Exposition des œuvres des artisans bijoutiers de Ua Pou : défilé de mode féminine (3/5)

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« TE HEI AU MEI »

Parure réalisée par Marcel Bruneau dit Mate. Le mei, produit de la terre est la nourriture de base du peuple marquisienne. Os incrusté représentant un visage qui tire la langue pour signifier, selon Mate, que les Marquisiens ont tendance à oublier leur nourriture originelle.

Exposition des œuvres des artisans bijoutiers de Ua Pou : défilé de mode masculine (4/5)

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Après  sa première formation commencée au CETAD de Ua Pou, Nelson Teikitutoua, jeune Marquisien plein de talents et créatif, rejoint le grand Tuhuka de Nuku-Hiva : Damien Haturau, puis il intègrera l’école de métiers d’arts de Polynésie

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Les tikis gravés sur os représentent le peuple voyant leur richesse – représentée au centre de l’objet – en train de disparaître. Les visages des tikis sont différents les uns des autres.

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Haka’iki, le prince ; tuhuka (dans les îles du Nord), tuhuna (au sud de l’archipel), l’homme instruit, le savant, l’artiste, l’homme habile…Tea Mohuioho, chef du groupe de danseurs de Haakuti est un « tuhuna » expert dans toutes les disciplines : chant, danse, tatouage, sculpture et dans la fabrication de très beaux bijoux en os, en pierre, en coquillage.

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Détenteur de la tradition orale, de la langue, de ses mythes et de ses rites, il transmet son savoir  à la jeunesse de l’île.

Exposition des artisans de Ua Pou : des œuvres et des sculpteurs (5/5)

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Ke’a de Mate Bruneau (Hakahau)

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Ko’oka & ke’a tuki de Tereino Timona (Hakahetau)

Passionné dans sa jeunesse par le sport, Timona  Tereino a commencé par travailler dans l’administration avant de devenir artisan. Il confectionne alors des colliers de graines et sculpte l’os. En 1994, il se met à  la taille de la pierre. Réputé par son habileté et sa rapidité, Timona est devenu un artisan hors pair du village de Hakahetau. A l’entrée du village, au bord de la rivière, son atelier accueille les visiteurs venus et les randonneurs « qui font  la traversière ».

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Sculpture de Bruneau Mate (Hakahau)

Marcel BRUNEAU dit Mate est un homme de culture et chanteur réputé. Mate est un artisan d’exception. Son imagination dépasse sa culture ; sa création se mélange entre légendes et sciences contemporaines et abstraites… Son inspiration ? « Elle n’est pas écrite à marée basse » se plaît-il à dire

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Le pêcheur d’espadon  Sculpture de Tereino Tony (Hakahetau)

Marquises – Le puits de Taiohae

Dans Souvenirs d’un vieux Normand, William Leblanc raconte « …plus tard, nous construisîmes, sur le mamelon qui dominait le camp, le fort appelé Fort-Collet : Collet était le nom du commandant de l’Embuscade, qui fut le premier gouverneur de la nouvelle colonie.

Pendant que les équipages des différents navires allaient chaque jour à terre, par bordées, travailler avec les soldats de la garnison à la construction du fort, des casernes et d’un hôpital, j’avais été désigné pour accompagner l’ingénieur hydrographe dans ses opérations de triangulation de l’île, dont on voulait relever le plan.

Le jalonnement terminé, je fus envoyé à terre avec douze hommes pour commencer à défricher un jardin. Ce travail dura un mois. On ensemença le jardin de haricots et l’on creusa un puits. Trois hommes furent occupés à son entretien ; le reste de la garnison, aidé des équipages des navires, travaillait à la construction du fort dont j’ai déjà parlé. »

C’est Auguste, Joseph, François Marguet qui creusa ce puits. Né le 7 décembre 1815 à Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais), il entre dans la marine en 1835 comme écrivain à Boulogne-sur-Mer et devient Commis de marine en juillet 1840 .

Le 28 novembre 1842 Baie de Taiohae (Iles Marquises) : Auguste Marguet écrit à son père à Boulogne-sur-Mer : « La santé est bonne. Je cultive un jardin qui fournit des légumes à l’équipage et j’ai creusé un puits de 10 m qui a excité l’étonnement de l’entourage et m’a valu les éloges de la part du gouverneur. » (Archives de la famille Marguet)

Foire agricole aux Marquises 2007

La première récolte aux Marquises (25 juin – 22 août 1843)

Plantes potagères et autres cultivées à Taiohaé

Les plantations et les semis qui ont été faits dans le jardin de l’établissement de Taïohaé, du 25 juin 1842 au 22 août 1843, ont présenté les résultats suivants, qu’on doit considérer comme satisfaisants, si on réfléchit que ce sont de simples essais confiés à des mains inexpérimentées, et nécessairement accompagnés de beaucoup de tâtonnements.

« Les choux, les navets, les carottes, les oignons, tes haricots, les tomates, les piments, les aubergines, toutes sortes de salades, les radis de toutes espèces, les melons, le maïs, les cardons, les asperges, les courges, viennent à merveille et produisent beaucoup.

« Les poireaux, les pois verts, les épinards, les betteraves, les salsifis, le céleri, les concombres, les pastèques, les pommes de terre, ne viennent encore que médiocrement.

«L’ail, l’oseille, les haricots blancs de Soissons, les fèves de marais, la moutarde, les artichauts, le panais, n’ont pas réussi jusqu’à présent.

«Plusieurs de ces plantes lèvent en quatre ou cinq jours, et n’ont pas besoin d’être garanties du soleil ; d’autres, au contraire, ont besoin, non-seulement d’être tenues à l’ombre, mais encore d’être arrosées une ou deux fois par jour.

«La vigne vient très-bien, mais pousse toujours, ce qui fait qu’elle donnera difficilement du raisin.

« On peut faire deux récoltes de pommes de terre par an. On fait plusieurs récoltes de maïs par an.

« Huit ou dix jours après avoir récolté toutes espèces de semence, on peut les mettre en terre ; elles poussent très-bien et ne dégénèrent pas.

« On peut faire jusqu’à quatre récoltés de tabac par an.

« En général, les fruits des Antilles n’ont pas encore réussi, non plus que le prunier et le pêcher. »

in Annales maritimes et coloniales Tome 83 Revue coloniale 1843

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« La France est trop riche, il faut bien lui laisser dépenser son argent » laissa échapper un Anglais à la nouvelle de notre prise de possession des Marquises. C’est ainsi que commence l’article d’un correspondant du journal – Le Constitutionnel – dans sa livraison du dimanche 16 novembre 1845. Dans une lettre datée du 5 avril 1845 et rédigée à Nuku Hiva, l’auteur informe ses lecteurs sur les coûts de cette occupation des Marquises et pronostique un faible retour sur investissement. Si en France, un bilan des premières productions du jardin de Taiohae fut publié en 1843 dans la revue coloniale (ci-dessus : Annales maritimes et coloniales Tome 83), on négligea de chiffrer les coûts de production. L’extrait ci-dessous illustre le propos en décrivant le maigre rendement de cette tentative d’implantation des légumes du vieux continent.

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Six semaines de formation aux métiers de la bijouterie pour dix artisans de Ua Pou

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Depuis 6 semaines, 10 artisans de Ua Pou (les frères Tereino Tony et Timona, Bruneau Mate, Kaiha Augustin, Mohuioho Tea, Kaiha Sylvie, Hapipi Eliane, Teikitutoua Roch,Teheitaeva Pacome, Bruneau Bénédicte) ont suivi une formation aux métiers de la bijouterie et au travail des métaux précieux : l’argent, le laiton, le bronze et le cuivre.

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Cette formation, mise en place par la CCISM Formation et financée par le SEFI, leur a permis en valorisant les matériaux de l’île : les caillaoux, l’os, le bois, les coquillages, de réaliser des bijoux, véritables créations alliant leur savoir faire et la bijouterie d’art. D’artisans, ils deviennent aujourd’hui créateurs et artisans bijoutiers. Ils contribueront ainsi au développement et à la promotion de la culture et de l’art marquisien au Henua Enana mais aussi à Tahiti.

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Encadrés par Marie Andrée Pierrard bijoutière (3 jours de dessin, 4 semaines d’atelier) ; Marie-Noëlle Ottino, ethnologue (3 jours d’arts marquisiens) et Stéphanie Betz (une semaine de marketing), cette formation se terminera par une exposition le jeudi 30 Octobre 2008, à la Mairie de Hakahau.

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Durant cette exposition, chaque créateur animera un stand pour promouvoir son art et ses produits auprès de la population de Ua Pou.

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JACQUES BREL, L’ETERNEL ADOLESCENT (Serge LE VAILLANT – Editions Textuel)

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JACQUES BREL,

L’ETERNEL ADOLESCENT

Serge LE VAILLANT

 Parution : 2 octobre 2008

140 reproductions, 192 pages

 

« Durant son passage sur cette Terre, Brel fut chanteur, réalisateur, belge, comédien, auteur, acteur, compositeur, pilote de ligne, pirate, enfant, amoureux, scout, rêveur, père, fils, employé dans la cartonnerie familiale, menteur, chieur, séducteur, conteur, ami, séduisant, beau, ami généreux, ami fidèle, philosophe du pauvre et du riche, dénonciateur rimbaldien du bourgeois étranglé par les chaleurs, frimeur, scénariste, homme debout, honnête, fumeur, fumeur repenti, amateur d »un whisky qui porte ses initiales, admirateur de la vie, chercheur baudelairien de l’infini, philosophe pour beaucoup, grand frère du commun, emmerdeur (avec ou sans Lino Ventura), curieux de tout, pétri de paradoxes, ado éternel…

On ne refera pas l’histoire.

Je me suis amusé à suivre les traces d’un mec génial, pour revisiter cette histoire que vous connaissez déjà puisqu’elle est nôtre de toute éternité ».   Serge Le Vaillant

Dans cet ouvrage richement illustré, Serge Le Vaillant raconte l’histoire de ce personnage infatigable, de sa souffrance physique et intellectuelle indissociable de sa création et qui aurait eu 80 ans en 2009.

  

L’auteur

Serge Le Vaillant est entré à la Maison de la Radio pour intégrer «L’Oreille en coin» du dimanche après-midi. Tour à tour reporter, animateur, chroniqueur, réalisateur et auteur de textes pour les programmes de nuit… Il est aujourd’hui producteur délégué et animateur toujours et encore la nuit de l’émission « sous les étoiles exactement ». Cet oiseau de nuit amoureux de la mer accompagne les auditeurs de France Inter jusqu’aux petits matins.

Ouvrage publié en partenariat avec France Inter  

Editions Textuel – 48 rue Vivienne – 75002 Paris    Mail : presse-editionstextuel@wanadoo.fr