Inscription au patrimoine mondial de l’UNESCO : les Marquises organisent leur séminaire des experts du 5 au 13 octobre 2012 Communiqué du MCA

La candidature des îles Marquises au patrimoine mondial de l’UNESCO, initiée en 1996 est du plus grand intérêt pour la Polynésie française. Un classement au patrimoine mondiale de l’humanité des sites de l’archipel apportera au pays la reconnaissance de leur valeur patrimoniale, une gestion des sites culturels et naturels encadrée par une charte de gestion et une renommée internationale bénéfique pour le tourisme et l’ensemble des activités induites.

 

Une fédération culturelle a été choisie en 2009 pour suivre la candidature et animer les comités de gestion. En 2010, la candidature est inscrite sur la liste indicative de la France par la Délégation permanente de la France auprès de l’UNESCO. Aujourd’hui, la candidature sera entre les mains des experts. Dans l’obligation de réaliser des travaux préparatoires d’experts afin identifier et sélectionner les sites du patrimoine culturel et naturel des îles Marquises éligibles au classement, la Polynésie française, via le Ministère de la culture et la fédération Motu haka, va mettre en place du 5 au 13 octobre prochain, un séminaire des experts.

Un séminaire technique pour le montage du dossier technique

Ce séminaire s’inscrit pleinement dans le cadre du montage du dossier technique de la candidature UNESCO du site, afin :

– d’optimiser le volet scientifique et la qualité technique du dossier

– de favoriser les échanges entre la communauté locale et la communauté scientifique autour des sites retenus ou envisagés pour les îles Marquises

– de sensibiliser la communauté locale aux enjeux d’une candidature UNESCO, notamment sur l’appropriation des concepts UNESCO et l’ébauche des plans de gestion

– de favoriser la coopération régionale sur le plan scientifique et universitaire

Le budget de l’opération s’élève à 16 600 000FCFP, soit 7 000 000FCFP en frais d’avion (billets internationaux et domestiques) et en frais d’hébergement transit et 9 600 000FCFP concernant les transports terrestres et maritimes des experts et des officiels, l’hébergement, ainsi que la logistique sur place. L’ensemble des experts reconnus au niveau national et international viendront de Tahiti, de l’archipel des Marquises, de France métropolitaine, de Hawaii et des Etats-Unis. Le caractère mixte (nature et culture) et sériel (classement en série) de la candidature UNESCO des îles Marquises implique la participation d’experts géographiquement éloignés.

Un rapport de restitution des travaux menés par les experts au sein des ateliers du séminaire sera transmis au Ministère de la culture

Copyright : http://www.mca.gov.pf/?q=node/278

Marquises : « A.R.S.H.- EIAO » L’ASSOCIATION POUR LES RECHERCHES SCIENTIFIQUES ET HISTORIQUES SUR EIAO est créée

 

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Comme annoncé dans la première Lettre de Eiao, l’association a été créée en juin 2008 (Récépissé n°3411 du 24 juin 2008, Parution au JOPF du 17 juillet 2008 page 2759).

 

Cette association a pour buts :

– de développer une meilleure connaissance de l’île de Eiao (Archipel des Marquises/Polynésie Française) tant au plan de la biodiversité, qu’au plan du patrimoine archéologique et historique, en suscitant, favorisant ou en y organisant elle-même des missions de recherches scientifiques, archéologiques et historiques dans le respect de la législation en vigueur;

– de trouver des moyens de financements, soutiens logistiques et des aides matérielles et techniques pour ces différentes recherches et les missions sur place qu’elles impliquent;

– de participer activement à la réflexion et aux travaux visant à la restauration ou la réhabilitation de l’île (lutte contre l’érosion des sols, contrôle des ongulés, rétablissement d’un couvert végétal, etc.) ;

– de publier une feuille d’information « LA LETTRE DE EIAO» pour diffuser les recherches conduites sur l’île et les observations faites par les visiteurs (chasseurs et scientifiques) et les gestionnaires (techniciens de l’Environnement, de l’Economie Rurale, du Service de la Culture et du Patrimoine, etc.);

– de créer un site Web consacré à l’île de Eiao, accessible gratuitement au public, ouvert aux chercheurs pour la diffusion de leurs travaux et à toutes les personnes concernées (chasseurs, institutionnels, gestionnaires).

Pour atteindre ces objectifs – tous n’ont pas encore été atteints aujourd’hui – l’association a besoin de vous. Si vous vous sentez concerné, si Eiao vous passionne, venez nous rejoindre. Nous vous remercions d’imprimer, compléter et nous retourner le formulaire d’adhésion accompagné de votre cotisation.

 

Téléchargez le bulletin-adhesion-arsh-eaio.1296125786.pdf

Contact Michel Charleux  :  arsh-eiao@mail.pf

Marquises : « L’image du vandalisme du Tiki de UPEKE à TAAOA résume notre comportement désorienté. Te ata ote hana pe ía te Tiki o UPEKE i TAÁOA e hakaíte maiá to tatou hakatu painu » écrit Teíkitevaámanihií HUUKENA

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     Le 5 décembre 2010, Jean S… découvre un acte de vandalisme porté sur le tiki de Upeke à Taaoa (Hiva Oa). Le tiki (voir photo de droite) a été massacré, la spirale de l’oreille détruite au couteau. Les morceaux cassés étaient encore au pied du tiki.

Cette nouvelle atteinte au patrimoine a ému la communauté scientifique. Des plaintes ont été déposées successivement par la propriétaire du site, le Maire de Atuona, le Ministre de la Culture…

     Teiki Huukena partage sa douleur avec les Marquisiens choqués par les destructions des éléments du Patrimoine qui s’opèrent dans les îles, ici et là  impunément, et espère  par cette lettre ci-jointe qu’il adresse à son peuple, toucher le cœur de chaque Marquisien resté jusqu’à ce jour  indifférent ou  dans l’ignorance de la valeur de sa Culture.

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Kaohanui ia ótou te mataéinaá no HIVA-OA atií mete Huaá Énana paotu…

Bonjour à vous, gens de HIVA-OA et peuple de la Terre des Hommes…

Toú ikoa o Teíkitevaámanihií HUUKENA, toú tumukeé miohe ati mai o Naíki mi HIVA-OA

Je m’appelle Teíkitevaámanihií HUUKENA, mes aïeuls viennent des Naíki de HIVA-OA

te taha o toú pakahio o Kuáheau VAATETE (te vehine a Atoni HUUKENA).

par ma grand-mère Kuáheau VAATETE (épouse de Atoni HUUKENA).

Ua hanau au mete keí i NUKU-HIVA.

Je suis né et ai grandi à NUKU-HIVA.

E heé mai nei au mai óto tenei keéé e tuku atu toú mamae…

Je viens par ce message vous adresser ma tristesse…

Te ata ote hana pe ía te Tiki o UPEKE i TAÁOA e hakaíte maiá to tatou hakatu painu.

L’image du vandalisme du Tiki de UPEKE à TAAOA résume notre comportement désorienté.

te hana hauhauía te tau paepae kakiu mea kanea te vaánui, e taui te taheía vai ote kaávai

La destruction de certains vestiges pour construire des routes, changer le lit les rivières,

aóéá, e hakatu pu te tau haé hou mete maákau koé, mea nui tena tau hana e heéana haá hauhau 

ou mettre des constructions « modernes » sans réflexion, beaucoup de tout cela met en danger

to tatou kuhane énana

 notre esprit marquisien.

Note haá metaí hakaúa to tatou pohué mea kanahau te toó te hakatu hou,

Pour mieux vivre il faut bien évidemment intégrer la technologie,

meaá e hana hoí tatou mai óto te koekoe meitaí.

mais il faut le faire avec sagesse.

E hakatu toitoi mete tau memau i óto o to tatou koekoe.

C’est comme en nous.

Ena mete memau  ua kanea ía tatou, mea haá kaúoó ia tatou mete heé i mua.

 Il y a ce en quoi on est fait, dont on a besoin pour grandir et avancer.

Tenei taha kakiu i óto o tatou, na ia e hakaítemai te tau memau a tiíaápu: te tai, te patuata, te haátiki…

Ce morceau de passé en nous fait que l’on sait déjà d’avance pas mal de choses : la mer, dessiner, la sculpture…

Aé teveé to tatou vivini: ena i óto o tatou… te kakiu i óto to tatou kiko! E titahi ena mete memau hou…

On comprend vite : c’est en nous… c’est l’ancien en nous ! Et puis il y a le nouveau…

Na tatou e vae, na tatou e makimaki, na tatou e kohoá…

On le choisit, on le veut, on en a envie…

Meaá umoí tatou e haá hauhau te memau i óto o tatou, no tena tau makimaki ía.

Mais il ne faut pas  détruire en nous quelque chose pour cela.

Haá taetae tatou te hakatu kanahau ó to tatou kuhane énana.

Prenons soins des bonnes choses de notre âme marquisienne.

Noteaha e haá hauhau te tau memau ne te hakako te haákoi te pereóó?…

Pourquoi détruire cela pour savoir conduire une voiture ?…

Noteaha e haámate te ihorave, tahu te paepae mete ahi, te tau tumu ákau

Pourquoi tuer le cheval, de brûler les paepae, les arbres

atií mete tau tuaivi mai óto te teka mea hana te vahiía éhi, notemea aí kanea ía meitaí te vahi hana,

et la montagne par accident pour le coprah parce qu’on a pas fait le nécessaire pour sécuriser l’espace de travail,

vavahi te tumu meí atií mete paepae note kanea te haéhou i kaokao

de casser l’arbre à pain ou le paepae pour se faire une belle maison moderne à coté ?…

tena tau haé kakiu na tatou, aóé e íteía ite vahike íte ao maámanei, mea nui te memau taú i íte me taú

Ce sont nos maisons et en on en voit nulle part ailleurs dans le monde et j’en ai vu des choses avec

hana kape…

l’armée…

Notemea ia haà koéía te tau úpe o to tatou kakiu, te tau tumu i nanu ía te tau tupuna aóéá havaiía e

Parce que détruire les constructions de nos ancêtres, les arbres que les anciens ont planté ou laissé

átou haá tupu pu

grandir

mea haika, mea kaikai, mea haá maú, aóéá notemea mea kakaá anaiho…

 pour soigner, nourrir, faire de l’ombre, ou parce que cela sentait bon…

Hakatu toitoi mehemea e tioá ótou to ótou tau kokoóua mete tau papakahio atií me toótou tau tumukeé !

C’est comme si vous envoyez tout « paître » de nos grands parents et de nos arrières grands parents !

Pautu, mehe mea mahaoti átou!  Éiaá ena mete tau ava hauhau,  ua pohué totatou tau tupuna i óto

Tout, comme si ils  ne servaient à rien ! Pourtant à  certains moments les anciens ont eu à traverser

Te tau po óumati oko, ua pororonui te henua, hakatu me teà toua « purutia HITLER » !

de très longues sécheresses comme pendant la 2ème guerre mondiale !

U koána ia átou te kaituto no haá katahi te pohuéía!

Ils ont su réfléchir et s’organiser ensemble  pour survivre !

Ua tekao mai ía e toú koóua iau te mea ahemea hakaúa te i hepe e kave mai te kaikai…

Mon grand-père m’a témoigné cette période où il n’y avait plus de ravitaillement…

nate tau kokoóua i haá pohué ia átou, e hano te kaikai miote épo tupuna..

Ce sont les anciens qui les ont sauvé en allant chercher ce que la terre de nos ancêtres pouvaient leur donner

Mehe mea aóé átou e íte te tau tumu taetae, e koàna ia kai ia hoiha anaé átou

comme s’ils ne savaient pas que certaines plantes sont importantes pour se nourrir quand il y a des problèmes

mete tau ihepe, aóéá mea haika me titahipito tau memau hakaúa! Ua mamae átou note haá pohué ia átou

 avec les bateaux ou soigner et tant d’autres choses ! Alors qu’ils ont bien souffert pour pouvoir survivre

note tukumai to tatou pohué e titahi e tukumai titahi memau hakaúa…

et nous donner vie et nous donner quelque chose en plus…

tenei tau íte aóé tatou i haápaó… te íte te pohué ma úka ote tai, te íte te ávaika, to tatou íí, to tatou kaíé…

ce savoir dont on ne se rend même pas compte… se débrouiller en mer, savoir pêcher, notre force, notre fierté…

Maákau tatou e áva totatou maáma hakatu me totatou tupuna  note pohué

Pensez-nous avoir  l’intelligence de nos ancêtres pour  survivre

ia koé te kavemaiía te kaikai o tetau ihepe o TAPORO me ARANUI atií mete tau manu? Haá toitoimai ?

si les ravitaillements s’arrêtaient des goélettes TAPORO et ARANUI ainsi que les avions? Honnêtement ?

Mitemea ahemea átou aóé tatou e pohué tenei á ínei. Noatu aé tatou e vivini oko eahahoí tatou…

Sans eux nous ne serions pas ici aujourd’hui. Même si on ne comprend pas toujours ce que l’on est…

maiámaiá e vivininei hoa tatou… meaá ia vavahiía ané nomua te vivini…

On le comprend petit à petit… et si on a cassé avant d’avoir compris…

ua pao, aé e koána hakaúa u kaónui!

C’est trop tard, il sera perdu à jamais !

Ia tatou te kaituto mete koekoe meitaí eahahoí ta tatou e makimaki e haávai no to tatou tau toíki !

Nous devons réfléchir sagement à ce que nous voulons laisser à nos enfants !

E tihe te á, e kaó tatou titahi ; o tatou te mea i koána mai e TUPUNA no to tatou tau pona !

Un jour nous ne serons plus là, non plus ; nous deviendrons à notre tour des TUPUNA pour nos descendants !

Éiaá ia tatou te haá íó ia tatou no íoí, e  TUPUNA mete koekoe meitaí mete maákau maáma kanahau.

Alors méritons d’être de futurs ancêtres sages et réfléchis.

to tatou hakatu ua kavohiía, ena mete énana mete haoé. te pohué o tenei tau…!

Notre culture est métissée, marquisienne et occidental . C’est la vie d’aujourd’hui… !

A toó tatou tenei mau vaevae

Utilisons ces deux pieds

note  heé i mua i kaokao o to tatou tau motua me to tatou tau tumukeé

pour avancer à côté de celle de nos parents et nos aïeuls.

E memau meitaí, note mea ua pohué tatou tenei tau e titahi, mea kanahau note heé i mua.

C’est une bonne chose, parce qu’on vit aujourd’hui et nous en avons besoin pour avancer.

Titahi, ua peáu te épikopo Le CLEAC’H: « nate toia tau aka e haá hua te tumu ákau! »

Mais, l’évêque Le CLEAC’H dit aussi : « Un arbre a besoin de ses racines pour grandir ! »

Mitemea e vetevete tatou to tatou aka, pehea hoí tatou note heé i mua ?

Si nous arrachons, nous-même, nos propres racines, comment allons nous faire pour aller de l’avant ?

Pehea te haá kaíé to tatou ati Énana ?

Comment être fier de notre peuple  marquisien ?

To tatou tau tupuna e énana oko átou, ua koána ia átou te haá vaé te Moananui mete haá tahi me ia.

Nos ancêtres étaient des gens valeureux, qui ont su dompter le grand océan et ne faire qu’un avec lui.

Note haá peipei te kouteé mamao, te moéhu, mea oko to átou maákau, to átou maáma,

Pour entreprendre ces grandes expéditions, pour s’exiler, il fallait du courage, de l’intelligence,

te kaituto note tatau te kuhane ote henua. Íte te tatau te tau hetu, te tau metaki, te tau ao…

de la méthode pour lire la nature. Connaître les étoiles, les vents, les courants…

Aóé e koána pu ia te tau poí e hana teá hana, meá o átou oia ua hanaía e átou !

Cela n’est pas donné à tout le monde, et  eux l’ont fait !

Tenei haápakaihi tatou ia átou; na tatou te toitoi ía e haá hua atu ia átou !

Alors respectons les ; nous leur devons au moins ça !

E kohoá tatou i óto to tatou koekoe te haápakaihi ia átou, hakatu mehe mea haátaetae

Nous en avons besoin, comme nous avons besoin d’aimer

tatou to tatou tau motua,

nos parents,

to tatou tau kokoóua mete tau papakhio i haá taetae mai ia tatou.

nos grands parents qui nous ont chéri.

Hakatu me átou te haá taetae ía to átou tatou motua, hakatu ma hope mai tihe io to tatou tau tupuna…

Comme eux ont eu besoin d’aimer les leurs et ainsi de suite jusqu’à nos ancêtres…

Te tau éteni mete kai énana ua koé, e titahi aóé átou i hana ananu tena tau hana éteni!

Le temps de l’anthropophage est révolu et ce n’était pas tout le temps non plus !

Aóé tatou e huamai hakaúa i tena peu, e tekao tiátohu tenei! Ua Ite tatou tena!

Nous ne reviendrons plus sur cette pratique, c’est certain ! Et nous le savons!

Te tihe ía te tau tupuna i tena vahi, notemea mea veve oko te henua hauhau oko te pohué…

Quand ils en étaient là, c’est parce que cela allait très mal…

Ia peáu anaé te hakaíki a heé te toua, ua heé hoa te tau toa!

Les chefs avaient décidé de se faire la guerre et on y allait !

Meaá mea nui aé te tau ava ua kanea ía te tau mea kanahau, ke te ava toua!

Mais ces anciens ont passé bien plus de temps à construire, qu’à se battre !

A tióhiatu aé ótou te tau manavai !

Regardez les vallées !

Toitoiía ta átou hana e haá kanahau te pohué i óto te manavai! Ia átou te haá poeka tahe ía vai,

Il fallait rendre la vie possible dans les vallées ! Il fallait nettoyer les rivières,

kanea te tau tohua mahe kaokao et nanu te tau memau, te tumu meika, haá taetae te tau tumu meí

faire des terrasses sur les bords et y cultiver, planter les bananiers, entretenir les arbre à pain

aóéá e heé mahe tai, haátiki te niho paáoa, e patutiki e haá peipei te koíka titahi, te tau úta, te haka,

ou aller en mer, sculpter des dents de cachalot, se tatouer et organiser des fêtes aussi, des chants, des danses,

te tau haákakai… Mea meitaí to átou koekoe!  Ena mete hanoía úta, te keu vaeáke,   

des histoires fantastiques… Et ils  étaient bon ! Il y avait des concours de chants, de combats d’échasse,

te mahi, te tau avapoto e haá vivini ía te tau poí hou te tatau te tau hetu nate tau tuhuka, te tau úta

de la lutte, des moments où les jeunes apprenaient les étoiles avec les anciens,  les chants,

aóéá pehea te kouteé

 ou naviguer…

Mea nui to átou íte, meitaí aé, aóé te toua anaiho. Note kanea anaiho te toki keá me óa

Ils savaient faire tant de choses, heureusement, pas que la guerre . Cela prend du temps pour faire des toki keá

aóéá e keí te vaka me tena haína…

ou creuser les pirogues avec…

Tenei a katahi tatou note toó te uki o to tatou VAKA, tama ote henua énana, a kave tatou

Maintenant reprenons ensemble le gouvernail de notre VAKA, descendants de la terre des hommes et menons la

mai óto te meitaí !

avec sagesse !

A kaituto aé tatou note haávivini to tatou KAKIU, a kave tatou to tatou hakatu énana,

Essayons de comprendre un peu plus nos KAKIU et dirigeons notre culture,

Hakatu me titahi VAKA, i vaveka te tau kaútai meitaí mete hahau, mete tau kiu me tene tau hou…

 comme une autre vaka, à travers les bonnes et mauvaises vagues, avec du passé et du présent…

Aáma tatou te kaíé o to tatou tau tupuna, tenei tau hana kaneaía e átou me totatou kaíé énana

Protégeons  ce qui a été la fierté de nos anciens, ces vestiges avec notre fierté à nous

no to tatou tau tupuna, ia kanahau e ia meitaí no to tatou tau toíki.

 pour nos ancêtres et que ce soit beau et bon pour nos enfants.

Te tau poí e hana no tena maákau, mi io tatou  aóéá mi vahomai, mete to átou ikoa énana aóéá mi io

Ceux que l’on voit se battre pour cela, de chez nous ou d’ailleurs, qui ont des noms du pays

te henua ke, tena tau énana i toko mai, haáhei i óto to tatou tau motu,

ou d’ailleurs, ces gens qui nous aident, qui s’organisent dans nos îles,

e hano aá hoi temea u moí hoí e kaónui paotu te tau memau,

qui cherchent à ce que tout ne disparaissent pas,

to tatou tau paepae, te tau vaánui, te tau tumu…

de nos paepae , des chemins, des plantes…

Tenei tau énana i heémai i kaokao o Yvone KATUPA, te huaá OTTINO, Edgar TETAHIOTUPA,

ceux qui nous accompagnent comme Yvonne KATUPA, la famille OTTINO, Edgar TETAHIOTUPA

 me titahipito tau énana o tatou note hana mai te hana no tatou, to tatou tau toíki, te tau kokoóua…

et d’autres personnes pour faire des choses pour nous, les enfants, les anciens…

kanino tatou, a tuku tatou ia átou titahi íma…

regardons et puis pourquoi pas allons les aider…

a katahi tatou mea hoe to tatou VAKA

Rassemblons nous pour ramer ensemble notre pirogue

e kanea tatou to tatou vaka ma úka ote henua note haá heóheó nomua te toó te tai note heé mamao…

elle se construit sur terre notre vaka pour qu’elle soit solide avant d’aller loin sur la mer..

E timata ómua ma úka to tatou henua i óto to tatou kaávai

Cela commence sur notre terrain et notre vallée…

te tau memau mahe kaokao o tatou…e aha hoi ta tatou hana me tena tau mea ?

Ce qui nous entoure… Qu’en faisons nous ?

To tatou tau tumu ákau, to tatou kaávai, te tau vahi e au nei tatou e heé kaukau..

Nos arbres, notre rivière, les endroits où l’ont aimait aller se baigner…

te tau tumu ákau e pikinei tatou me keu, hano te mako, te tau vi,  atií  me titahipito tau memau…

Les arbres dans lesquels ont allait grimper pour jouer, cueillir les mangues, les vi et le reste…

Te tau tumu i tukumai te vahi maú

Ceux qui nous donnaient de l’ombre…

Mea mamae á! E titahi e tihe mai te peke, notemea  te maákau note haá taetae

C’est quand même triste! et donne de la colère que l’idée de les protéger

aí áva te oko mi óto to tautou koekoe énana, e titahi  haá totahi atu tatou te haá hananui !

ne vienne pas assez de nous, et qu’en plus parfois on en rajoute pour tout compliquer !

A peáu hoí tatou te tau hana kanahau note tau i ómua, no tenei tau, a tekao hoí haá nui, haá íí,

Au moins le dire ce qui est bon aussi d’avant, pour aujourd’hui, dire plus,

a peáu hoí a toko mai no tenei hana !

dire aussi qu’il faut qu’on nous aide à le faire !

mi te mea aóé tatou e peáu… aóé e tihe pu toótahi! a peáu hoí tatou haá íí.

Si on ne le dit pas… ils ne vont pas s’y mettre tout seul ! Il faut le dire fort.

Titahi e na tatou i totatou keke e maákau e aha ta tatou e makimaki…

 Et puis il faut aussi essayer de notre côté de savoir ce que l’on veut…

Na tatou te toó te toko note aáma to tatou hakatu tumu énana, hakatu me to tatou haé !!!

C’est à nous que revient cette responsabilité de protéger notre culture, comme notre maison !!!

A HAKAEA TATOU TE PAINU!

Et arrêtons de nous perdre !

A ÓHO TE ÍÍ ! E TAMA ÉNANA!

Allons ayons du  courage! Enfants de la terre des hommes !

Éia nei te haá paoía to tatou Himene énana

voici les dernière phrases de notre hymne

to te henua énana a tu

lève-toi Terre des Hommes

no te utaí í te tau tupuna

pour faire comme les anciens

Óia te éá no te kave kaíé

il est le chemin glorieux

Na átou e ááhi, na átou e toko

ils nous guident, ils nous soutiennent

te pohué kanahau no na a kotoa

vers un avenir meilleur pour tous

Nate tama énana i tenei tau, i pepena te tekao i óto to tatou  Himene…

Ce sont les descendants marquisiens de notre époque qui ont composé notre hymne…

maha hoí ia patu mete himene tenei úta, mite mea aóé tatou e hana te mea i patu ía ?

Pourquoi composer et chanter cette chanson, si nous ne faisons pas ce qui est écrit ?