Ua Pou, Hakatao

Hakatao 

LES CARACTERISTIQUES DE L’ILE :

2.013 habitants ont été comptabilisés au recensement de 1996 (1.103 sur Hakahau, 93 sur Hohoï, 221sur Hakatoa, 196 sur Hakamaïï, 198 sur Haakuti et 202 sur Hakahetau). Il s’agit d’une île massive et montagneuse culminant à plus de 1.200 m. Les plaines littorales sont rares et peu étendues, ce qui concentre la majorité de la population dans des baies très difficiles d’accès compte tenu de la topographie de l’île. Les pistes sont en bon état général, mais néanmoins difficilement carrosables en période de forte pluie. Le temps de parcours moyens en 4 X 4 et par temps sec sont les suivants : – Hakahau-Hohoï : 30mn ; – Hohoï-Hakatao : 45 mn ; – Hakahau-Hakahetau : 45 mn ; – Hakahetau-Haakuti : 45 mn ; – Haakuti-Hakamaii : 45 mn.

Bois de rose

     Miro (Thespesia populnea), Bois de rosé d’Océanie, Mi’o en marquisien. Le Miro est indigène de l’Afrique de l’Est jusqu’en Polynésie orientale où, néanmoins, il est considéré introduit par certains auteurs. En Polynésie française, le Miro est présent dans tous les archipels, tout en étant peu commun dans l’archipel des Tuamotu. Le Miro croît essentiellement en bord de mer et notamment sur sables calcaires dans les archipels de la Société et des Tuamotu et Gambier. Néanmoins, aux Marquises, dans la Société et dans une moindre mesure aux Australes, il est possible de le rencontrer sur substrat basaltique jusqu’à plus de 400 m d’altitude dans des vallons plus ou moins secs. Arbre de la famille des Malvacées de moyenne grandeur, au port souvent oblique, pouvant atteindre 20 m de hauteur et plus de 80 cm de diamètre. Feuilles simples, alternes, ovales à cordées de 14 à 22 cm de long pour 11 à 1 6 cm de large. Pétioles de 2 à 16 cm de long. Fleurs solitaires possédant un calice de 5 sépales et une corolle de 5 pétales, ces derniers mesurant de 5 à 6 cm de long sur 3 à 4,5 cm de large. Corolle s’ouvrant le matin de couleur jaune citron avec une tâche basale pourpre et se fanant dans l’après-midi en prenant une couleur mauve à orange. Fruit sous forme d’une capsule sub-globuleuse de 2 à 3 cm de long sur 2 à 4 cm de large à sève rougeâtre et de couleur verte à brune à maturité, contenant une dizaine de graines pileuses. En fleurs et en fruits toute l’année Miro                                                                                                                   

     La présence répétée du Miro sur les marae, la tradition orale et les divers usages du bois, des branches, des feuilles lui confèrent le titre d’arbre le plus sacré en Polynésie orientale : il est l’émanation du dieu Roro’o (prieur chanteur, premier messager du dieu Tâne) qui inspirait les prêtres dans leurs dévotions. Notamment, les branches de Miro étaient employées en de nombreux offices : négociation d’une trêve, représentation des dieux… Aux Marquises, son bois était utilisé sous la forme de baguettes frottées l’une sur l’autre par les prêtres, lors de cérémonies religieuses. Son bois était un des plus prisé par les sculpteurs puisqu’il servait notamment à la réalisation de récipients, pagaies, manches de harpon et traverses de pirogues à balancier. Actuellement, il est essentiellement utilisé sous forme d’objets sculptés pour les touristes : tiki, ‘umete, lances… Aux Marquises, le jus issu de l’écorce était utilisé pour teindre le tapa enveloppant les nouveaux-nés tandis que celui provenant des racines servait à colorer et parfumer le mono’i. En médecine traditionnelle, les très jeunes graines broyées et appliquées sur le front étaient employées afin de soulager les migraines tandis que le suc exsudant des pédoncules est encore utilisé contre les piqûres de cent-pieds. Les écorces fraîches de Miro sont encore souvent utilisées pour traiter les calculs urinaires, lymphangites, et plaies envenimées. Les pieds de Miro ainsi écorcés et blessés sont observés fréquemment le long des routes ou des plages. Des frictions d’une décoction de feuilles et d’écorces suivies d’une application de sève de fruits verts permet de soigner la gale. Enfin, les fruits verts sont utilisés pour traiter les fibromes et tumeurs diverses, les fausses couches et les pertes blanches avec troubles nerveux. Miro_fleur_du_jour_Miro_fleur_du_crpuscule

Cardinal & Ordination, Emile Buchin, prêtre

     Le samedi 6 mai 2006, le diacre Emile BUCHIN a été ordonné prêtre en la cathédrale de Taiohae (Nuku-Hiva) par Mgr Charles Balvo, nonce apostolique en poste en Nouvelle Zélande, en présence de Monseigneur Guy CHEVALIER, évêque des Marquises. Ordination_3 cantiques_prieres_en_marquisien.pdf 

     « Après avoir compté longtemps sur les religieux missionnaires, l’Église locale a compris un jour que si elle n’était pas capable de former des prêtres, elle n’en aurait bientôt plus. Vu le peu de candidats, la difficulté à trouver des professeurs, c’était un défi d’une grande hardiesse, mais, grâce à l’aide et aux encouragements de la province franco-américaine des Oblats de Marie, le défi a été relevé, et, depuis 1992, date des premières ordinations, 11 prêtres sont sortis du Grand séminaire de Tahiti. Lourde charge pour le diocèse, la formation des prêtres est cependant considérée comme une tâche prioritaire par tous, car la promotion des laïcs et l’ordination de 24 diacres permanents (deux sont déjà décédés) n’a fait qu’accentuer la souffrance des fidèles de ne pas avoir assez de prêtres pour assurer leurs besoins spirituels » écrit Monseigneur Hubert Coppenrath, Archevêque de Papeete.                          Les_pelerins La_cathedrale_fleurie                                                                                                                  

     "La Congrégation des Sacrés Cœurs de Picpus avait jusqu’en 1973, la charge de faire naître l’Eglise en Polynésie. C’est à ses missionnaires que revient de faire naître les communautés, de bâtir les églises et d’administrer les sacrements. Pendant cette période, le travail et la mission de la Congrégation en Polynésie est le travail et la mission d’un clergé diocésain encore inexistant. Les pères sont donc disséminés dans les îles, seuls à la tête de plusieurs paroisses réparties sur plusieurs îles. La dimension « vie religieuse » est mise en sommeil au profit d’une disponibilité de chacun à faire naître l’Eglise. Pendant les premiers temps de cette mission se sont nouées des relations privilégiées avec la Chili puisque Valparaiso était l’escale obligée sur la route de la Polynésie. Les pères avaient besoin d’une « base logistique » à Valparaiso pour les questions de matériel et comme point de contact avec l’Europe. Et c’est de cette présence nécessaire qu’est partie la fondation de notre Congrégation au Chili. Les soeurs des Sacrés Cœurs de Picpus étaient souhaitées et attendues dès les premières années en Polynésie.   Emile_buchin_et_le_nonce_apostolique Les_congratulations                

    

     C’est ainsi que Mgr Rouchouze demanda des soeurs, notamment pour l’éducation des jeunes filles. Le 15 décembre 1842, le bateau « Marie Joseph » quitte la France pour le Pacifique. A son bord, 26 membres de la Congrégation dont Mgr Rouchouze, 7 prêtres, 7 frères, 10 soeurs et 1 sous-diacre. Le bateau ne devait jamais arriver. On pense qu’il a sombré corps et biens au large du Cap Horn en avril 1843. Si les soeurs s’implantèrent plus tard aux Hawaii, la Polynésie Française dut attendre jusqu’aux années 2000 pour reprendre espoir de voir des soeurs de la Congrégation et en 1998, une jeune Marquisienne, Valentine Haapipi demanda à entrer dans la Congrégation." (Texte de Pascal Chang Soi ss.cc).

     En octobre 2002 a été ordonné le 3ème prêtre Polynésien de la Congrégation : William TEPA. Le 30 décembre 1995 Ordination du premier prêtre Marquisien à Taiohae : Joseph Taupotini En 1994 eut lieu l’ordination du premier prêtre Tahitien : Tahiri TIAOAO.

     PS. De nouvelles recherches situeraient la disparition de Mgr Rouchouze à l’île de Pâques in « Enquête sur la disparition de l’évêque Rouchouze en 1843 », Corine Raybaud Bulletin de la S.E.O. (Société des Etudes Océaniennes, n° 281/282, juin-septembre 1999