Depuis quelques années, la mobilisation des habitants de Ua Pou est très forte. Le retour aux sources se traduit par un projet de parc patrimonial visant à recenser et à faire valoir tous les aspects de la culture marquisienne, autant ce qui a trait à la flore, la faune et la géologie que ce qui touche aux traditions.
Un musée consacré à l’arbre à pain, dont on a recensé une vingtaine de variétés différentes sur l’île, va être créé.
Une équipe de dix travailleurs s’occupe à plein temps de sentiers de randonnée qui totalisent quelque 150 kilomètres. Des guides, dûment formés, ont obtenu leur certification.
Hakahetau, de plus, est organisé en village d’accueil permettant aux visiteurs de vivre, en logeant chez l’habitant, un contact étroit avec la population.
Tous les gens que j’ai rencontrés le temps de cette courte escale – qui ont en commun l’amabilité et la simplicité -m’ont donné rendez-vous pour la semaine du 16 décembre, alors que Ua Pou accueillera le 20e Festival des arts marquisiens.
Non seulement les habitants des cinq autres îles des Marquises participent activement à cette fête, mais des « cousins » viennent aussi des autres archipels du Pacifique Sud qui partagent avec les Polynésiens la même culture océanienne.
L’objectif ultime des gens de Ua Pou est d’arriver à faire figurer (en 2009 ou 2010) tout l’archipel des Marquises au Patrimoine mondial de l’humanité, tant du point de vue naturel que sur le plan culturel.

