Inauguration de la mairie de Ua Pou, en présence de Mr Christian Estrosi, Secrétaire d’État à l’Outre-mer

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Joseph Kaiha, lors de l’inauguration de la mairie de Ua Pou, à laquelle participait Christian Estrosi le secrétaire d’État à l’Outre-mer, a évoqué un rattachement direct de l’archipel des Marquises avec la France. Cette déclaration que le secrétaire d’Etat n’a pas, semble-t-il, désavouée a provoqué à Tahiti une vive polémique, et dans les rues de Papeete, une manifestation conduite par le Président Temaru lui-même le samedi suivant.

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Or ce n’est pas la première fois que les élus des Marquises expriment cette demande de rattachement à la Métropole. En 2003, un groupe d’élus renouvela cette demande auprès du Président du Sénat Christian Poncelet, et plus en avant encore, Lucien Kimitete, conseiller territorial, disparu en mer en 2002, avait relancé cette idée qui se manifeste depuis plus de quinze ans déjà.

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« Il y a eu une rencontre secrète aux Marquises entre certains maires et Christian Estrosi…c’était pour mettre au point cette idée. Nous ne sommes pas dupes…Les Marquises n’appartiennent pas à messieurs Kahia et Estrosi. Les Marquises nous appartiennent. C’est notre Pays que l’on veut morceler… C’est indigne d’un Etat au 21ème siècle » a affirmé Oscar Temaru avant d’ajouter qu’ « savait que quelque chose se tramait » et que c’est entre autres pour cette raison qu’il avait refusé d’assister en personne à l’ouverture du festival des Marquises »

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Or, depuis début septembre 2007 sur le panneau d’affichage de la mairie de Ua Pou, on pouvait lire le compte-rendu de la rencontre des maires des Marquises avec Monsieur Estrosi. On pouvait lire ceci :

L’évolution statutaire de la Polynésie française et l’avenir institutionnel des Marquises sont intimement liés.

Le constat que nous faisons de la situation politique de la Polynésie Française est naturellement sans complaisance et critique, au regard des conséquences ressenties directement par nos populations.

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Nous assistons, impuissants, au 5ième changement de gouvernement et de cap depuis mai 2004. Notre souhait n’est pas de nous appesantir sur les dérives et l’instabilité politique que nous connaissons en Polynésie Française, mais plutôt d’appuyer une loi qui pourrait en limiter les effets conséquents sur le développement des Marquises.

Nous avons noté l’engagement exprimé par vous-même d’accompagner l’élaboration d’une nouvelle réforme statutaire pour la Polynésie Française. Nous considérons qu’il est devenu urgent de proposer au Parlement une loi statutaire qui donne à notre archipel une réelle autonomie de gestion, au sein de la Polynésie Française ou mieux, directement au sein de la République Française à laquelle les Marquisiens demeurent indéfectiblement attachés.

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Les différents statuts successifs depuis 1977 qui ont marqué l’évolution politique de la Polynésie Française, n’ont pas intégré durablement le principe d’autonomisation et de décentralisation des archipels et du nôtre en particulier. La réforme statutaire de 1990 avait fait apparaître une nouvelle institution « le conseil des archipels », cette réforme n’a jamais été appliquée et a disparu des lois statutaires suivantes dès 1996.

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Dans cette logique de décentralisation par la loi, les élus communaux des Marquises demandent que la prochaine réforme statutaire de la Polynésie Française identifie une entité territoriale spécifique pour les îles Marquises dans le même esprit d’autonomie sans rupture qui a été adoptée pour l’île de St Barthélémy ou St Martin.  Lire « Polémique à Tahiti : les Marquises veulent se rapprocher de Paris »  et encore ceci : rencontre_elus-marquisiens_estrosi.1199865668.pdf et polemique.1199866169.doc

Inauguration des nouveaux bâtiments du CED, en présence du Gouvernement Temaru et des Autorités catholiques

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     Cela fera 10 ans l’année prochaine que le Centre d’Éducation au Développement aura ouvert ses portes… Le 22 septembre 2007, il inaugurait son nouveau bâtiment avec des représentants des familles de toutes les îles Marquises. C’est l’accomplissement du partenariat mis en place depuis son existence.

     Tout d’abord pour répandre à un besoin, celui de développer des formations sur l’archipel pour maintenir plus longtemps nos jeunes sur place au lieu de se trouver dans l’obligation de se rendre à Tahiti, dans ce nouveau monde inconnu rempli d’embûches… Mais surtout pour mettre en valeur le secteur agricole, porteur de métiers adaptés à la réalité du milieu pour un avenir assuré sur place. Ensuite pour former des professionnels de la profession et redonner les motivations nécessaires pour continuer loin dans ses études. Ce défi, il a été réalisé. Au delà de la construction d’un nouveau bâtiment qui apporte aujourd’hui des conditions idéales de travail, l’ensemble des moyens aussi bien matériels mais surtout humains mis en place aident à construire des hommes debout. La présence des divers partenaires en ce jour d’inauguration a été porteuse de témoignages forts…

     Je souhaiterais rappeler quelques signes… Tout d’abord Dieu, au centre, par la bénédiction, où les jeunes ont pu mettre leur cœur et être des porteurs de la présence de notre Seigneur : sa grâce s’est manifestée au travers de la qualité de leur engagement durant ces deux jours.

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Les autorités de l’Enseignement Catholique se sont rassemblées autour de Frère Rémy pour le féliciter du travail accompli depuis presque 10 ans

     II y a aussi le déplacement de la délégation gouvernementale. Le témoignage du Président Oscar TEMARU, en mettant en valeur la réussite d’un jeune agriculteur, a rappelé l’importance de la volonté pour réussir dans la vie. Il y a eu la présence des diverses Autorités de l’Enseignement Catholique qui ont soutenu, chacun à leur niveau, dans le silence, la mise en place de la structure depuis 10 ans et même davantage. Plusieurs frères ont aussi tenu à faire le déplacement pour rappeler leur soutien dans l’œuvre qui a été implantée.

     Je ne pourrais vous faire partager ici toutes les opportunités qui se sont présentées durant ces deux jours de festivités, qui ont été l’occasion de remercier et d’encourager les uns ou les autres… Je voudrais nommer en premier lieu les parents et leurs  représentants, le trésorier de la FAPEL et le Président de l’Établissement St. Joseph qui œuvrent depuis toujours mais avec grand dévouement et reconnaissance. Vous avez été, Parents, par votre présence, la preuve du soutien que vous apportez à vos enfants et à l’équipe éducative. Par votre investissement dans le partage des tâches diverses et nombreuses lors de ce week-end du 22 vous avez été un témoignage. Je ne peux m’empêcher de transmettre tout mon respect et ma reconnaissance à cette « petite vieille » qui n’a pu faire grand-chose, sinon d’être là et de demander qu’on accepte qu’elle face la vaisselle, un soir, toute seule, jusqu’à 2h le matin. Merci pour son don généreux. Elle a tout donné… Par vos dons financiers importants, vous avez permis d’obtenir un bénéfice de plus de 1 000 000 CFP. Grand merci encore, pour votre action efficace à travers les échanges et les idées neuves qui sont nées et qui vont aboutir sur de nouvelles perspectives, en particulier la mise en place d’une association des parents d’élèves des îles… Votre joie, vos qualités humaines et les attentions particulières que vous nous avez apportées durant ces deux jours nous ont beaucoup touchés et ont été pour nous plus qu’un signe d’affection…

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     L’équipe du CED, qui vient de vivre une première période dans ses nouveaux locaux, se joint à moi pour vous assurer qu’au-delà de cette belle structure, elle est toujours prête à s’adapter et à être présente pour répondre aux attentes et aux besoins de vos enfants.

     Que Dieu vous bénisse et continue à vous protéger au sein de vos familles. Félicitations et recevez toute notre amitié.

Fr. Rémy Quinton

Première foire agricole des îles Marquises du 20 mars aux 24 mars 2007 à Ua Pou.

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L’objectif de cette toute première foire agricole des Marquises est de regrouper tous les agriculteurs de Ua Pou au sein de l’association Puahi, association qui existe depuis octobre 2004, mais l’objectif est aussi de grouper les agriculteurs de l’archipel afin de créer une fédération dans chaque île puis par la suite de regrouper toutes ces associations dans une seule et grande Fédération des Agriculteurs des Marquises.

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Elisabeth Ah Scha, l’organisatrice de cette foire déclare : « Les agriculteurs des Marquises ne sont pas encore tous réveillés… En effet depuis l’an 2000, les Marquises sont invitées à participer à la grande foire agricole de la Polynésie à Tahiti mais il n’y a que Ua Pou et Nuku Hiva qui se rendent à cette foire et ceci depuis la première invitation. Pourquoi alors tant d’inhibitions ? Les agriculteurs marquisiens manquent-ils de produits agricoles ? Ont-ils peur d’aller à Tahiti ? Manquent-ils de motivation ? Est-ce trop difficile de s’organiser pour récolter et envoyer des fruits à Tahiti ? Savent-ils qu’il n’y a aucun problème de logistique puisque le transport des produits est gratuit et qu’en plus il est totalement assuré par les organisateurs ! C’est plutôt aussi et très probablement par manque de concertation entre les agriculteurs. Or cette foire va leur permettre de discuter entre eux et de s’informer mutuellement.

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Est-il possible par exemple, de ne pas voir la manne financière qu’apporte aux Marquisiens, la foire agricole de Tahiti ? La foire de Tahiti est très populaire, les visiteurs sont très nombreux, les produits agricoles des Marquises sont très recherchés et se vendent très bien mais peut-être que certains agriculteurs, que certains d’entre eux se satisfont de la vente du noni et du coprah ? Mais ne faudrait-il pas que les uns et les autres diversifient leurs produits pour ne pas dépendre des aléas d’une seule filière ?

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Qu’est-elle encore la foire de Tahiti pour les agriculteurs de Marquises ? C’est un moment important pour faire la promotion essentiellement de nos agrumes mais c’est aussi un moment important pour rencontrer les grossistes à Tahiti. C’est donc un moment crucial pour organiser la commercialisation des fruits et de tous les produits transformés. » Elisabeth Ah Scha propose tout au long de cette foire aux Marquises, chaque après-midi et chaque soir des réunions. Une réunion avec tous les responsables de chaque délégation pour faire le bilan de la journée. Une seconde réunion pour réfléchir à l’avenir de l’agriculture aux Marquises. Chacune de ces réunions sera animée par le Président de la Chambre d’Agriculture avec un ou plusieurs thèmes différents chaque soir. En vrac citons quelques thèmes : la création de coopératives, les produits bio, la sauvegarde de l’authenticité des produits marquisiens et de leurs saveurs… la commercialisation des agrumes, la protection des revenus des agriculteurs, la fixation des prix, la protection du patrimoine agricole marquisien, etc.

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Elisabeth Ah Scha souhaite au public présent de passer un excellent séjour à Ua Pou, une excellente visite, une bonne participation et beaucoup de réussite aux très nombreux concours qui seront proposés chaque jour mais surtout elle invite à découvrir les produits nouveaux et de profiter des nombreuses dégustations qui seront offertes. Enfin à l’intention des jeunes agriculteurs, il y des stands d’information pour la constitution des dossiers pour la formation professionnelle, des dossiers de demande de financement avec des avantages financiers à connaître : la défiscalisation, les exonérations, la baisse des intérêts…

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Le Gouvernement en tournée à Ua Pou

DiscoursLe maire de Ua Pou s’adresse au Président et au Gouvernement de la Polynésie Française, en tournée aux Marquises.Signatures_de_convention_pom_ua_pou_1                                         Le conseil municipal extraordinaire se termine par la signature de conventions entre le Pays d’Outre-Mer et la Commune de Ua PouLes_yeux_dans_les_yeux. Les yeux dans les yeux, Oscar Temaru congratule un fervent sympathisant du Tavini.

Quatre artistes marquisiens à Châteauvallon (Var) du 4 au 30 septembre 2006

Chef_de_danse      Moana Walter Kohumoetini et trois autres marquisiens, tous originaires de Ua Pou seront les artistes parmi d’autres de la Francophonie lors du spectacle « Toupie or not toupie » ou « la fraternité dans la diversité, générosité et égalité » à Châteauvallon les 28, 29 et 30 septembre 2006. Walter Kohumoetini est chef du groupe de danse de la vallée de Hakahau à Ua Pou aux Marquises. Il participe régulièrement à l’accueil des visiteurs étrangers, ceux de l’Aranui, ainsi qu’à diverses manifestations culturelles (Festival des Marquises, Festival des arts du Pacifique, etc.). Il est également un des tatoueurs les plus réputés de Ua Pou. Il incarne la nouvelle génération d’artistes marquisiens respectueux des traditions ; musicien, il accompagne à la guitare et au ukulélé les soirées de chants marquisiens.

Cardinal & Ordination, Emile Buchin, prêtre

     Le samedi 6 mai 2006, le diacre Emile BUCHIN a été ordonné prêtre en la cathédrale de Taiohae (Nuku-Hiva) par Mgr Charles Balvo, nonce apostolique en poste en Nouvelle Zélande, en présence de Monseigneur Guy CHEVALIER, évêque des Marquises. Ordination_3 cantiques_prieres_en_marquisien.pdf 

     « Après avoir compté longtemps sur les religieux missionnaires, l’Église locale a compris un jour que si elle n’était pas capable de former des prêtres, elle n’en aurait bientôt plus. Vu le peu de candidats, la difficulté à trouver des professeurs, c’était un défi d’une grande hardiesse, mais, grâce à l’aide et aux encouragements de la province franco-américaine des Oblats de Marie, le défi a été relevé, et, depuis 1992, date des premières ordinations, 11 prêtres sont sortis du Grand séminaire de Tahiti. Lourde charge pour le diocèse, la formation des prêtres est cependant considérée comme une tâche prioritaire par tous, car la promotion des laïcs et l’ordination de 24 diacres permanents (deux sont déjà décédés) n’a fait qu’accentuer la souffrance des fidèles de ne pas avoir assez de prêtres pour assurer leurs besoins spirituels » écrit Monseigneur Hubert Coppenrath, Archevêque de Papeete.                          Les_pelerins La_cathedrale_fleurie                                                                                                                  

     "La Congrégation des Sacrés Cœurs de Picpus avait jusqu’en 1973, la charge de faire naître l’Eglise en Polynésie. C’est à ses missionnaires que revient de faire naître les communautés, de bâtir les églises et d’administrer les sacrements. Pendant cette période, le travail et la mission de la Congrégation en Polynésie est le travail et la mission d’un clergé diocésain encore inexistant. Les pères sont donc disséminés dans les îles, seuls à la tête de plusieurs paroisses réparties sur plusieurs îles. La dimension « vie religieuse » est mise en sommeil au profit d’une disponibilité de chacun à faire naître l’Eglise. Pendant les premiers temps de cette mission se sont nouées des relations privilégiées avec la Chili puisque Valparaiso était l’escale obligée sur la route de la Polynésie. Les pères avaient besoin d’une « base logistique » à Valparaiso pour les questions de matériel et comme point de contact avec l’Europe. Et c’est de cette présence nécessaire qu’est partie la fondation de notre Congrégation au Chili. Les soeurs des Sacrés Cœurs de Picpus étaient souhaitées et attendues dès les premières années en Polynésie.   Emile_buchin_et_le_nonce_apostolique Les_congratulations                

    

     C’est ainsi que Mgr Rouchouze demanda des soeurs, notamment pour l’éducation des jeunes filles. Le 15 décembre 1842, le bateau « Marie Joseph » quitte la France pour le Pacifique. A son bord, 26 membres de la Congrégation dont Mgr Rouchouze, 7 prêtres, 7 frères, 10 soeurs et 1 sous-diacre. Le bateau ne devait jamais arriver. On pense qu’il a sombré corps et biens au large du Cap Horn en avril 1843. Si les soeurs s’implantèrent plus tard aux Hawaii, la Polynésie Française dut attendre jusqu’aux années 2000 pour reprendre espoir de voir des soeurs de la Congrégation et en 1998, une jeune Marquisienne, Valentine Haapipi demanda à entrer dans la Congrégation." (Texte de Pascal Chang Soi ss.cc).

     En octobre 2002 a été ordonné le 3ème prêtre Polynésien de la Congrégation : William TEPA. Le 30 décembre 1995 Ordination du premier prêtre Marquisien à Taiohae : Joseph Taupotini En 1994 eut lieu l’ordination du premier prêtre Tahitien : Tahiri TIAOAO.

     PS. De nouvelles recherches situeraient la disparition de Mgr Rouchouze à l’île de Pâques in « Enquête sur la disparition de l’évêque Rouchouze en 1843 », Corine Raybaud Bulletin de la S.E.O. (Société des Etudes Océaniennes, n° 281/282, juin-septembre 1999