sienne.

     Pour les tribus de l’île de Nuku Hiva, la vie quotidienne, sous la protection du peuple des dieux, est inchangée de mémoire d’homme. Mais, le temps d’embarquer le bois de santal convoité, marins et indigènes prennent peu à peu conscience des bouleversements dont cette escale est annonciatrice.

     Ce roman est librement inspiré de faits réels. Entre 1817 et 1818, le navire marchand le Bordelais effectue une escale de deux mois aux îles Marquises, laissant son nom au Canal du Bordelais, entre les îles Hiva Oa et Tahuata. L’équipage, commandé par le capitaine Camille de Roquefeuil, met à profit cette escale pour embarquer plus de vingt tonnes de bois de santal, échangé contre des fusils et de la poudre. Le développement de ce type de commerce, pendant la première moitié du XIXe siècle, provoquera la disparition de ce bois aux Marquises. L’utilisation des armes à feu, ainsi que les maladies apportées par les marins européens et américains précipiteront le déclin de la population.

     Les îles du santal décrit une société d’avant la catastrophe, au moment où la pensée magique marquisienne subit les premiers assauts du monde occidental.

Cinq extraits du livre, lus par Bénédicte Chevallereau – Enregistrement Bertrand Cypryk 11/2010

Contact : slegrand.vall@free.fr

Facebook : les îles du santal

Le bon papier signé Anne Duprez sur aqui.fr

Dans quelle librairie trouver ce livre ?

LES ILES DU SANTAL, aux Marquises dans le sillage du Bordelais, Serge Legrand-Vall

Format 170 x 240, 192 pages –  EAN 9782356390572 

Iles Marquises : Les fortes intempéries sur Atuona (Hiva Oa) du 6 juin 2013 rappellent les inondations du 13 janvier 1903 dont témoigne Gauguin dans « Avant et Après ».

     Ce jeudi 6 juin au matin, la gendarmerie de Hiva Oa a informé la compagnie des Archipels que la commune subit actuellement de fortes pluies. (Texte et photos publiés avec l’aimable autorisation de Tahiti Infos)

Le passage par le pont menant à la vallée de Taaoa est impossible en raison des inondations. A 9h, c’était la totalité du centre du village de Atuona qui se trouvait sous l’eau. « On peut dire qu’il y avait à peu près 50 cm d’eau, ce qui ne s’était pratiquement jamais vu. » Nous expliquait le maire de Hiva oa, Etienne Tehaamoana, joint ce matin-même par téléphone. Le village est envahi d’eau de part en part. Des troncs d’arbres avaient obstrué les deux rivières du village, dont le plus important profond de 6 mètres environ, c’est dire l’importance de l’intempérie.

Actuellement, la commune, l’équipement, le GSMA et la population unissent leurs moyens respectifs pour rétablir la circulation qui a été interdite ce matin vers 7 h par le maire lui-même : « Je demanderai aussi au Service du Développement Rural d’aller voir dans les autres vallées au cas où il y aurait des déblaiements à effectuer ». Ce dernier avait également transmis des consignes d’évacuation aux écoles. Les enfants devaient être placés en lieur sûr en attendant d’être reconduits chez eux par le bus communal. Mais là encore, la prudence était de mise : « J’ai demandé aux chauffeurs de faire attention au moment de passer sur les ponts car il y a eu des éboulements de grosse pierres que l’on ne voit pas car elles sont sous l’eau ».

Etienne Huukena, ancien directeur du foyer Ioakimi, confirmait bien l’état de la situation : « Mon épouse travaille là-bas comme agent d’entretien. Elles et d’autres personnes ont, soudain, entendu un fort bruit sourd. Elles sont sorties à toute vitesse pour se mettre à l’abri. Les troncs d’arbres situés au dessus de la rivière Makemake, se sont effondrés, en même temps que des pierres. Les arbres et autres éléments ont bouché les bouches d’évacuation. C’était incroyable » disait-il la voix enrouée par l’émotion « ça aurait pu être plus grave ! ».

Au centre du village, les habitations ont été les premières touchées : « La clôture d’une maison d’habitation, située à proximité du magasin Gauguin, n’existe plus » ajoutait Etienne Tehaamoana. A l’heure où l’article est rédigé, la pluie a baissé d’intensité. « L’événement reste exceptionnel car nous n’avions jamais connu cela » nous confiait le maire avant de se rendre à la cellule de crise mise en place au Haut-Commissariat…

     ***

      in Avant et Après  de Paul Gauguin Edition 1923.

Suite à cette inondation, Gauguin offre à Tioka son voisin la moitié de sa propriété et meurt quelques mois plus tard.

DISPARITION DE LA TETE DE TIKI DE TAAOA Communiqué du Service de la Culture et du Patrimoine

En novembre 2012, la tête de tiki provenant du site archéologique de Upeke à Taaoa a été dérobée. Le site est classé monument historique par Arrêté n°865 a.p.a du 23/06/1952 n°135. Par conséquent, il est protégé, et soumis à la réglementation relative à la protection des sites classés de Polynésie française, telle qu’elle résulte du Code de l’aménagement de la Polynésie française. Le Service de la culture et du patrimoine a déposé plainte pour vol contre X auprès de la gendarmerie de Atuona qui mènera son enquête.

 Tête tiki Taaoa

Le ou les auteurs de ce vol, ainsi que le/les receleurs s’exposent aux sanctions prévues par l’article 311-4-2 du code pénal, qui réprime le vol d’une peine de sept ans d’emprisonnement et de 100 000 € (11 933 174 F CFP) d’amende lorsqu’il porte sur un objet mobilier classé ou inscrit, sans préjudice des actions en dommages intérêts qui peuvent être dirigées à l’encontre des contrevenants. Il est par ailleurs rappelé qu’aux termes de l’article 714-1 du code pénal « La destruction, la dégradation ou la détérioration est punie d’une peine de sept ans d’emprisonnement et de 100 000 € d’amende lorsqu’elle porte sur un immeuble ou un objet mobilier classé, inscrit ou protégé en vertu de la réglementation applicable localement […] »

 

Cette tête de tiki représente une tête humaine de forme ovoïde de basalte rouge sombre, vacuolaire.

Ses dimensions précises sont les suivantes : 45 cm de long (correspondant au profil : de la bouche à l’arrière de la tête), hauteur 45 cm, largeur 26 cm. Cette tête était simplement posée sur la plateforme en contrebas de celle supportant le grand tiki de Taaoa.

Elle est identifiée dans plusieurs publications connues, son exportation est par conséquent interdite.

Toute personne détenant des informations concernant la disparition de cette tête de tiki est priée de se rapprocher de la gendarmerie de Atuona, et / ou du Service de la culture et du patrimoine (Tél. 50 71 77). Références légales :

Livre I, Titre 5, chapitre 1 du code de l’aménagement de la Polynésie française ‘articles D.151-1 à D.151-14.

Arrêté n°865 a.p.a du 23/06/1952 n°135.

Articles 311-4-2 et 714-1 du code pénal

Délibération n° 2000-138 APF du 9 novembre 2000 relative au service de la culture et du patrimoine.

 

Copyright Service de la Culture et du Patrimoine

Inscription au patrimoine mondial de l’UNESCO : les Marquises organisent leur séminaire des experts du 5 au 13 octobre 2012 Communiqué du MCA

La candidature des îles Marquises au patrimoine mondial de l’UNESCO, initiée en 1996 est du plus grand intérêt pour la Polynésie française. Un classement au patrimoine mondiale de l’humanité des sites de l’archipel apportera au pays la reconnaissance de leur valeur patrimoniale, une gestion des sites culturels et naturels encadrée par une charte de gestion et une renommée internationale bénéfique pour le tourisme et l’ensemble des activités induites.

 

Une fédération culturelle a été choisie en 2009 pour suivre la candidature et animer les comités de gestion. En 2010, la candidature est inscrite sur la liste indicative de la France par la Délégation permanente de la France auprès de l’UNESCO. Aujourd’hui, la candidature sera entre les mains des experts. Dans l’obligation de réaliser des travaux préparatoires d’experts afin identifier et sélectionner les sites du patrimoine culturel et naturel des îles Marquises éligibles au classement, la Polynésie française, via le Ministère de la culture et la fédération Motu haka, va mettre en place du 5 au 13 octobre prochain, un séminaire des experts.

Un séminaire technique pour le montage du dossier technique

Ce séminaire s’inscrit pleinement dans le cadre du montage du dossier technique de la candidature UNESCO du site, afin :

– d’optimiser le volet scientifique et la qualité technique du dossier

– de favoriser les échanges entre la communauté locale et la communauté scientifique autour des sites retenus ou envisagés pour les îles Marquises

– de sensibiliser la communauté locale aux enjeux d’une candidature UNESCO, notamment sur l’appropriation des concepts UNESCO et l’ébauche des plans de gestion

– de favoriser la coopération régionale sur le plan scientifique et universitaire

Le budget de l’opération s’élève à 16 600 000FCFP, soit 7 000 000FCFP en frais d’avion (billets internationaux et domestiques) et en frais d’hébergement transit et 9 600 000FCFP concernant les transports terrestres et maritimes des experts et des officiels, l’hébergement, ainsi que la logistique sur place. L’ensemble des experts reconnus au niveau national et international viendront de Tahiti, de l’archipel des Marquises, de France métropolitaine, de Hawaii et des Etats-Unis. Le caractère mixte (nature et culture) et sériel (classement en série) de la candidature UNESCO des îles Marquises implique la participation d’experts géographiquement éloignés.

Un rapport de restitution des travaux menés par les experts au sein des ateliers du séminaire sera transmis au Ministère de la culture

Copyright : http://www.mca.gov.pf/?q=node/278