TÛRANOR PlanetSolar, le plus grand bateau solaire au monde, amarré au port de Nuku Hiva

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Communiqué de presse

 

TRAVERSEE VICTORIEUSE DU PACIFIQUE POUR TÛRANOR PLANETSOLAR

Yverdon-les-Bains, 5 mars 2011

TÛRANOR PlanetSolar, le plus grand bateau solaire au monde, est venu à bout de l’océan Pacifique. Hier, 08h39 LT (18h39 UTC) le catamaran propulsé à l’énergie solaire a amarré au port de Nuku Hiva aux Îles Marquises en Polynésie Française. Depuis le départ de l’archipel des Galápagos, l’équipage de PlanetSolar composé du fondateur Raphael Domjan, du capitaine Patrick Marchesseau, de Jens Langwasser et de Christian Ochsenbein a navigué 25 jours, 6 heures et 34 minutes pour atteindre la Polynésie Française.

Le bateau est attendu au large des côtes australiennes pour le milieu du mois de mai 2011.

Après avoir parcouru 3’023 milles nautiques (5’599 km) lors de la traversée de l’océan pacifique et 11’411 milles nautiques (21’133 km) au total depuis le départ de Monaco, TÛRANOR PlanetSolar a battu un nouveau record, celui de la plus longue distance parcourue avec un véhicule solaire électrique.

« Nous sommes plus que satisfait du chemin parcouru dans cette éco-aventure », explique le fondateur du projet Raphael Domjan. « Avoir traversé le plus grand océan du monde uniquement à l’énergie solaire et une autre preuve significative de l’efficacité des énergies renouvelables montrant que nous avons aujourd’hui la technologie à disposition pour changer. »

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TÛRANOR PlanetSolar a débuté son voyage autour du monde à Monaco le 27 septembre 2010, ce bateau est propulsé uniquement à l’énergie solaire. La mission du plus grand bateau solaire au monde construit en Allemagne est de démontrer le potentiel et l’efficacité des énergies renouvelables. Le projet vise également à faire avancer la recherche scientifique. PlanetSolar, fondé par le suisse Raphael Domjan et basé à Yverdon-les-Bains (Suisse/ Canton de Vaud), a rendu possible les développements technologiques dans les domaines de la production de matériaux composites ainsi que du stockage de l’énergie solaire. Pour son expédition autour du globe, le projet peut compter sur les prévisions météorologiques fournies par Météo France. Un programme de routage solaire a également été développé pour le projet. Naviguant sous pavillon Suisse et mesurant plus de 30 mètres de long et 15 mètres de large, TÛRANOR PlanetSolar est recouvert de 537 mètres carrés de panneaux solaires de la marque californienne SunPower Corporation. SunPower fournit des cellules solaires 50% plus efficaces que des cellules normales. TÛRANOR PlanetSolar a été dessiné par le designer néo zélandais Craig Loomes de Lomocean Design selon la méthode du « perce-vague » qui utilise moins d’énergie qu’un bateau conventionnel. Lors de la construction du bateau, plusieurs entreprises allemandes ont pris part au projet en démontrant leur expérience dans le domaine des énergies solaires.

Les sponsors principaux de PlanetSolar sont l’horloger suisse Candino ainsi que la société de gestion d’énergie Immosolar. Le projet est soutenu par de nombreuses autres entreprises et institutions.

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Journal de bord 158ième jour

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Convention de collaboration signée entre le Pays et la C.O.D.I.M & Premier séminaire de la Communauté de Communes des Marquises

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Le vice-président, Edouard Fritch, en charge du développement des collectivités, et le président de la Communauté de communes des îles Marquises (Co.d.i.m), Joseph Kaiha, ont signé jeudi 24 février 2011 une convention de collaboration liant la Polynésie française au nouvel établissement public de coopération intercommunale, en présence de nombreux élus marquisiens et de la chef de la subdivision administrative d’Etat, Annie Pietri.

 

A l’initiative de la vice-présidence, un séminaire a réuni les élus des six conseils municipaux des îles Marquises jeudi 24 février 2010, dans la grande salle du conseil de gouvernement, afin de déterminer avec eux, et un groupe de travail constitué d’agents de l’administration, les principaux axes d’un projet de développement économique de l’archipel.

 

L’engagement fort du Pays pour la mise en œuvre progressive d’un projet de développement économique de l’archipel s’est également traduit par l’installation officielle d’un comité de suivi co-présidé par les deux signataires.

«Nous entrons de plain-pied dans la mise en route concrète et effective de la démarche souhaitée par les six conseils municipaux des Marquises», s’est félicité le vice-président, avant de revenir en détail sur les motivations et les différentes étapes qui ont conduit à la création de la Co.d.i.m qui, rappelons-le, constitue une première en Polynésie française.

Ce partenariat prévoit, d’une part, la mise à disposition gratuite des rapports et des documents d’études détenus par la PF relatifs aux secteurs concernés (tourisme, agriculture, pêche, artisanat, culture, industrie, commerce) pour l’élaboration par la Co.d.i.m d’un projet de développement économique de l’archipel et, d’autre part, la mobilisation d’un groupe de travail interministériel chargé d’assister la Communauté dans la rédaction des termes de référence d’une mission d’analyse de cette documentation, qu’elle commanditera en vue de la définition dudit projet.

Compte tenu des délais impartis – la Co.d.i.m dispose en effet de dix-huit mois à compter du 9 décembre 2010 pour produire son rapport et fixer ses orientations – le vice-président a fixé le cap : «Il faut que l’on arrête de parler et d’écrire ; il est temps de passer à l’action».

Et de confier au passage sa façon de voir les choses : «Vous devez réfléchir Fatu Hiva, vous devez réfléchir Hiva Oa mais il faut surtout concevoir Marquises !» Quant au degré d’implication du groupe de travail constitué d’agents de l’administration, Edouard Fritch a été très clair : «Ne comptez pas trop sur les techniciens, c’est vous les véritables acteurs ! En revanche, il s’agira pour eux de vous dire en toute franchise et respect les éléments de conditionnalité qui, à leurs yeux, permettent la faisabilité réelle des options de développement économique que vous retiendrez».

A l’issue de la signature, les élus marquisiens et les référents ministériels ont tenu un séminaire durant toute le reste de la journée pour dégager en commun, sous la responsabilité de la déléguée au développement des communes, dans chacun des secteurs concernés (tourisme, agriculture, pêche, artisanat, culture, industrie, commerce), les axes de développement qui devraient structurer le futur projet de développement des Marquises.

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Pour lire l’allocution dans son intégralité, cliquer ici ou intervention_seminaire_codim.1299537105.pdf

Source : http://www.vice-presidence.gov.pf/9298-Convention-de-collaboration-signée-entre-le-Pays-et-la-Co.d.i.m.html

 

Le message de Teiki Huukena pour les Marquises

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Radio RFO vous indique la date et les horaires de la diffusion du message  en marquisien de Teiki Huukena sur la situation de la conservation du Patrimoine polynésien et la sauvegarde de la Culture marquisienne .
Ecoutez sur RFO le 18 janvier 2011 à 4h45 et à 19h20 (heure de Tahiti) le message de Teiki Huukena :

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Marquises : « L’image du vandalisme du Tiki de UPEKE à TAAOA résume notre comportement désorienté. Te ata ote hana pe ía te Tiki o UPEKE i TAÁOA e hakaíte maiá to tatou hakatu painu » écrit Teíkitevaámanihií HUUKENA

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     Le 5 décembre 2010, Jean S… découvre un acte de vandalisme porté sur le tiki de Upeke à Taaoa (Hiva Oa). Le tiki (voir photo de droite) a été massacré, la spirale de l’oreille détruite au couteau. Les morceaux cassés étaient encore au pied du tiki.

Cette nouvelle atteinte au patrimoine a ému la communauté scientifique. Des plaintes ont été déposées successivement par la propriétaire du site, le Maire de Atuona, le Ministre de la Culture…

     Teiki Huukena partage sa douleur avec les Marquisiens choqués par les destructions des éléments du Patrimoine qui s’opèrent dans les îles, ici et là  impunément, et espère  par cette lettre ci-jointe qu’il adresse à son peuple, toucher le cœur de chaque Marquisien resté jusqu’à ce jour  indifférent ou  dans l’ignorance de la valeur de sa Culture.

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Kaohanui ia ótou te mataéinaá no HIVA-OA atií mete Huaá Énana paotu…

Bonjour à vous, gens de HIVA-OA et peuple de la Terre des Hommes…

Toú ikoa o Teíkitevaámanihií HUUKENA, toú tumukeé miohe ati mai o Naíki mi HIVA-OA

Je m’appelle Teíkitevaámanihií HUUKENA, mes aïeuls viennent des Naíki de HIVA-OA

te taha o toú pakahio o Kuáheau VAATETE (te vehine a Atoni HUUKENA).

par ma grand-mère Kuáheau VAATETE (épouse de Atoni HUUKENA).

Ua hanau au mete keí i NUKU-HIVA.

Je suis né et ai grandi à NUKU-HIVA.

E heé mai nei au mai óto tenei keéé e tuku atu toú mamae…

Je viens par ce message vous adresser ma tristesse…

Te ata ote hana pe ía te Tiki o UPEKE i TAÁOA e hakaíte maiá to tatou hakatu painu.

L’image du vandalisme du Tiki de UPEKE à TAAOA résume notre comportement désorienté.

te hana hauhauía te tau paepae kakiu mea kanea te vaánui, e taui te taheía vai ote kaávai

La destruction de certains vestiges pour construire des routes, changer le lit les rivières,

aóéá, e hakatu pu te tau haé hou mete maákau koé, mea nui tena tau hana e heéana haá hauhau 

ou mettre des constructions « modernes » sans réflexion, beaucoup de tout cela met en danger

to tatou kuhane énana

 notre esprit marquisien.

Note haá metaí hakaúa to tatou pohué mea kanahau te toó te hakatu hou,

Pour mieux vivre il faut bien évidemment intégrer la technologie,

meaá e hana hoí tatou mai óto te koekoe meitaí.

mais il faut le faire avec sagesse.

E hakatu toitoi mete tau memau i óto o to tatou koekoe.

C’est comme en nous.

Ena mete memau  ua kanea ía tatou, mea haá kaúoó ia tatou mete heé i mua.

 Il y a ce en quoi on est fait, dont on a besoin pour grandir et avancer.

Tenei taha kakiu i óto o tatou, na ia e hakaítemai te tau memau a tiíaápu: te tai, te patuata, te haátiki…

Ce morceau de passé en nous fait que l’on sait déjà d’avance pas mal de choses : la mer, dessiner, la sculpture…

Aé teveé to tatou vivini: ena i óto o tatou… te kakiu i óto to tatou kiko! E titahi ena mete memau hou…

On comprend vite : c’est en nous… c’est l’ancien en nous ! Et puis il y a le nouveau…

Na tatou e vae, na tatou e makimaki, na tatou e kohoá…

On le choisit, on le veut, on en a envie…

Meaá umoí tatou e haá hauhau te memau i óto o tatou, no tena tau makimaki ía.

Mais il ne faut pas  détruire en nous quelque chose pour cela.

Haá taetae tatou te hakatu kanahau ó to tatou kuhane énana.

Prenons soins des bonnes choses de notre âme marquisienne.

Noteaha e haá hauhau te tau memau ne te hakako te haákoi te pereóó?…

Pourquoi détruire cela pour savoir conduire une voiture ?…

Noteaha e haámate te ihorave, tahu te paepae mete ahi, te tau tumu ákau

Pourquoi tuer le cheval, de brûler les paepae, les arbres

atií mete tau tuaivi mai óto te teka mea hana te vahiía éhi, notemea aí kanea ía meitaí te vahi hana,

et la montagne par accident pour le coprah parce qu’on a pas fait le nécessaire pour sécuriser l’espace de travail,

vavahi te tumu meí atií mete paepae note kanea te haéhou i kaokao

de casser l’arbre à pain ou le paepae pour se faire une belle maison moderne à coté ?…

tena tau haé kakiu na tatou, aóé e íteía ite vahike íte ao maámanei, mea nui te memau taú i íte me taú

Ce sont nos maisons et en on en voit nulle part ailleurs dans le monde et j’en ai vu des choses avec

hana kape…

l’armée…

Notemea ia haà koéía te tau úpe o to tatou kakiu, te tau tumu i nanu ía te tau tupuna aóéá havaiía e

Parce que détruire les constructions de nos ancêtres, les arbres que les anciens ont planté ou laissé

átou haá tupu pu

grandir

mea haika, mea kaikai, mea haá maú, aóéá notemea mea kakaá anaiho…

 pour soigner, nourrir, faire de l’ombre, ou parce que cela sentait bon…

Hakatu toitoi mehemea e tioá ótou to ótou tau kokoóua mete tau papakahio atií me toótou tau tumukeé !

C’est comme si vous envoyez tout « paître » de nos grands parents et de nos arrières grands parents !

Pautu, mehe mea mahaoti átou!  Éiaá ena mete tau ava hauhau,  ua pohué totatou tau tupuna i óto

Tout, comme si ils  ne servaient à rien ! Pourtant à  certains moments les anciens ont eu à traverser

Te tau po óumati oko, ua pororonui te henua, hakatu me teà toua « purutia HITLER » !

de très longues sécheresses comme pendant la 2ème guerre mondiale !

U koána ia átou te kaituto no haá katahi te pohuéía!

Ils ont su réfléchir et s’organiser ensemble  pour survivre !

Ua tekao mai ía e toú koóua iau te mea ahemea hakaúa te i hepe e kave mai te kaikai…

Mon grand-père m’a témoigné cette période où il n’y avait plus de ravitaillement…

nate tau kokoóua i haá pohué ia átou, e hano te kaikai miote épo tupuna..

Ce sont les anciens qui les ont sauvé en allant chercher ce que la terre de nos ancêtres pouvaient leur donner

Mehe mea aóé átou e íte te tau tumu taetae, e koàna ia kai ia hoiha anaé átou

comme s’ils ne savaient pas que certaines plantes sont importantes pour se nourrir quand il y a des problèmes

mete tau ihepe, aóéá mea haika me titahipito tau memau hakaúa! Ua mamae átou note haá pohué ia átou

 avec les bateaux ou soigner et tant d’autres choses ! Alors qu’ils ont bien souffert pour pouvoir survivre

note tukumai to tatou pohué e titahi e tukumai titahi memau hakaúa…

et nous donner vie et nous donner quelque chose en plus…

tenei tau íte aóé tatou i haápaó… te íte te pohué ma úka ote tai, te íte te ávaika, to tatou íí, to tatou kaíé…

ce savoir dont on ne se rend même pas compte… se débrouiller en mer, savoir pêcher, notre force, notre fierté…

Maákau tatou e áva totatou maáma hakatu me totatou tupuna  note pohué

Pensez-nous avoir  l’intelligence de nos ancêtres pour  survivre

ia koé te kavemaiía te kaikai o tetau ihepe o TAPORO me ARANUI atií mete tau manu? Haá toitoimai ?

si les ravitaillements s’arrêtaient des goélettes TAPORO et ARANUI ainsi que les avions? Honnêtement ?

Mitemea ahemea átou aóé tatou e pohué tenei á ínei. Noatu aé tatou e vivini oko eahahoí tatou…

Sans eux nous ne serions pas ici aujourd’hui. Même si on ne comprend pas toujours ce que l’on est…

maiámaiá e vivininei hoa tatou… meaá ia vavahiía ané nomua te vivini…

On le comprend petit à petit… et si on a cassé avant d’avoir compris…

ua pao, aé e koána hakaúa u kaónui!

C’est trop tard, il sera perdu à jamais !

Ia tatou te kaituto mete koekoe meitaí eahahoí ta tatou e makimaki e haávai no to tatou tau toíki !

Nous devons réfléchir sagement à ce que nous voulons laisser à nos enfants !

E tihe te á, e kaó tatou titahi ; o tatou te mea i koána mai e TUPUNA no to tatou tau pona !

Un jour nous ne serons plus là, non plus ; nous deviendrons à notre tour des TUPUNA pour nos descendants !

Éiaá ia tatou te haá íó ia tatou no íoí, e  TUPUNA mete koekoe meitaí mete maákau maáma kanahau.

Alors méritons d’être de futurs ancêtres sages et réfléchis.

to tatou hakatu ua kavohiía, ena mete énana mete haoé. te pohué o tenei tau…!

Notre culture est métissée, marquisienne et occidental . C’est la vie d’aujourd’hui… !

A toó tatou tenei mau vaevae

Utilisons ces deux pieds

note  heé i mua i kaokao o to tatou tau motua me to tatou tau tumukeé

pour avancer à côté de celle de nos parents et nos aïeuls.

E memau meitaí, note mea ua pohué tatou tenei tau e titahi, mea kanahau note heé i mua.

C’est une bonne chose, parce qu’on vit aujourd’hui et nous en avons besoin pour avancer.

Titahi, ua peáu te épikopo Le CLEAC’H: « nate toia tau aka e haá hua te tumu ákau! »

Mais, l’évêque Le CLEAC’H dit aussi : « Un arbre a besoin de ses racines pour grandir ! »

Mitemea e vetevete tatou to tatou aka, pehea hoí tatou note heé i mua ?

Si nous arrachons, nous-même, nos propres racines, comment allons nous faire pour aller de l’avant ?

Pehea te haá kaíé to tatou ati Énana ?

Comment être fier de notre peuple  marquisien ?

To tatou tau tupuna e énana oko átou, ua koána ia átou te haá vaé te Moananui mete haá tahi me ia.

Nos ancêtres étaient des gens valeureux, qui ont su dompter le grand océan et ne faire qu’un avec lui.

Note haá peipei te kouteé mamao, te moéhu, mea oko to átou maákau, to átou maáma,

Pour entreprendre ces grandes expéditions, pour s’exiler, il fallait du courage, de l’intelligence,

te kaituto note tatau te kuhane ote henua. Íte te tatau te tau hetu, te tau metaki, te tau ao…

de la méthode pour lire la nature. Connaître les étoiles, les vents, les courants…

Aóé e koána pu ia te tau poí e hana teá hana, meá o átou oia ua hanaía e átou !

Cela n’est pas donné à tout le monde, et  eux l’ont fait !

Tenei haápakaihi tatou ia átou; na tatou te toitoi ía e haá hua atu ia átou !

Alors respectons les ; nous leur devons au moins ça !

E kohoá tatou i óto to tatou koekoe te haápakaihi ia átou, hakatu mehe mea haátaetae

Nous en avons besoin, comme nous avons besoin d’aimer

tatou to tatou tau motua,

nos parents,

to tatou tau kokoóua mete tau papakhio i haá taetae mai ia tatou.

nos grands parents qui nous ont chéri.

Hakatu me átou te haá taetae ía to átou tatou motua, hakatu ma hope mai tihe io to tatou tau tupuna…

Comme eux ont eu besoin d’aimer les leurs et ainsi de suite jusqu’à nos ancêtres…

Te tau éteni mete kai énana ua koé, e titahi aóé átou i hana ananu tena tau hana éteni!

Le temps de l’anthropophage est révolu et ce n’était pas tout le temps non plus !

Aóé tatou e huamai hakaúa i tena peu, e tekao tiátohu tenei! Ua Ite tatou tena!

Nous ne reviendrons plus sur cette pratique, c’est certain ! Et nous le savons!

Te tihe ía te tau tupuna i tena vahi, notemea mea veve oko te henua hauhau oko te pohué…

Quand ils en étaient là, c’est parce que cela allait très mal…

Ia peáu anaé te hakaíki a heé te toua, ua heé hoa te tau toa!

Les chefs avaient décidé de se faire la guerre et on y allait !

Meaá mea nui aé te tau ava ua kanea ía te tau mea kanahau, ke te ava toua!

Mais ces anciens ont passé bien plus de temps à construire, qu’à se battre !

A tióhiatu aé ótou te tau manavai !

Regardez les vallées !

Toitoiía ta átou hana e haá kanahau te pohué i óto te manavai! Ia átou te haá poeka tahe ía vai,

Il fallait rendre la vie possible dans les vallées ! Il fallait nettoyer les rivières,

kanea te tau tohua mahe kaokao et nanu te tau memau, te tumu meika, haá taetae te tau tumu meí

faire des terrasses sur les bords et y cultiver, planter les bananiers, entretenir les arbre à pain

aóéá e heé mahe tai, haátiki te niho paáoa, e patutiki e haá peipei te koíka titahi, te tau úta, te haka,

ou aller en mer, sculpter des dents de cachalot, se tatouer et organiser des fêtes aussi, des chants, des danses,

te tau haákakai… Mea meitaí to átou koekoe!  Ena mete hanoía úta, te keu vaeáke,   

des histoires fantastiques… Et ils  étaient bon ! Il y avait des concours de chants, de combats d’échasse,

te mahi, te tau avapoto e haá vivini ía te tau poí hou te tatau te tau hetu nate tau tuhuka, te tau úta

de la lutte, des moments où les jeunes apprenaient les étoiles avec les anciens,  les chants,

aóéá pehea te kouteé

 ou naviguer…

Mea nui to átou íte, meitaí aé, aóé te toua anaiho. Note kanea anaiho te toki keá me óa

Ils savaient faire tant de choses, heureusement, pas que la guerre . Cela prend du temps pour faire des toki keá

aóéá e keí te vaka me tena haína…

ou creuser les pirogues avec…

Tenei a katahi tatou note toó te uki o to tatou VAKA, tama ote henua énana, a kave tatou

Maintenant reprenons ensemble le gouvernail de notre VAKA, descendants de la terre des hommes et menons la

mai óto te meitaí !

avec sagesse !

A kaituto aé tatou note haávivini to tatou KAKIU, a kave tatou to tatou hakatu énana,

Essayons de comprendre un peu plus nos KAKIU et dirigeons notre culture,

Hakatu me titahi VAKA, i vaveka te tau kaútai meitaí mete hahau, mete tau kiu me tene tau hou…

 comme une autre vaka, à travers les bonnes et mauvaises vagues, avec du passé et du présent…

Aáma tatou te kaíé o to tatou tau tupuna, tenei tau hana kaneaía e átou me totatou kaíé énana

Protégeons  ce qui a été la fierté de nos anciens, ces vestiges avec notre fierté à nous

no to tatou tau tupuna, ia kanahau e ia meitaí no to tatou tau toíki.

 pour nos ancêtres et que ce soit beau et bon pour nos enfants.

Te tau poí e hana no tena maákau, mi io tatou  aóéá mi vahomai, mete to átou ikoa énana aóéá mi io

Ceux que l’on voit se battre pour cela, de chez nous ou d’ailleurs, qui ont des noms du pays

te henua ke, tena tau énana i toko mai, haáhei i óto to tatou tau motu,

ou d’ailleurs, ces gens qui nous aident, qui s’organisent dans nos îles,

e hano aá hoi temea u moí hoí e kaónui paotu te tau memau,

qui cherchent à ce que tout ne disparaissent pas,

to tatou tau paepae, te tau vaánui, te tau tumu…

de nos paepae , des chemins, des plantes…

Tenei tau énana i heémai i kaokao o Yvone KATUPA, te huaá OTTINO, Edgar TETAHIOTUPA,

ceux qui nous accompagnent comme Yvonne KATUPA, la famille OTTINO, Edgar TETAHIOTUPA

 me titahipito tau énana o tatou note hana mai te hana no tatou, to tatou tau toíki, te tau kokoóua…

et d’autres personnes pour faire des choses pour nous, les enfants, les anciens…

kanino tatou, a tuku tatou ia átou titahi íma…

regardons et puis pourquoi pas allons les aider…

a katahi tatou mea hoe to tatou VAKA

Rassemblons nous pour ramer ensemble notre pirogue

e kanea tatou to tatou vaka ma úka ote henua note haá heóheó nomua te toó te tai note heé mamao…

elle se construit sur terre notre vaka pour qu’elle soit solide avant d’aller loin sur la mer..

E timata ómua ma úka to tatou henua i óto to tatou kaávai

Cela commence sur notre terrain et notre vallée…

te tau memau mahe kaokao o tatou…e aha hoi ta tatou hana me tena tau mea ?

Ce qui nous entoure… Qu’en faisons nous ?

To tatou tau tumu ákau, to tatou kaávai, te tau vahi e au nei tatou e heé kaukau..

Nos arbres, notre rivière, les endroits où l’ont aimait aller se baigner…

te tau tumu ákau e pikinei tatou me keu, hano te mako, te tau vi,  atií  me titahipito tau memau…

Les arbres dans lesquels ont allait grimper pour jouer, cueillir les mangues, les vi et le reste…

Te tau tumu i tukumai te vahi maú

Ceux qui nous donnaient de l’ombre…

Mea mamae á! E titahi e tihe mai te peke, notemea  te maákau note haá taetae

C’est quand même triste! et donne de la colère que l’idée de les protéger

aí áva te oko mi óto to tautou koekoe énana, e titahi  haá totahi atu tatou te haá hananui !

ne vienne pas assez de nous, et qu’en plus parfois on en rajoute pour tout compliquer !

A peáu hoí tatou te tau hana kanahau note tau i ómua, no tenei tau, a tekao hoí haá nui, haá íí,

Au moins le dire ce qui est bon aussi d’avant, pour aujourd’hui, dire plus,

a peáu hoí a toko mai no tenei hana !

dire aussi qu’il faut qu’on nous aide à le faire !

mi te mea aóé tatou e peáu… aóé e tihe pu toótahi! a peáu hoí tatou haá íí.

Si on ne le dit pas… ils ne vont pas s’y mettre tout seul ! Il faut le dire fort.

Titahi e na tatou i totatou keke e maákau e aha ta tatou e makimaki…

 Et puis il faut aussi essayer de notre côté de savoir ce que l’on veut…

Na tatou te toó te toko note aáma to tatou hakatu tumu énana, hakatu me to tatou haé !!!

C’est à nous que revient cette responsabilité de protéger notre culture, comme notre maison !!!

A HAKAEA TATOU TE PAINU!

Et arrêtons de nous perdre !

A ÓHO TE ÍÍ ! E TAMA ÉNANA!

Allons ayons du  courage! Enfants de la terre des hommes !

Éia nei te haá paoía to tatou Himene énana

voici les dernière phrases de notre hymne

to te henua énana a tu

lève-toi Terre des Hommes

no te utaí í te tau tupuna

pour faire comme les anciens

Óia te éá no te kave kaíé

il est le chemin glorieux

Na átou e ááhi, na átou e toko

ils nous guident, ils nous soutiennent

te pohué kanahau no na a kotoa

vers un avenir meilleur pour tous

Nate tama énana i tenei tau, i pepena te tekao i óto to tatou  Himene…

Ce sont les descendants marquisiens de notre époque qui ont composé notre hymne…

maha hoí ia patu mete himene tenei úta, mite mea aóé tatou e hana te mea i patu ía ?

Pourquoi composer et chanter cette chanson, si nous ne faisons pas ce qui est écrit ?

Création de la communauté de communes des Marquises

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Une première

Pour la première fois au sein d’une collectivité territoriale française, est créée par arrêté du Haut-Commissaire n° 867 /DIPAC du 29 novembre 2010 une communauté de communes insulaire dénommée « Communauté de communes des Iles Marquises » (CODIM). Il s’agit d’une démarche pionnière qui a démarré, il y a de cela presque 2 ans, à l’initiative des élus de l’archipel des Marquises regroupant les communes de Fatu Hiva, Hiva Oa, Nuku Hiva, Tahuata, Ua Huka, Ua Pou.

Un espace de solidarité et d’aménagement de l’espace

La communauté de communes des Iles Marquise a pour objet d’associer les communes membres au sein d’un espace de solidarité en vue de l’élaboration d’un projet commun de développement et d’aménagement de l’espace, de favoriser le développement économique de son territoire, de mettre en oeuvre de façon coordonnée les infrastructures et les équipements collectifs jugés nécessaires et de gérer les services communs qui s’avèreraient utiles à l’exercice de leur ses compétences.

Parmi les compétences obligatoires, la communauté de communes des Iles Marquise pourra entreprendre des actions telles que :

  • l’élaboration d’un schéma de développement touristique (mise en valeur des ressources touristiques, localisation et restauration des sites historiques), la création et l’aménagement des chemins de randonnée d’intérêt communautaire… ;

  • l’organisation et la promotion des filières économiques dans les domaines de l’agriculture, du bois, de la pêche et de l’artisanat, l’identification de zones d’activités, la gestion d’équipements structurants tels que ateliers-relais, marchés communaux.

Elle exercera des compétences optionnelles en matière :

  • environnementale et de services publics : promotion d’une agriculture durable, mise en oeuvre du service du traitement de déchets et de l’assainissement des eaux usées ; politique de protection des ressources en eau potable… ;

  • culturelle : projet de classement des Marquises à l’UNESCO,
  • de transport : participation à la réalisation d’un schéma de transport maritime entre les îles de la communauté.

Dans les compétences complémentaires la communauté de communes des Iles Marquise a opté pour la gestion du parc informatique et bureautique ainsi que le conseil juridique et l’appui administratif aux communes.

Une procédure réglementée

La création de cette communauté de communes a été rendue possible dès lors que les maires des communes en ont exprimé la volonté au représentant de l’Etat.

Au bout d’un délai de 2 mois à compter de la réception de la 1ère délibération transmise par une des communes concernées, le Haut-Commissaire a pris le 27 mai 2010 un arrêté fixant le périmètre géographique de la communauté de communes.

Ensuite, les communes disposaient d’un délai de 3 mois pour se prononcer et pour adopter les statuts de la communauté. Dans le même temps, elles ont saisi le Pays pour demander le transfert des compétences souhaitées, transfert qui s’est concrétisé par deux arrêtés pris enconseil des ministres les 9 et 23 novembre 2010.

L’arrêté de création du Haut-Commissaire du 29 novembre 2010 approuvant les statuts de la communauté est l’aboutissement de la procédure.

La création d’une communauté de communes permet à la structure constituée de bénéficier d’une dotation globale de fonctionnement (DGF) versée par l’Etat et qui est bonifiée dans le cas de communes dispersées, comme celles des îles Marquises.

Copyright : Infopresse Haut-Commissariat de la République en Polynésie Française

KAOHA NUI – CARNET DE VOYAGE AUX ÎLES MARQUISES – SÉBASTIEN LEBÈGUE

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     Grandioses, majestueuses, secrètes et fascinantes… les qualificatifs ne manquent pas pour décrire les îles Marquises, cet archipel du bout du monde, la Terre des Hommes…

     C’est à bien davantage, à une plongée au sein même de la vie marquisienne que nous invite Sébastien Lebègue  – globe-trotter, dessinateur, écrivain, photographe  –  à travers ce carnet de voyage, témoignages intensément vécus, au gré de ses pérégrinations, des randonnées et chevauchées ; au hasard des rencontres nombreuses et chaleureuses, vraies toujours, des moments de contemplation, des rêveries aussi…

     Nous vivons l’accueil marquisien et partageons des moments avec les familles ; nous vibrons au rythme du ukulele et des pahu lors des répétitions du grand festival de danse ; nous sentons le poisson grillé à même les pierres nous chatouiller les narines ; nous ressentons l’effort retenu du sculpteur incisant la pièce de bois de sa gouge minutieuse, et celui des chevaux crapahutant dans les rochers à la recherche de traces du passé…

     Ka’oha nui, ce livre est avant tout une aventure humaine, intense ; une découverte culturelle, riche ; et un ouvrage… à feuilleter, doucement ; à déguster, avec gourmandise ; pour partager, à petits pas, le vécu marquisien et les émotions du voyageur…

     L’écriture, précise, descriptive, soutenue par des dessins bien documentés et des aquarelles étalées sur le vif qui s’offrent en de larges doubles pages, nous emmène à croquer chacun de ces instants.

     L’auteur, Sébastien Lebègue, plasticien, photographe et enseignant en arts appliqués a vécu à Tahiti de 2003 à 2007. Il est actuellement installé au Japon. Son travail personnel l’oriente vers une recherche d’une image mémoire que l’on pourrait comparer à la matrice de nos souvenirs. Il tente de quérir un moyen de toucher le moment et de présenter sur un support ses rencontres et partages, ses découvertes culturelles, les moments de vie simple où les sens sont en éveil, où la nature montre sa grandeur. Cela, il le traduit sous diverses formes : des carnets dessinés et annotés, reportages graphiques et photographiques, qu’il propose en lecture ou en espace lors de ces expositions.

    Il révèle ainsi aux spectateurs ses sensations ou visions impalpables du moment, pour les emmener vers une lecture personnelle et vers l’éloignement de l’oubli.

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Première édition 17/10/2010 Format  228 x 223 mm – 366 pages – Couverture cartonnée reliée cousue ISBN  9782915654615

Si vous souhaitez trouver ce livre chez un libraire près de chez vous, cliquez ici

Aux Marquises, le hic du réseau numérique c’est qu’il est en rideau

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Allô, allô, Mana, quelles nouvelles

sans adsl depuis quinze jours,

Au bout du fil je vous appelle

Que trouverai-je à mon retour ?

Tout va très bien, aux îles Marquises
 

Tout va très bien, tout va très bien
 

Pourtant il faut, il faut que l’on vous dise
 

On déplore un tout petit rien

Un incident, une bêtise,

un sort, votre connexion s’éternise

Mais à part ça, aux îles Marquises

Tout va très bien, tout va très bien !

 

 

     Les  internautes des îles Hiva Oa et Ua Huka connaissent des perturbations importantes dans leur accès Internet depuis le 3 septembre 2010.  

     Depuis plus de deux mois ils se plaignent d’une connexion très mauvaise (coupures fréquentes, extrême  lenteur ou grande faiblesse du signal rendant les mises à jour impossibles et les téléchargement impraticables. Mais depuis une dizaine de jours, ces deux îles  sont parfois complètement coupées du signal ADSL . « Mana » – la filiale de l’OPT – a finalement opté pour la réactivation de  l’ancien système en attendant que la liaison haut débit soit fonctionnelle.

     

     La direction générale de l’OPT dans une communication adressée aux usagers :

     « Ces dysfonctionnements sont dus à une défaillance technique de la transmission par satellite haut débit, que nous appelons communément VSAT HD.  Après investigations, il est finalement nécessaire de remplacer la totalité de la chaîne de transmission de l’antenne satellitaire. Les cas de Hiva OA et Ua Huka sont isolés et nos techniciens sont à pied d’œuvre afin de rétablir un fonctionnement optimal de la liaison par satellite

     Nous souhaitons cependant préciser que la technologie VSAT est une technologie éprouvée qui fonctionne parfaitement dans 30 îles non desservies par le câble.

     Grâce au VSAT HD, tous les abonnés MANA des archipels des Tuamotu-Gambiers, Marquises et Australes sont sur les offres ADSL NO LIMIT lancées le 1er septembre dernier, et bénéficient d’un Internet plus rapide, illimitée et moins cher… »

    

 

    Sauf que, depuis, la connexion semble toujours des plus fantaisistes pour les internautes de Hiva Oa. « Mana a inventé le routeur clignotant, rouge, vert, rouge, très pratique pour les boîtes de nuit, mais inutile pour accéder à Internet », déplore Eric Olivier, webmestre du site web du comité de tourisme de Hiva Oa, qui se plaint que la société qui commercialise l’accès Internet en Polynésie française « se serve de notre ligne pour faire des essais ».

     « La ligne utilisée pour Hiva Oa n’a même pas été qualifiée et Hiva Oa sert de cobaye aux expériences de Mana », s’exaspère encore Eric Olivier, qui a souhaité contacter les médias pour exprimer le ras le bol des internautes de cette île des Marquises.

Source : http://tahitipresse.pf/2010/09/connexion-internet-des-problemes-sur-le-reseau-a-hiva-oa/

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En septembre, Sébastien Lebègue expose à Sapporo (Japon) ses photographies et carnets de voyage « au cœur des Marquises ».

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     L’Alliance Française de Sapporo – Japon – présente, du 4 au 25 septembre 2010, l’exposition « AU CŒUR DES MARQUISES » : carnets de voyage et installations photographiques de Sébastien Lebègue. Le jeudi 9 septembre de 14h à 16h, l’artiste proposera un cours de cuisine polynésienne suivi d’une dégustation. Le vendredi 10 septembre de 18h30 à 20h30, il tiendra une conférence sur la vie polynésienne et marquisienne, en première partie d’une grande soirée polynésienne avec buffet, danses, et projection de photos et dessins. 

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     Sur son site web, Sébastien Lebègue écrit :

     « Lors mon séjour aux Marquises en octobre et novembre 2007, parallèlement aux écrits et aux dessins, je photographie le quotidien. »

 

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     « Les photographies ci-dessous se présentent sous la forme d’un carnet de voyage. Chacune des compositions illustre un moment, un environnement qui souvent s’ouvre à 360°, et bien entendu des rencontres avec les Marquisiens de tout âges qui m’ont fait partager leurs moments de vie, leur nature, et fait vivre à mon tour, les Marquises. »

 

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     « Je propose une lecture de ces histoires comme je les ai moi-même vécu. J’ai essayé de recréer l’atmosphère ambiante générale du moment. Il est lié à la géométrie, à la lumière, et à la couleur des lieux ; les acteurs se placent selon l’intensité des échanges et des ancrages dans ma mémoire ; le temps est fixe, bref ou prolongé, et est ponctué d’instants. »

 

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     « Les moments que l’on peut vivre dans le quotidien sont marqués par ces instants plus fort, plus beau. On peut parler alors d’instant photographique unique. Mais pour moi, l’événement d’une rencontre est une suite de ces instants. De chacun émerge une expression, un regard, une lumière ou une action particulière, qui juxtaposés, traduisent l’atmosphère générale du vécu. »

 

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Vous pouvez consulter le site de Sébastien Lebègue  ici

Source :

http://www.sebastienlebegue.com/B09b-Carnet-de-voyage-MARQUISES.htm

Copyright  : http://www.sebastienlebegue.com – Copyright © 1998/2010 – tous droits réservés. Publié avec l’aimable autorisation de l’artiste

Un « Britten-Norman BN-2A Islander » de la RAI assurait la desserte des îles Marquises

britten-norman_islander_aeroport-ua-pou-vers-1978.1277646908.jpg      Un Britten-Norman Islander BN-2A exploité par Air Polynésie (ex-RAI avant 1970) et filiale de UTA ; en concurrence jusqu’en 1987 avec Air Tahiti. De gauche à droite, on aperçoit vers l’avant de l’avion, le pilote Mr Lebail , puis l’homme au tricot bleu était peut-être le médecin de l’île et à côté de lui Pierrot Tata alors responsable de la tour de contrôle. Photographie de Adolphe Sylvain (~1978)

La fin de 1970 et le début de 1971 ont été marqués par une augmentation très active des ordres de commandes de l’Islander BN-2A et  au cours du dernier trimestre, plus de trente avions furent livrés dans diverses parties du monde.

La simple et bonne raison de ce succès ininterrompu malgré la situation économique de cette période, c’était l’aptitude avérée de l’Islander comme avion de transport régional capable de créer et de construire de nouvelles routes ; de produire du trafic et de générer une nouvelle demande subséquente pour de nouveaux appareils.

Aurigny dans les îles anglo-normandes est un bon exemple  pour étayer cette explication, après avoir bâti une flotte de huit Islanders en seulement deux ans et demi et à un coût total bien au-dessous que de n’importe quels autres bi-turbopropulseurs. Avec une haute fréquence de rotations, Aurigny envisageait avec confiance d’atteindre les 150.000 passagers en 1971.

La compagnie North Cay opérant à San Juan (Porto Rico) faisait le même constat économique avec l’Islander dans une zone auparavant considérée comme ayant une portée très limitée pour des lignes régulières. North Cay  commandait en 1970, quatre autres Islanders  à ajouter à sa flotte déjà constituée de quatre Islanders.

bermuda_f-obip.1277652068.jpgFly to the South Sea Islands poster promoting the Pacific Cruisebird Service, c1954-1958.
This poster is based on a 1930s Pan American design with the substitution of the Sandringham VH-APG. Courtesy of the family of Sir Gordon Taylor via the Museum of Sydney. 
Le 30 septembre 1970, le Bermuda, dernier hydravion connu des Polynésiens, effectue son dernier vol. Construit en 1944, il avait été acheté par la Réseau Aérien Interinsulaire en 1958.

En 1969, deux  Islanders ont quitté Biggin Hill pour  un vol de convoyage de 15 000 milles en direction de Papeete.

Air Tahiti a été fondé par un groupe d’hommes d’affaires tahitiens afin de rivaliser avec la compagnie RAI (Réseau Aérien Interinsulaire, une filiale  d’UTA : Union de Transports Aériens) et une partie de  sa flotte composée d’un De Havilland Twin Otter et un Hydravion Sandringham Bermuda.

Le principal trajet se situait entre Papeete et Moorea, l’île la plus proche de Tahiti à distance d’un peu plus de dix miles, loin des étapes de 2 000 miles réalisés lors des vols de convoyage. Les pilotes  embarquaient avec eux  pour l’avitaillement, quatre ou cinq fûts  de carburant contenant chacun 45 gal. Le voyage durait trois semaines, avec de multiples escales, en passant par les Indes

Les Islanders d’Air Tahiti se mirent au travail et, bien que la nouvelle compagnie aérienne ait été aidée dans une certaine mesure, face à la concurrence française, par son attrait évident  pour la population locale , le trafic qui s’est bientôt développé a été créé par quelque chose de plus positif que tout sentiment de patriotisme.

Une temps de blocage de douze minutes sur le trajet Papeete-Moorea et la capacité de l’Islander à être rentable pour l’opérateur avec moins des passagers,  ont permis à Air Tahiti de fournir un service rapide, et de haute fréquence qui sur cette sorte de trajet était en 1971, pas possible avec autre appareil de capacité similaire ou supérieure.

« Le B-N2 est un avion rustique » raconte Jean Gillot ancien pilote et DG de Air Moorea, « il est simple, il peut s’arrêter en 200 m et il est contrôlable dès qu’il est en l’air« . Avec son moteur à carburateur, il est bien plus à l’aise avec les démarrage à chaud qu’un moteur à injection et donc idéal pour les sauts de puce.

 britten-norman_airlinersnet.1277648425.jpg       Britten-Norman BN-2A-8 Islander – Air Moorea – Copyright Eduard Marmet (1988) airliners.net

En septembre 1970,  Air Tahiti a été en mesure de prendre livraison de deux autres Islanders pour faire face  à une demande croissante des services d’approvisionnement alimentaires  dans certaines des îles les plus éloignées de Tahiti. Peu de temps avant UTA avait déposé une commande auprès de Britten-Norman pour deux appareils et, en octobre, les deux Islanders livrés à la  nouvelle compagnie Air  Polynésie succédant à la RAI quittaient Bembridge pour Tahiti. (The airport Bembridge is home to the aircraft manufacturer Britten-Norman, part of the B-N Group which operates the airport).

En 1971, c’était alors le seul cas où les Islanders d’une compagnie aérienne sont en concurrence sur la même route avec ceux de l’autre compagnie.

Cependant Air Polynesie n’était pas la première à introduire l’Islander à UTA. Il était déjà en service avec Transgabon à Libreville (Afrique Ouest) quand UTA  commandait la compagnie aérienne au début de 1969 et deux Inslanders ont commencé des opérations pour Air Calédonie en Nouvelle Calédonie plus tard la même année.  Une mission conjointe du consortium  Qantas-UTA était derrière la réussite de la compagnie Air Hébrides et en 1970 cinq Islanders ont été achetés pour la desserte

Entre 1969 et 1990, Air Moorea a ainsi fait venir neuf B-N2. Les trois derniers B-N2 encore exploités par Air Moorea ont été enlevés de la liste de flotte à l’arrivée du dernier Twin Otter. Il fallait se rendre à l’évidence : les B-N2 sont devenus trop petits pour le transport de passagers internationaux. Le Twin Otter est plus rentable.Il peut embarquer au moins deux fois plus de passagers et marche au « jet fuel » et non à l’essence. Le B-N2 était adapté pour le transport de passagers locaux qui se déplacent avec peu de bagages, mais ne l’est plus pour des passagers qui viennent de loin. Le B-N2 a pourtant encore un longue vie devant lui :  il est toujours en exploitation dans de nombreux pays.

 

Sources et compléments :

Quand la desserte insulaire ouvre ses ailes :

les_debuts_d-air-tahiti.1277651562.pdf

Pacific island Islanders : pacific_island_islanders.1277651619.pdf

Fin de l’exploitation des B-N2 :

fin_exploitation_britten-norman-islander.1277651513.pdf

Infrastructures aéronautiques aux Marquises : 

infrastructures_aeronautiques_marquises.1277651665.pdf