Auteur : René DOUDARD PURUTAA
Coucher de soleil sur Hakahau
Festival des Marquises : Les aquarelles de J-F Ameye à la Galerie des Tropiques
Modèles déposés ; pierre fleurie de Hohoi
Quand à Tahiti, on les mène en bateau, les étudiants Marquisiens restent en rade… à l’aéroport !
Lu dans la Dépêche de Tahiti : Ils ne décollent pas… faute de bateau ; 74 étudiants marquisiens passent une nuit à l’aéroport de Tahiti-Faa’a
C’est une grosse mésaventure qui est arrivée à 74 élèves des Marquises, bloqués hier une bonne partie de la nuit, à l’aéroport de Tahiti-Faa’a. À 3 h du matin, leur avion aurait dû les ramener dans leur archipel, d’où ils auraient dû prendre le bateau pour passer en famille les vacances de Noël. Certains se sont levés très tôt, d’autres ont passé une nuit blanche pour être prêts en pleine nuit à faire les quelques heures de vols qui les séparent de leurs familles. Mais voilà, à quelques minutes du départ, pas de vol.
L’avion est bien là, mais c’est le bateau qui doit faire la tournée des îles, qui est manquant. Un constat de dernière minute qui laisse perplexe. Comment est-il possible que les accompagnateurs, ou encore le ministère de l’Éducation n’aient pas été informés plus tôt ? Une question qui fait gronder à Hiva Oa. « »Nos enfants étaient convoqués à 3 h du matin à l’aéroport. Ce n’est que quelques minutes avant le départ de l’avion qu’ils ont été prévenus que le vol était annulé », explique ce père de famille. « Certains, comme mon fils, étaient arrivés à minuit, déposés par leurs correspondants. Ils ont donc passé une nuit blanche. » « Où va l’éducation dans ce pays ? », reprend un autre père. « Nos enfants doivent-ils supporter les problèmes du gouvernement ? »
Si aucune explication n’est venue de la part du ministère sur ce problème de concordance de dates, un communiqué est tombé hier après-midi. « Le Pays a décidé de mettre à disposition de la société Air Tahiti, son avion pour améliorer les conditions de rapatriement des élèves des archipels. Ainsi, les 44 élèves originaires de Fatu Hiva seront acheminés par avion ce dimanche, et seront hébergés au collège de Atuona pour prendre le bateau Tahiti nui, le lendemain, à destination de Fatu Hiva.
Les 30 autres prendront l’avion le lundi, à destination de Atuona, pour, dans la foulée, rejoindre leurs camarades sur le bateau Tahiti nui, à destination également de Tahuata. Il est à préciser que les difficultés de rapatriement des élèves des Marquises sont essentiellement liées à l’indisponibilité des navires habituels que sont le Tahuata Nui, le Kaoha Nui et le Aremiti. » Reste à espérer que les familles d’accueil de ces 74 élèves n’aient pas toutes pris leurs congés ailleurs dans la foulée…
Bertrand Prévost avec Gérard Guyot
Pour lire l’article du journal cliquez ici
La visite du Général de division à la gendarmerie de Ua Pou ; ou la dernière contredanse ?
Le Général de division Claude VICAIRE, Commandant de la gendarmerie d’outre-mer, le Colonel ORTEGA, commandant de la gendarmerie pour la Polynésie, le Capitaine Jean-François AMEYE, commandant la compagnie des archipels de la Gendarmerie nationale
En effet, il semblerait que la visite à la Gendarmerie de Ua Pou du Général Claude Vicaire, Général de division, soit la dernière, sur un air de contredanse pourrait-on dire, « Danse où chacun fait en sens contraire exactement ce que fait ou ce qu’a fait son vis-à-vis ». Explications :
Les habitants de Ua Pou qui ont appris depuis quelques mois, que leur gendarmerie fermerait en juillet 2009, sont opposés au départ de la brigade ; ils pensent qu’elle doit rester à Hakahau ; ils ne comprennent pas les raisons de cette fermeture, et sont tous d’un avis contraire de l’avis de ceux qui à Paris ont pris cette décision.
Nous aurions pu nous attendre à des manifestations, des banderoles, l’idée était dans l’air et elle y est restée.
Point de manifestants, point de setting devant la mairie ; ni porte-voix, ni chahut ; pas un cri, pas une larme, pas un chat, pas un âne, même plus de chiens errants. Rien.
Ile du silence troublée par le seul bruit des « Quatre-Quatre » tout neufs, nouveaux maîtres à penser ? Ile muette qui n’oserait plus panser ses plaies ? Non, une pétition circule afin que l’ordre soit maintenu par la présence ordonnée de la brigade sur le terrain.
Aux Marquises, on aime sincèrement avoir des gendarmes chez soi.
Le Maire de Ua Pou, Ministre de la Culture, de l’Artisanat et des langues polynésiennes, lors de la réception en l’honneur du Général Vicaire à la Mairie, a abordé cette question du départ des gendarmes. Il avait auparavant préparé une lettre pour le Directeur général de la gendarmerie de l’Outre-mer.
En fin d’après-midi, Georges et Jean Kautai ont guidé les visiteurs sur le site archéologique Mauia à Hohoi.
Quelques variétés marquisiennes du mei, fruit de l’arbre à pain




1 – Mei Puou (au nord) – Ku’ukou (au sud de l’archipel)
2 – Mei Kokau nui (long pédoncule)
3 – Mei Ku’uha’a kea
4 – Mei Pimata
5 – Mei Puero
6 – Mei O’o’ paooa (cervelle de dauphin)
7 – Mei Ku’uha’a matapaa
8 – Mei Pavai, Mei Ohotiketike (c’est le plus gros fruit pouvant atteindre 6 à 7 kg)
9 – Mei Paea’
10 Mei Mao’i (variété commune, indigène)
Fabrication du tapa avec l’écorce du mûrier
Pour lire la description de la fabrication du tapa observée par Herman Melville, cliquez ici



