Manifestation à UA POU contre l’arrêt des vols AIR TAHITi
Pour accompagner le développement des Marquises, un twin-otter – avion bimoteur de 19 places – est basé à Hiva Oa. Financé à 100 % par l’Etat, au titre du fonds de reconversion de la Polynésie française, il représente un investissement de 396 millions de FCFP (3 300 000 euros). Il est exploité par la compagnie Air Tahiti. Cet avion est exclusivement destiné, en liaison avec les moyens existants, à la desserte intérieure des Marquises (Hiva Oa, Nuku Hiva, Ua Pou, Ua Huka) et répond à un besoin réel, à une autre manière de découvrir les îles. (Allocution de Monsieur le Haut-Commissaire de la République en Polynésie française à l’occasion de la cérémonie inaugurale de l’Aranui 3, le 26/02/2003)
Marquesan Tahitians in Ua Pou Festival 2007
Marquises : Un petit tour en avion avec Jacques Brel
En juin 1978, Jacques Brel accepte néanmoins de guider une équipe de « Visa pour le Monde » qui réalise un reportage aux îles Marquises, où il s’est retiré depuis 1975. Cet extrait montre Brel aux commandes de son bimoteur aux côtés de sa compagne Maddly, survolant et présentant la côte est de l’île d’Hiva Oa sur laquelle ils vivent. Jacques Brel décédera quelques mois après la réalisation de ce reportage exceptionnel.
Diffusion : 31/12/78 – Réalisateur : Maurice Vermeersch – Copyright : somuna.be 2011
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ÎLES MARQUISES : « La troisième lettre d’EIAO » publiée par Michel Charleux
Se tenir marquise en tête aux îles Marquises
« Se tenir marquise en tête » se dit lorsque quelqu’un est amoureux. Qui donc plus que Jeanne et Samuel se sont tenus marquise en tête depuis 60 ans ? Ils ont célébré leur noce de diamant en juillet. Jacques Vitellini a photogaphié et commenté l’événement dans Empreintes de Ua Pou (Te tapuvae no Ua Pou, le magazine d’information communal qui vous dit tout sur la vie quotidienne de l’île).
Marquises : Visite du Haut-Commissaire à Ua Pou
Lire l’article de Christophe Combes
France Ô : Les Marquises au JT Infos soir du jeudi 16 juin
Festival de l’imaginaire : Chants et danses de Nuku Hiva (Îles Marquises) avec Te Hina O Motu Haka
Sous le banian majestueux, s’étend le meae, l’espace sacré où les Marquisiens se réunissaient pour leurs fêtes et leurs cérémonies au rythme des tambours pahu. Au coeur de la célébration, la danse et des légendes qu’hommes et femmes content avec force, douceur, générosité, amour, courage, usant du chant et du geste dans des chorégraphies toujours renouvelées sous les regards attentifs du tuhuka, le maître du savoir, et du tuhuka koika le maître de la fête qui prépare la troupe pour la manifestation.
Îles Marquises, Henua Enana, c’est-à-dire la Terre des Hommes en marquisien. Cet imposant massif volcanique surgi du fond de l’océan il y a quelques milliers d’années ne cesse de hanter les voyageurs dans leur course effrénée vers un horizon jamais atteint et nourrit les fantasmes d’un paradis exotique.
Derrière le rêve, la réalité. Brutalité de l’histoire. Relire Taïpi de Herman Melville, Les Immémoriaux de Segalen et les lettres de Gauguin. Déculturation, acculturation, interdictions en tous genres dont celle de parler la langue maternelle, perte d’identité, de mémoire, population décimée par les maladies, par la tristesse, peuple qui s’est laissé mourir… « parce qu’il ne dansait plus », aurait dit un chef marquisien.
Alors, dans les années 70, quelques jeunes Marquisiens d’exception ont voulu retrouver « une âme » et ont entrepris à travers l’archipel un remarquable travail de collecte auprès des anciens : mémoire des légendes, gestes, rythmes. Et danses. La danse renaît, avec elle l’enthousiasme des nouvelles générations qui trouvent là un terrain idéal pour exprimer leur fierté d’être. Deux noms s’imposent ici, celui de Lucien Kimitete, ancien maire de Nuku Hiva et figure emblématique du réveil marquisien, disparu entre ciel et mer en 2002, et Georges Teikiehuupoko, président de l’Académie Marquisienne qui oeuvre sans relâche, avec beaucoup d’autres, pour réunir et rassembler tout le patrimoine oral.
Les danses marquisiennes se prêtent volontiers à ce renouveau car, au-delà du cadre fixé par la tradition qui décrète que telle danse est statique, comme par exemple le Ruu que les femmes dansent à genoux dans le but de calmer les esprits, ou telle autre réservée aux hommes comme le Putu qui accompagne les chants de bienvenue, elles laissent place libre à l’invention. Selon le thème choisi, la légende racontée, des gestes, des figures chorégraphiques nouvelles surgissent. Elles incarnent des idées, produisent des images et c’est à ce pouvoir d’évocation qu’est jugé le talent des danseurs. L’ordre chronologique des danses, lui, est immuable. Pourtant, les nouvelles générations n’hésitent pas à le bousculer. De la même manière, elles mettent l’accent sur le Haka Toua, impressionnante danse des guerriers que les jeunes gens dansent avec une jubilation quasi jouissive, encouragés par les cris enthousiastes des danseuses alors cantonnées au rôle de spectatrices. Malgré un fond culturel commun, cette danse ne doit pas être confondue avec le Hakka des Maoris de Nouvelle Zélande.
Parmi les danses les plus remarquables, la danse de l’oiseau, Haka Manu, toute en grâce et en douceur, implique une danseuse soliste. Le Maha’u, ou danse du cochon est réservée aux hommes. Elle fut interdite par les missionnaires à cause de ses connotations érotiques et du râle particulier émis par les danseurs. On dit que quand la danse du cochon est bien dansée, les chiens doivent hurler…
Sur chaque île de l’archipel, une ou plusieurs associations regroupent jeunes et moins jeunes qui se retrouvent régulièrement pour danser, se préparer à différents festivals, mais aussi pour créer, ensemble, de nouvelles figures. Te Hina O Motu Haka de Nuku Hiva, est l’invitée de cette 15e édition du Festival de l’Imaginaire où elle présentera une légende, celle de la création des îles Marquises. Une création à découvrir.
Arwad Esber, Directrice du Festival de l’Imaginaire
Avec Jacques Poea Haiti, danseur et chorégraphe ; Jacky Kimitete, danseur et chorégraphe ; Max Peterano, danseur ; Yoann Taupotini, danseur ; Venance Taupotini, danseur ; Roland Teatiu, danseur ; Ralph Tetohu, danseur ; Olivier Fiu, danseur ; Aniata Kimitete, danseuse haka manu ; Claire Haiti, danseuse et chanteuse soliste ; Davina Kautai, danseuse ; Mylène Peterano, danseuse ; Guylène Peterano, danseuse et chanteuse soliste ; Dinah Deane, danseuse ; Alice Gendron, danseuse ; Ronald Tihoni, chef musicien ; Taivete Tihoni, percussions ; Huukena Teiki Huukena, percussions ; Colette Tihoni, choriste ; et Débora Kimitete.
Danse de l’oiseau, groupe de Nuku Hiva au Festival des Arts Ua Pou 2007
Dates et horaires Musée du quai Branly :
Vendredi 10 et samedi 11 juin à 20h
Dimanche 12 juin à 17h
En tournée : Le Théâtre – Centre Culturel
Jacques Duhamel de Vitré le mercredi 15 juin à 20 h 45







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