Marquises : l’église catholique au début du XXIème siècle

 taiohae.1239046196.jpg

 Père Simeon Delmas’ church at Taiohae

 *

L’Église de Te Fenua Enata (Diocèse Taihoae – Iles Marquises)

Les Marquisiens viennent de vivre le siècle de leur renaissance. Ils ont échappé à la mort et à l’oubli. Les familles ont refleuri avec de nombreux enfants. Pendant quelques décades, les six îles ont formé une grande famille, à travers les mamans qui étaient presque toutes passées par l’internat des sœurs. Un nouveau peuple marquisien a grandi dans la foi chrétienne, il a cheminé durement jusqu’à découvrir ses racines, ses richesses, son identité. Il est devenu Marquisien et retrouve sa fierté. L’Église a été présente et active tout au long de cette renaissance.

À l’aube d’un nouveau siècle, notre Église est portée par une grande espérance.

  • Alors que des jeunes de plus en plus nombreux prennent leurs distances avec l’Église, un grand nombre de chrétiens redécouvrent leur foi et prennent une place active dans l’Église.

  • Alors que le « développement » nous arrive comme une déferlante, l’Église invite à la réflexion et à la vigilance pour que l’argent et le profit n’engloutissent pas les vraies valeurs de l’homme et de la communauté.

  • Alors que la famille souffre et s’inquiète de la séparation précoce de ses enfants et de ses jeunes en raison de la scolarité, l’Église continue de la soutenir dans sa mission éducatrice. Le départ à Tahiti (1 500 km) de tous les jeunes, à la fin du 1er cycle du secondaire, nous stimule à porter une attention privilégiée à la formation religieuse de ces jeunes.

Pour que notre Église soit vraiment marquisienne, il y a deux grands chantiers à réussir, qui ne peuvent être programmés dans le temps :

  1. La traduction complète de la Bible. Nous avons en main le Nouveau Testament et les Psaumes, très utilisés dans les familles, et aussi tous les lectionnaires liturgiques, fruit du long de parents qui en parlent volontiers à leurs enfants (travail de Mgr Le Cleac’h, ancien évêque de Te fenuaenata).

  2. Des prêtres marquisiens pour le diocèse et l’Église universelle, ainsi que des religieux et religieuses. C’est le désir de beaucoup de parents qui en parlent volontiers à leurs enfants.

Aux îles Marquises, nous bénéficions des satellites de communication et d’internet mais, pour la vie de chaque jour, nous avons davantage besoin de pirogues, de barques de pêche et de goélettes. Nous avançons et nous vivons encore au rythme de la goélette.

Auteur : Monseigneur Guy Chevalier Évêque de Tefenuaenata (Assemblée plénière,
Conférence des Évêques de France – Lourdes, 4-10 novembre 2000)

eglise-atuona.1239046559.jpg

Catholic Church at Atuona – Described by Stevenson in The South Seas

 *

Situation

Un des archipels de la Polynésie Française, situé à 1 500 km au nord de Tahiti, bien différencié par son histoire, sa culture, ses traditions, sa langue, son identité.

Les 8 500 habitants répartis sur six îles habitées, correspondent a moins de 4 % de la population de la Polynésie française, pour une superficie dépassant 25 %. Il y a plus de 10 000 Marquisiens résidant à Tahiti.

Archipel catholique à 90 %, c’est une exception dans le Pacifique avec Wallis et Futuna et Guam. 4 % de non-Polynésiens (fonctionnaires et enseignants). L’âge moyen est de 20 ans environ. L’émigration vers Tahiti est constante.

 

 Culture

Après la disparition et l’oubli des traditions qui ne pouvaient se transmettre en raison d’une population éparse et moribonde, depuis plus de vingt ans les Marquisiens, sous l’impulsion de leur évêque, Mgr Le Cleac’h, ont repris goût à leur langue, à leur culture et retrouvent leur fierté. La langue marquisienne est habituellement parlée en famille et dans les réunions. C’est la langue liturgique.

Le Marquisien est un sculpteur réputé qui a fait de la cathédrale de Taiohae le chef-d’œuvre de l’époque moderne. La sculpture, la fabrication de tapas et l’artisanat offrent un revenu à beaucoup de familles. Les danses, les chants et tatouages marquisiens sont à la mode à Tahiti.

Des femmes ont toujours eu un rôle public dans les temps anciens, comme chef de vallée, reine, prêtresse célibataire. Elles ont accès aux postes de responsabilité. C’est un cas exceptionnel dans le Pacifique.

 

Une Église qui se construit

Personnel de la mission

Un prêtre diocésain et 4 prêtres religieux (Picpus), 4 sœurs de Saint-Joseph-de-Cluny, 3 frères (Ploërmel).
Le synode diocésain de 1979 a libéré la parole et donné l’initiative aux fidèles. L’Église est entre leurs mains, elle doit devenir marquisienne, dans l’expression de sa foi, dans ses orientations, dans ses ministres et ses animateurs. Le premier prêtre marquisien a été ordonné en décembre 1995 et deux jeunes de 23 et 26 ans viennent d’entrer au grand séminaire de Tahiti.

 

Le Tumu Pure

Chaque vallée a son Tumu Pure (chef de prière). Il est le collaborateur privilégié du prêtre qu’il représente d’une façon habituelle dans toute la pastorale. Il est aidé par des auxiliaires dont le nombre varie selon l’importance de la vallée (paroisse). Homme ou femme, indistinctement, père ou mère de famille, vivant modestement de son travail, le Tumu Pure est regardé comme le « chef » de la paroisse. Son rôle est d’autant plus important que le clergé est étranger, les îles Marquises n’ayant qu’un prêtre marquisien (1).

Le Tumu Pure est choisi par sa paroisse et mandaté par l’évêque pour quatre années renouvelables. Pendant longtemps, le rôle du Tumu Pure était limité au culte et aux sacrements. Son rôle réel est une mission de communion entre les groupes et les activités diverses de la paroisse.
Les Tumu Pure et leurs auxiliaires forment un corps à l’instar du presbyterium : une soixantaine de chrétiens qui se connaissent bien, s’apprécient et s’entraident volontiers. Chaque année, une session de formation est organisée pour eux, d’autant plus nécessaire que l’isolement est très grand.

 

La liturgie

La liturgie du dimanche est le grand moment de la semaine dans chaque vallée, même si le prêtre est habituellement absent. Elle est le lieu privilégié de l’expression de la foi d’un peuple, mettant en œuvre des composantes de sa culture comme le sens de la fête, le respect du sacré, le désir de participer, la joie du rassemblement, le chant… Elle figure au programme des touristes qui sont heureux de baigner dans une ambiance de prière joyeuse et populaire. Les grandes fêtes de l’année sont marquées par une soirée biblique où les mélodies et rythmes traditionnels revivent et se transmettent. Foi et tradition s’embrassent.

 

La formation des adultes

Devant la soif et la demande pressante des chrétiens, une formation en marquisien est proposée aux adultes, à travers les groupes « Croissance » où l’on s’engage à participer aux huit week-end et à la session de l’année. Plus de 200 laïcs sur cinq îles différentes sont assidus à cette formation dont un résultat est l’engagement renouvelé dans la vie de l’Église et la société.

mgr-martin_eveque-des-marquises.1239046788.jpg

Mgr Martin 3ième Vicaire apostolique

 *

Historique

22 juillet 1595 Découverte des îles Marquises par Alvaro de Mendana

1797 William Crook, missionnaire évangéliste, séjourne 2 années sans succès

04 août 1838 Trois missionnaires catholiques (Picpus) débarquent à Vaitahu, (île de Tahuata) après les Hawaïi (1827), les îles Gambier (1834) et Tahiti (1836) Mai 1842 Prise de possession de l’archipel par la France1904 Les lois laïques françaises, sont appliquées, entraînant la confiscation de tous les biens de la mission et la fermeture de toutes les écoles catholiques

24 mai 1924 Réouverture de l’école-internat des Sœurs de saint-Joseph-de-Cluny à Atuona

1930 La population marquisienne, estimée à 60 000 ou 80 000 habitants à l’arrivée des Européens, a failli disparaître : 2 200 habitants en 1930. L’ouverture de cette école demandée par le gouvernement a enrayé la dépopulation, par la protection et l’éducation.

1960 L’évêque change son siège épiscopal pour venir établir une école-internat de garçons à Taiohae

24 juin 1977 Bénédiction de la cathédrale de Taiohae1979 Synode diocésain

15 août 1988 Le cardinal Pio Taofinuu de Samoa, un Polynésien, légat du Pape pour le Jubilé des 150 ans de la mission, célèbre la messe solennelle en langue marquisienne

28 juillet 1995 À l’occasion des 400 ans de la découverte des îles Marquises, sur les lieux mêmes, à Vaitahu, remise solennelle par l’évêque à chaque paroisse du livre du Nouveau Testament et des Psaumes édité en langue marquisienne

30 décembre 1995 Ordination à Taiohae de Joseph Taupotini, premier prêtre marquisien

27 janvier 2000 Création de l’Académie marquisienne par le gouvernement de la Polynésie française

eglise-hanavave.1239047101.jpg

Catholic Church at Hanavave – Frère Fesal on left, Père Olivier on right

*

Petites communautés chrétiennes sans prêtres (Synode de l’Océanie en 1998)

J’ai le devoir de dire tout d’abord l’immense reconnaissance du peuple marquisien envers l’Église. S’il existe encore un peuple marquisien et une langue marquisienne, les Marquisiens savent qu’ils le doivent en grande partie à l’Église catholique. Cela est vrai aussi pour d’autres régions de l’Océanie.

Évêque aux îles Marquises, à 1 500 km de mon frère évêque le plus proche, je suis habitué a un certain isolement. C’est un autre isolement bien plus sérieux que je veux évoquer : celui de petites communautés catholiques (îles, villages ou régions) qui, en raison de leur situation géographique et du petit nombre de personnes, sont habituées à vivre sans prêtre. Elles peuvent espérer, tout au plus, un bref séjour du prêtre tous les trois ou quatre mois ou peut-être une seule fois dans l’année. Pas de prêtre, pas de sacrifice eucharistique « source et sommet de tout le culte et de toute la vie chrétienne » (CIC 897). Pour ces communautés, cette situation semble normale, il en a toujours été ainsi. Elles pensent, et leurs pasteurs avec elles, qu’on n’y peut rien ou que c’est une particularité de l’Église locale.

Malgré l’absence de prêtre, nombre de ces communautés sont exemplaires par leur foi chrétienne vivante et bien visible, par leur attachement à l’Église et à l’évêque. Des laïcs prennent au sérieux leur mission de baptisés appelés à construire l’Église, Corps du Christ. On reconnaît là l’action du Seigneur qui comble les petits et les démunis. Mais, ces chrétiens se sont habitués à vivre sans prêtre, sans l’Eucharistie. Habitués à s’en passer, ils risquent de ne plus en voir l’importance et le besoin.

Si la vie de foi de ces chrétiens est un exemple sur bien des aspects, surtout n’allons pas faire de ces communautés un modèle pour les régions du monde qui manquent de prêtres. L’anormalité d’une communauté sans prêtre et sans l’Eucharistie ne saurait devenir un modèle. Jamais l’ardeur de la foi des chrétiens et leur dévouement ne pourront compenser l’absence de prêtre dans une communauté. De plus, au lieu d’être un stimulant pour des vocations sacerdotales, l’absence habituelle du prêtre risque fort d’en éteindre le désir et le besoin.

Cette situation, fréquente dans notre région du Pacifique, n’est-elle pas un appel du bout du monde lancé à notre Église ? Appel à notre sollicitude pastorale à l’égard de ces communautés défavorisées ; appel à intensifier nos efforts pour procurer à toutes nos communautés les prêtres dont elles ont besoin ; appel à ne pas nous résigner à une situation de fait, mais à chercher, dans la vérité et l’unité, des chemins de solution ; appel à une plus grande fidélité et à une prière plus pressante au Christ prêtre et pasteur qui veut que tous les hommes soient sauvés.

Auteur :  Monseigneur Guy Chevalier Évêque de Tefenuaenata

Source : http://www.relpac.org.fj/taiohae.htm

_______________________________________________________________________

(1) Le père Buchin a été ordonné prêtre en 2006 ce qui porte à deux le nombre de prêtres Marquisiens depuis le début de l’évangélisation ; la première messe fut dite en 1595 !

Brel et les Marquisiennes

     La nuit tombait déjà sur Hanakee Pearl Lodge, et nous évoquions le souvenir qu’avait laissé Jacques Brel aux Marquises. Je racontais à un ami journaliste assis au bar, celui nous qui avait offert la dernière bière de la soirée, ce dont se souviennent les femmes mûres de ces îles éloignées du reste du monde.

 pensionnat-atuona.1232879310.jpg

     Les Marquisiennes aujourd’hui mères de famille se rappellent avec émotion Jacques Brel et Madly. Elles étaient jeunes et pensionnaires à Atuona et celles originaires des autres îles de l’archipel ne rentraient qu’une fois l’an chez leurs parents, à la fin de l’année scolaire. Brel emmenait lors de ses tournées avec son avion bimoteur « Jojo »  quelques-unes d’entre elles, à Ua Pou où il atterrissait assez régulièrement. C’est avec bonheur qu’elles étaient ses passagères et elles étaient très heureuses de pouvoir rentrer chez elles  à Noël ou à Pâques plutôt qu’à la sainte Trinité, et plus rapidement sans être soumises à une longue navigation en pirogue, en baleinière,  ou sur une goélette agitée sur une mer parfois déchaînée. Le retour par bateau durait ordinairement plusieurs jours quand il leur fallait débarquer d’abord les autres filles sur leur île.

     Trente ans après, les Marquisiennes gardent un souvenir ému  de Brel et Madly qui ont quelque peu allégé la dureté de leur vie de pensionnaires à l’internat de Sainte-Anne.  Madly donnait des cours de danses et Brel des séances de théâtre et le couple suggéra aux sœurs l’organisation de la première kermesse.

     Son anticléricalisme n’empêcha pas Brel d’avoir de bonnes relations avec les religieuses qui dirigeaient d’une main de fer l’institution la plus importante des Marquises, le pensionnat qui recevait des jeunes marquisiennes très jeunes, parfois dès l’âge de six ans, qui restaient séparées une année entière de leur famille et ce jusqu’à la fin de l’adolescence afin de les soustraire et c’est un fait historique, à la dureté de la vie quotidienne dans ces îles, pour les éduquer à la religion certes  mais   essentiellement à compter des années 20 sous l’impulsion de l’administrateur de l’archipel, le Dr Rollin, pour protéger leur virginité qui ordinairement dans les vallées se perdait bien avant le début de la puberté,  sous  la brutalité des hommes d’une société qui avait perdu tous ses repères.

     Abusées, les femmes devenaient infécondes ou ne pouvaient mener à terme leur grossesse et le peuple marquisien allait totalement disparaître. Ce n’est qu’après 1930 que la courbe démographique s’inversera. Les pensionnaires de Sainte-Anne devinrent des mères de familles nombreuses et elles eurent sans l’assistance médicalisée que l’on connaît aujourd’hui beaucoup d’enfants, de huit à quinze voire plus pour certaines. Brel et Madly ont ainsi rencontré lors de leur séjour à Atuona la seconde génération de cette résurrection démographique alors que le renouveau culturel était encore loin d’être amorcé. 

Marquises : île de Ua Pou, Eglise de Hohoi, Oeuvre de Garrick Yrondi

Fresque_chapelle_hoho_ _garrick_yrondi_

     Après une formation aux Beaux Arts de Naples, Garrick Yrondi s’installa aux Marquises où il vécut pendant plusieurs années en harmonie avec la Terre des Hommes, pêchant et chassant, s’émerveillant à chaque instant de la beauté des îles et de la grande générosité de l’accueil marquisien. Il a réalisé cette fresque « L’Annonce faite à Marie » dans la chapelle de Hohoi à Ua Pou, oeuvre que l’artiste semble-t-il offrît à la communauté. Les habitants du village (qui n’étaient que 49 à ce moment-là) peuvent se reconnaître dans les scènes de la vie quotidienne tels ces deux pêcheurs qui reviennent portant au bout de leur rame, des grappes de poissons… « C’est mon grand-père, le deuxième, il est toujours vivant » me confie une jeune adolescente heureuse du plaisir que j’ai à découvrir ce tableau magnifique caché au fond d’une vallée, totalement ignoré des touristes, comme uniquement réservé au recueillement. Elle se souvenait de l’artiste et de sa présence dans la vie du village à l’époque de la création de la fresque, mais elle avait oublié son nom. http://www.yrondi.pf/ Garrick Yrondi vit actuellement à Bora Bora.

Yrondi_1

Yrondi_2 

Correspondance (mai 2006) avec l’auteur de la fresque :

J’ai été ému et admiratif lorsque j’ai découvert cette œuvre à Hohoi. Les jeunes gens de là-bas, la première fois que je les ai rencontrés, ne pouvaient se rappeler votre nom. Récemment c’est le tumu pure qui m’a renseigné correctement.

En fait j’aurais dû penser à vous  puisque j’ai souvent vu vos œuvres à la Galerie Winkler à Papeete, plus particulièrement vos grands découpages en 2002.

Votre œuvre dans l’église de Hohoi m’a renvoyé à Cocteau, à la chapelle qu’il avait décorée dans le midi de la France !

Il y  si peu de touristes (de l’Aranui ou du paquebot Gauguin) qui connaissent cette fresque à Hohoi. Qu’en pensez-vous ? Peut-être que cela vous laisse indifférent.

Les enfants de Ua Pou ont là quelque chose d’admirable à voir pour découvrir l’art.

La petite église de Hohoi va être agrandie car il y a maintenant presque 80 habitants dans le village, la fresque sera  totalement conservée puisque c’est du côté de la rivière que l’extension se fera, du côté du mur où il n’y a aucune fresque.

Je vous remercie de l’attention que vous portez à ce message  et sincères salutations.

Réponse de l’artiste :

     C’est avec une joie dense que j’ai parcouru votre blog ; cela m’a ramené à ma dernière année passée aux Iles Marquises.

     La réalisation de cette fresque à pris trois mois, une aventure initiatique, qui m’a fait comprendre la magie qu’opère l’image, quand on a rien ! Et l’apaisement que donne la parole devant un milieu aussi elliptique que peuvent être les îles Marquises.

     Je dois cela, au discernement de Monseigneur Le Cleac’h qui était venu me rendre visite dans l’atelier que j’avais à l’époque à Taiohae.

     Les fresques ont bien failli disparaître… A la demande de Monseigneur  Le Cleac’h ,je suis allé les restaurer en 2001.

     Monseigneur était désireux que je décore la grande église de Hakahetau, j’attends depuis que le père Michel se prononce, peut être a-t- il d’autres intérêts…

     Ua Pou est l’île que je préfère, elle me donne de l’énergie ; Hohoï m’est nécessaire quand je suis dans le creux de la vague. Je la vois Jaune et la population si nous l’écoutons parler a un accent chantant…

     Bien sûr, ma vanité n’est pas satisfaite par l’ignorance que portent les touristes quand ils visitent l’île. Mais ce n’est pas le but que je recherche.

     Je vois cela comme une mission ; et puis il faut vous dire que les Marquises ont été un parcours qui m’a initié, pour me donner une vue de l’esprit qui répond à mes interrogation profondes. Voilà,

     Merci pour l’intérêt que vous apportez à mon travail, et peut être, je le souhaite, à sortir de l’oubli cette image  d’une histoire qui dure depuis des siècles…

     Cordialement. Garrick Yrondi le 28 mai 2006.

La messe de Noël à Taiohae (Nuku Hiva, Marquises) en décembre 2006 [ mp3 ]

creche-nuku-hiva.1231470726.jpg

Avec l’aimable autorisation du responsable des partenariats-internet de l’émission religieuse « Le Jour du Seigneur », vous pouvez écouter la messe de Noël qui fut diffusée en mondiovision depuis la Cathédrale de Taiohae la nuit du 25 décembre 2006. Le fichier mp3 original est volumineux, c’est la raison pour laquelle la messe est présentée pour faciliter le téléchargement sous la forme de 18 fichiers.

messe-noel-marquises-2006.1231553920.jpg

messe_noel_marquises_1.1231473140.mp3

messe_noel_marquises_2.1231472576.mp3

messe_noel_marquises_3.1231473829.mp3

messe_noel_marquises_4.1231474693.mp3

chants.1231553820.jpg

messe_noel_marquises_5a.1231490421.mp3

messe_noel_marquises_5b.1231491102.mp3

messe_noel_marquises_6a.1231493111.mp3

messe_noel_marquises_6b.1231493595.mp3

christ.1231553636.jpg

messe_noel_marquises_7.1231494270.mp3

messe_noel_marquises_8.1231533182.mp3

messe_noel_marquises_9.1231534896.mp3

mains-jointes.1231553538.jpg

messe_noel_marquises_10.1231536113.mp3

messe_noel_marquises_11.1231537845.mp3

messe_noel_marquises_12.1231549304.mp3

messe_noel_marquises_13.1231549754.mp3

messe-noel-nuku-hiva.1231553190.jpg

messe_noel_marquises_14.1231550895.mp3

messe_noel_marquises_15.1231533847.mp3

messe_noel_marquises_16.1231537191.mp3

eveque_marquises.1231552939.jpg