Peue, la leçon de coiffure

Coiffure

     Retrousser les cheveux de façon à former une grosse touffe sur le côté et sertir d’une couronne, le « peue » en plumes de coq jaunes ou rouges au milieu de laquelle s’érige un panache de fines fibres de palme de cocotier agrémentées de graines de couleurs assorties.

    

Aranui 3

    Aranui signifie "Le Grand chemin" en maori. Un voyage à bord est une manière différente de voyager plus qu’une simple croisière. Depuis 1984, l’Aranui parcourt le Pacifique 15 fois par an jusqu’aux archipels des Marquises. La demande grandissante de biens de consommation et de services a nécessité la conception de ce nouveau cargo, l’Aranui 3.

Aranui_3_hakahau      Lorsque le cargo mouille dans une baie, au petit matin, le chef grutier dépose les baleinières à la mer. Commence alors un ballet ininterrompu de filets bourrés de marchandises, qui sont soulevés et déposés dans le ventre du petit bateau, avec une précision quasi helvétique. Pendant ce temps, à fond de cale, d’autres membres de l’équipage préparent les sacs de ciment, les briques, les charpentes, les appareils de télévision et même, parfois, les voitures qui seront débarqués, le plus souvent, à la force du poignet. A Omoa, ils ont même déchargé une maison entière, empilée sur treize palettes. A la main, ils se sont passé mille trois cents parpaings, qui représentaient vingt-six tonnes, mais aussi trois tonnes de bois de charpente et quatre tonnes de ciment… Extrait tiré de La Route des Marquises, par Jean-Robert Probst, Editions Olizane 1997, Genève

Un île, une fois, Brel :

    « Une île est un rocher, immense et dense masse de terre que le marin espère. Il y retrouve ses rêves d’enfant, celui de Robinson. Car c’est l’enfant qui fait grandir les îles et s’y repose quand il est prêt. L’île est un espoir sorti de l’eau. C’est l’oasis des océans. C’est aussi un berceau. C’est là qu’on pose l’ancre. C’est là qu’on se repose. Qu’on regarde le vent, et peut-être le temps ! »Hiva_oa_brel_                     

     « Une famille, ce n’est pas une maison d’architecte ! C’est avant tout de l’amour, sans porte et sans muraille. Une île, c’est un peu ça : une famille sans barbelés. » Ce soir-là, Brel repense à son pays, à son parcours, à son île d’Hiva Oa, à la maison qu’il veut construire sur la crête, en face de la large baie d’Atuona, au milieu de laquelle s’érige un roc de verdure : l’îlot Hanakee.

     Là-haut, il aura l’air frais, la vue circulaire sur l’océan déchiré de montagnes superbes. La piste d’aviation n’est pas loin. Les départs sont possibles. "La terre est territoire, la mer est méritoire." paulrobert_thomas_jacques_brel.doc

Tiki, collection

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     La première oeuvre achetée par Jacob Epstein est cette pièce, un rare élément d’architecture des Iles Marquises (en 2002, adjugé 291.750 € ! alors qu’il était estimé de 55.000 à 85.500 € ) montrant deux statuettes adossées (homme et femme) reposant sur une base circulaire et supportant un disque épais planté des clous originaux. Leurs jambes musclées paraissent pliées par le poids qu’elles supportent et leurs pieds semblent être enterrés dans la base. Leurs visages marqués de scarifications géométriques ouvrent de grands yeux pleins aux contours simplement dessinés. La sculpture présentée ici, exceptionnelle par sa taille et par son raffinement, a probablement été réalisée pour un chef de haut rang ou un prêtre. Les statues de cette envergure étaient utilisées dans les meae – temples – des Iles Marquises.

Ua Pou, Baie des Requins, quand reviendront-ils ?

     Jean-Michel Cousteau s’est donné pour mission de poursuivre l’œuvre mémorable de son père le Commandant Cousteau et à ce titre s’est inquiété des massacres de requins perpétrés dans le Pacifique. D’après lui, plus de 200 millions de requins sont massacrés chaque année uniquement pour satisfaire les besoins en ailerons des Chinois, des Japonais et des Coréens… Pour Jean-Michel Cousteau, il s’agit là d’une véritable catastrophe économique pour la région notamment pour la fréquentation touristique. Il est vrai que de plus en plus de touristes se rendent en Polynésie pour nager auprès des requins et de nombreux clubs de plongée pourraient fermer s’ils venaient à diminuer. Bien que Jean-Michel Cousteau désapprouve le « shark-feeding », il ne semble pas résolument opposé à cette pratique qui enregistre de plus en plus d’adeptes. Il estime en effet que ce spectacle coutumier permet d’engendrer une sympathie de plus en plus grande vis-à-vis des requins. Il a également réitéré l’appel mondial pour la défense du corail qui disparaît, d’année en année, de plus en plus rapidement. Les responsables locaux ont enregistré avec soin les recommandations de ce grand spécialiste( en 2004), tout en précisant que de nombreuses actions sont en cours en Polynésie, notamment dans les domaines de la défense des baleines, des requins et de la préservation du corail.Baie_de_hakanai_1      Les requins font partie du patrimoine naturel de la Polynésie française,c’est la raison pour laquelle lors du conseil des ministres du 12 avril 2006, le gouvernement d’Oscar Temaru a estimé, qu’il devenait urgent d’interdire le « shark finning » et d’aller au-delà en protégeant les requins pour consolider le ressource touristique du pays. Le shark finning consiste à amputer les ailerons de requins et à rejeter entièrement les restes de l’animal en mer. En complément à cette action, une étude sur le stock de requins en Polynésie sera lancée en 2006. Dans l’attente des résultats attendus en 2008, la pratique du « shark finning » sera donc interdite dans toute la Polynésie française et la pratique du « shark feeding » – nourrir les requins- sera également interdite dans tous les lagons, les passes et dans un rayon de 1 kilomètre centré sur l’axe de la passe. Le commerce et la détention de tout ou partie de requin même monté en article de bijouterie seront interdits sauf pour les requins Mako .

Les caresses du vent

Un vent de verdure pour toute couverture, roulant jusqu’à la cime des arbres sa houle de feuilles naissantes ; une douceur, vierge et sacrée, étalant son innocence sauvage, le soleil seul entrait là, se vautrait en nappe d’or,  enfilait les allées de la course échappée de sa splendeur, laissant pendre à travers les hautes fougères de fins et doux cheveux longs, laissant l’homme boire aux sources l’eau qui ruisselait d’un frisson. Dans le violence des flammes, ce grand et pénétrable jardin vivait avec l’extravagance d’une bête heureuse et libre de tout. C’était une débauche de feuillages, une marée d’herbes si débordante, et de baisers mouillés que l’amour dévorait d’un bout à l’autre, sous les caresses… inondée, noyée  de perles translucides et de rosée encore