

Situées à 5500 km de Los Angeles, à 4000 km au sud de Hawaii, 7500 de Sydney, 6500 de Santiago du Chili, et à 1400 km au nord-est de Tahiti, les Marquises (archipel composé de 12 îles dont 6 sont habitées) sont les îles les plus éloignées de tout continent. Entre traditions et modernité, entre ciel et mer, Ua Pou, Hiva Oa, Nuku Hiva, Fatuiva (Fatu Hiva), Mohotani (Motane), Tahuata, Ua Huka et Eiao, les îles Marquises, Terre des Hommes, Te Fenua Enata, Te Henua Enana, the Marquesas Islands. Blocs de lave surgis du Pacifique, ces îles hautes composent un paysage dentelé à la beauté sauvage et envoûtante. Les Marquises s'offrent dans leur rudesse, brutales et authentiques…



L’intransigeant 22 janvier 1938 Sauvons les Marquises René Hamon

La photographie originale de cette Marquisienne tatouée de Hiva Oa ne montre aucun tatouage sur le visage. Le maquettiste du journal n’ayant aucune connaissance des tatouages des îles Marquises a, inintelligemment, cru bon d’ajouter des signes bizarres voire cabalistiques sur la photo.

L’Intransigeant 20 janvier 1938 Article de Renée Hamon

in L’Intransigeant du 19 janvier 1938 – Article « PACIFIQUE 1938 VII » par Renée HAMON

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Vidéo de Lionel TEHAAMOANA
La première fois au volant d’un 4×4 pick-up Toyota sur cette piste, j’ai mis 2h 30 pour parcourir les 31 kilomètres qui séparent Hakamaii de Hakahau. Plus tard avec de plus en plus d’agilité, environ une heure seulement. Lorsque je faisais ce trajet pour aller au travail, il n’y avait pas tous ces passages cimentés. Le damage des pistes n’est jamais terminé, il faut recommencer après la pluie. Si le nombre de kilomètres bétonnés a augmenté depuis 10 ans, il aura fallu vingt ans pour obtenir ce bétonnage sur l’île qui compte grosso modo 60 km de pistes au total pour partie cimentées, le reste maintenues en l’état en terre et cailloux, de très gros cailloux parfois et des ornières profondes sans compter les éboulements.
Une fois je passais trop rapidement devant des cantonniers je n’ai pas bien compris leur signal, j’ai continué jusqu’à ce que je sois bloqué par un gros tas de graviers déversé d’un de leurs camions au beau milieu de la piste. D’un côté la falaise, de l’autre le ravin (quelques centaines de mètres) et la piste en lacets en épingle à cheveux. Nullement doué pour faire une marche arrière dans ces conditions sur deux kilomètres je décide de passer par-dessus le tas en maintenant en équilibre le 4×4, un Terrano, pour ne pas le renverser du côté du ravin ni l’immobiliser à cheval sur le tas de graviers. Je passe avec d’infinies précautions puis… la manœuvre terminée, je vois derrière moi quelqu’un sur son tractopelle venu à mon secours ; il était resté là pantois spéculant certainement avec doute sur les conséquences de mon improvisation.