Aranui signifie "Le Grand chemin" en maori. Un voyage à bord est une manière différente de voyager plus qu’une simple croisière. Depuis 1984, l’Aranui parcourt le Pacifique 15 fois par an jusqu’aux archipels des Marquises. La demande grandissante de biens de consommation et de services a nécessité la conception de ce nouveau cargo, l’Aranui 3.
Lorsque le cargo mouille dans une baie, au petit matin, le chef grutier dépose les baleinières à la mer. Commence alors un ballet ininterrompu de filets bourrés de marchandises, qui sont soulevés et déposés dans le ventre du petit bateau, avec une précision quasi helvétique. Pendant ce temps, à fond de cale, d’autres membres de l’équipage préparent les sacs de ciment, les briques, les charpentes, les appareils de télévision et même, parfois, les voitures qui seront débarqués, le plus souvent, à la force du poignet. A Omoa, ils ont même déchargé une maison entière, empilée sur treize palettes. A la main, ils se sont passé mille trois cents parpaings, qui représentaient vingt-six tonnes, mais aussi trois tonnes de bois de charpente et quatre tonnes de ciment… Extrait tiré de La Route des Marquises, par Jean-Robert Probst, Editions Olizane 1997, Genève