Cheval, kevale

Cheval_des_marquises

    Les chevaux sauvages des Marquises, des petits chevaux – puaka piki enana – vivant plus ou moins en liberté notamment à Ua Pou et Ua Huka « l’Ile aux chevaux ». Ils seraient plus nombreux que les 600 habitants dit-on. Ils auraient été importés du Chili par l’amiral Dupetit-Thouars en 1842 qui les offrit au chef Iotete de Tahuata. Mais les chevaux n’ont réellement été introduits aux Marquises qu’après 1880. Au début de l’année 1887, il n’y avait pas encore un seul cheval à Fatu Iva. Kevale1 

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Gauguin, 1903

1903     Etrangement Gauguin n’a pas la même cote de popularité en Polynésie qu’en métropole. Pour les Polynésiens, tout d’abord, ce n’est qu’un popa’a (Français – peau pâle) et figure avec Bougainville, Loti, Melville ou Segalen au nombre de ces artistes européens qui ont traversé le Pacifique à la recherche de l’origine et du mythe sauvage, dont ils ne sont finalement que les icônes muettes. D’autre part, les Polynésiens n’acceptent pas forcément ni ne reconnaissent sa vision de la Polynésie et son œuvre reste « un » regard « sur » la Polynésie. Enfin, on retient souvent l’image d’un homme ravagé par la maladie fréquentant de très jeunes filles dont il renie les enfants qu’elles lui donnent. D’aucuns racontent même qu’il aurait fui aux Marquises pour éviter de reconnaître son fils tahitien… Quelle est la part de réalité, de vexation familiale, de désir de reconnaissance par rapport à une présence française encore très forte en Polynésie ? Ce qui est sûr néanmoins, c’est que jamais on n’entendra un Tahitien dire « la Polynésie, c’est Gauguin, Gauguin, c’est la Polynésie ». Juliette Le Maoult

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     J’ai rencontré aujourd’hui, une Tahienne installée aux Marquises : "Grâce à Gauguin. C’est Gauguin qui m’a donné envie de venir ici".