La piste de Hakahau à Hakamaii

Vidéo de Lionel TEHAAMOANA

La première fois au volant d’un 4×4 pick-up Toyota sur cette piste, j’ai mis 2h 30 pour parcourir les 31 kilomètres qui séparent Hakamaii de Hakahau. Plus tard avec de plus en plus d’agilité, environ une heure seulement. Lorsque je faisais ce trajet pour aller au travail, il n’y avait pas tous ces passages cimentés. Le damage des pistes n’est jamais terminé, il faut recommencer après la pluie. Si le nombre de kilomètres bétonnés a augmenté depuis 10 ans, il aura fallu vingt ans pour obtenir ce bétonnage sur l’île qui compte grosso modo 60 km de pistes au total pour partie  cimentées, le reste maintenues en l’état en terre et cailloux, de très gros cailloux parfois et des ornières profondes sans compter les éboulements.

Une fois je passais trop rapidement devant des cantonniers je n’ai pas bien compris leur signal, j’ai continué jusqu’à ce que je sois bloqué par un gros tas de graviers déversé d’un de leurs camions au beau milieu de la piste. D’un côté la falaise, de l’autre le ravin (quelques centaines de mètres) et la piste en lacets en épingle à cheveux. Nullement doué pour faire une marche arrière dans ces conditions sur deux kilomètres je décide de passer par-dessus le tas en maintenant en équilibre le 4×4, un Terrano, pour ne pas le renverser du côté du ravin ni l’immobiliser à cheval sur le tas de graviers. Je passe avec d’infinies précautions puis… la manœuvre terminée, je vois derrière moi quelqu’un sur son tractopelle venu à mon secours ; il était resté là pantois spéculant certainement avec doute sur les conséquences de mon improvisation.

France Culture – Marie-Noëlle & Pierre Ottino – Les Marquises, archéologie et identité

 

Loin des mièvreries entourant le mythe polynésien, l’archéologie des îles Marquises révèle un passé de chefferies complexes avant l’arrivée de James Cook. Les Marquises ont été aussi un monde mourant, celui décrit en 1907, par Victor Ségalen dans les immémoriaux.

Quelle est désormais le rôle de l’archéologie.  Peut-on entrevoir ces mutations, entre déclin, ou renouveau ?

Avec Marie-Noëlle Ottino, historienne UMR Paloc du CNRS et Pierre Ottino-Garanger archéologue, chargé de recherche à l’IRD.