Auteur : René DOUDARD PURUTAA
Tiges de bambou
Orchidée
Noix de coco
Sécheresse sur l’île de Hiva Oa
Marquises : un référendum pour un statut de collectivité territoriale ?
Les élus Marquisiens veulent un retour aux urnes et un référendum pour un statut de collectivité territoriale
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Benoît Kautai danse devant la délégation de l’île de Pâques lors du festival de Ua Pou
(Tahitipresse 06/02/2009) – Dans le contexte politique actuel, Benoît Kautai, président du mouvement autonomiste marquisien « Te Henua Enata a Tu », et élu à l’assemblée dans le groupe To tatou Ai’a, rappelle qu’il a été élu, avec Joëlle Frébault, sur cette liste car il prônait l’évolution statutaire des Marquises vers une collectivité territoriale. Et de réclamer « un retour aux urnes car nous ne nous reconnaissons plus en aucune entité politique tant les couleurs se sont mélangées ».
« Te Henua Enata a Tu », mouvement autonomiste marquisien présidé par Benoît Kautai, tient à rappeler, dans un communiqué, ses motivations lors des dernières élections territoriales du 27 janvier 2008. « Nous avions évoqué en particulier l’évolution statutaire des Marquises vers une collectivité territoriale, à l’instar de Saint Martin ou Saint Barthélémy. Nous avions recueilli plus de 60% des suffrages exprimés et donc, par conséquent, l’adhésion d’une majorité de la population marquisienne à ce projet de statut de collectivité territoriale », écrit-il.
« Aujourd’hui, lorsque nous voyons les élus des Iles du Vent réclamer dans son ensemble une circonscription unique dans un futur mode de scrutin, nous sommes inquiets, et c’est faire peu cas de la représentativité des archipels. C’est de nouveau exercer une centralisation que nous avons toujours combattu au Te Henua Enata a Tu », dénonce Benoît Kautai.
Et de rappeler qu’avec Joëlle Frébault, ils ont été élus sur la liste Te Henua Enata a Tu. « Nous avons apporté à To Tatou Ai’a deux élus supplémentaires, car nous voulions travailler avec la majorité et changer de mode de gouvernance. Force est de constater que nous avons assisté impuissants aux chantages des uns et des autres. Nous aurions pu en faire autant, nous positionner comme certains en tant que non inscrits, est-ce que nous aurions fait avancer la pirogue ? Nous en doutons, néanmoins nous avons cru en ce changement », regrette l’élu marquisien.
« Nous avons également souhaité au sein de nos communes plus de partenariat, en mettant en place une communauté des communes des Marquises en vue de mutualiser nos moyens financiers et humains. Nous attendons les accords du Pays, de l’Etat ainsi que de toutes les communes des Marquises depuis presque un an. ‘Gémir n’est pas de mise aux Marquises’, mais cette fois-ci, nous refusons d’attendre plus longtemps le bon vouloir des dirigeants quels qu’ils soient », prévient-il.
Et de conclure, pour résumer : « Nous disons non à la circonscription unique. Nous réclamons plus d’autonomie et de décentralisation pour les Archipels. Nous sommes également pour un retour aux urnes, car nous ne nous reconnaissons plus en aucune entité politique tant les couleurs se sont mélangées. Enfin nous demandons un référendum pour un statut de collectivité territoriale ».
Source : http://www.tahitipresse.pf/index.cfm?snav=see&presse=26684
Marquises : Concours de fabrication de pirogues traditionnelles de pêche à Ua Pou en décembre 2008
Ce concours a pour objet de promouvoir la culture marquisienne à travers la fabrication de pirogues traditionnelles de pêche côtière.
Depuis une centaine d’années, chaque famille Marquisienne devait impérativement posséder une ou deux pirogues de pêche et un ou deux chevaux. Sans pirogue et sans cheval, une famille aurait éprouvé de très grandes difficultés à survivre.
Avec ce concours, le chanteur Rataro a voulu faire connaître et renaître ce savoir-faire ancestral qu’est la confection d’une pirogue.

S’il est vrai que les outils utilisés aujourd’hui sont modernes : tronçonneuses, raboteuses, haches, polisseuses, par contre les techniques de conception restent d’inspiration traditionnelle.

Les consignes étaient claires pour les membres de chacune des équipes participantes. La conception et la fabrication d’une pirogue traditionnelle de pêche côtière avaient pour objectif de transmettre à la jeunesse de l’île de Ua Pou, les connaissances de ces maîtres tailleurs de pirogues, les « tuhuka taai vaka », de convaincre les Marquisiens de l’importance de conserver leurs savoirs et savoir-faire en la matière, de les sensibiliser à la nécessité de transmettre aux nouvelles et jeunes générations, les différentes techniques de construction, éléments du patrimoine culturel océanien, polynésien et de surcroît plus spécifiquement marquisien.

Dans des troncs immenses de falcata, les équipes inspirées ont pendant trois jours, taillé, poli, puis sculpté diverses pirogues simples et usuelles, d’autres légendaires, rituelles ou mythiques.

Quelques équipes ont respecté scrupuleusement les consignes du concours ; ils ont taillé une pirogue simple sans décoration ni référence à une légende ; malheureusement ils ont été classés derniers. Les membres du jury ne respectant pas eux-mêmes le règlement, ont confondu les critères de sélection et n’ont pas fait de différences dans les catégories : pirogues cérémonielles, pirogues de pêche… Lors du prochain concours, une classification distinguera les pirogues de pêche côtière et les pirogues légendaires…

Au-delà du concours, on peut voir encore ici ou là, dans quelques vallées comme celle de Haakuti, la construction de pirogues en bois qui servent à aller à la pêche.

Par ailleurs, le cheval depuis quelques années est remplacé par de gros, énormes, coûteux et luxueux 4×4 de plus en plus nombreux et des barques en aluminium supplantent les pirogues traditionnelles en maiore dans certaines baies des îles Marquises

1958 : La visite du Gouverneur Sicot aux Marquises
En 1958, le gouverneur Sicot, nouvellement muté en Polynésie française, embarque à bord d’un voilier et navigue jusqu’aux îles des Marquises.
Cette visite, très officielle, est un évènement majeur pour les habitants de l’archipel.
Tahiti.TV présente sur le web un excellent film documentaire restauré (101,29 Mo) que vous pouvez visionner en cliquant ICI
Source : Tahiti.tv
Les musées de Metz Métropole présentent du 16 janvier au 30 mars 2009 une exposition intitulée : « La massue des Marquises »
La massue des Marquises
Premier opus du nouveau cycle « Inventaire à la Prévert », cette exposition est organisée autour d’une très belle et énigmatique massue en bois provenant des îles Marquises en Polynésie. À la fois arme véritable et symbole de pouvoir, l’objet comporte d’étonnants motifs sculptés caractéristiques de l’art marquisien. Conservée dans les réserves des musées de Metz Métropole, cette arme est présentée pour la première fois.
Des dessins, des gravures, des livres et des cartes anciennes, datant essentiellement des 18ème et 19ème siècles, expliquent la provenance, la fonction et le contexte de cet objet très éloigné de nos propres références culturelles et esthétiques. Complétant la présentation, deux exceptionnelles statuettes en bois d’une divinité marquisienne sont mises en relation avec la massue. Quelques textes introductifs permettent de faire le lien entre les documents présentés et la massue placée au centre de l’exposition.
Cette exposition a aussi pour objectif d’évoquer les « terres lointaines » et les grands voyages qui ont mis aux Européens en contact avec ces territoires et ces populations aux traditions si différentes.
Cette exposition bénéficie des prêts consentis par quatre institutions détenant des œuvres majeures permettant d’éclairer l’histoire et le parcours de la massue de Metz. Il s’agit de cartes anciennes et d’ouvrages de James Cook conservés à la médiathèque du Pontiffroy, à Metz ; de statuettes prêtées par le musée de la Castre, à Cannes ; de dessins originaux et de gravures provenant du musée des Beaux-Arts de Chartres ; de photographies anciennes et de dessins originaux prêtés par le département Marine du service historique de la Défense, à Vincennes.
Ainsi inauguré, le cycle de petites expositions intitulé «Inventaire à la Prévert» sera prioritairement consacré à la présentation d’œuvres conservées dans les réserves du musée. Il s’agit d’objets méconnus, souvent singuliers et rares. Ces objets n’ont jamais été montrés ou ne l’ont pas été depuis très longtemps. Le choix des œuvres sera volontairement éclectique et, essentiellement, hors des grands domaines patrimoniaux pour lequel le musée est principalement connu. Ainsi les collections ne faisant pas l’objet de présentations permanentes seront-elles privilégiées : ethnologie, histoire naturelle, souvenirs historiques …
Cette manifestation est accompagnée d’un petit journal présentant l’objet en détail et fournissant des éléments d’explication, textes et images, sur son contexte culturel, historique et les circonstances de son arrivée à Metz.
L’iconographie contenue dans ce petit journal, pour partie différente de celle de l’exposition, est un complément et un prolongement de la visite.
Deux Visites Passion sous la conduite du commissaire de l’exposition auront lieu le dimanche 25 janvier à 15h00 et à 16h00 (réservation obligatoire).
Source http://musees.ca2m.fr/site/medias/Ressources_presse/DP-marquises.pdf & http://musees.ca2m.fr/site/element_111.php
Quand les arguments de la compagnie aérienne volent bas, on ne peut pas dire que ça plane pour moi…
Comme partout ailleurs, aux Marquises les avions volent, se posent, et font même quelquefois du hors piste… Parfois aussi ils restent au sol faute d’une météo favorable ou de tout autre alea si peu amène.
Fatigué d’être mené en bateau, un usagé (usager lassé) a interrogé publiquement la compagnie aérienne assurant la gestion du twin-otter pour la desserte de l’archipel depuis 2003.
Si fa si la si do ré…
Vous pouvez lire sur le site web du journal « La dépêche de Tahiti » deux articles sur ce sujet et les commentaires des lecteurs.
Cliquez sur ce lien Frustration, inquiétude, colère
et pour les réponses ici Les explications d’Air Moorea
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Mais qu’est ce qu’on chante là ?
Taratata.
Sortie de piste du Twin Otter à Ua Pou en juillet 2004
Le Twin Otter immatriculé F-OIQF basé aux Marquises est sorti de la piste de l’aérodrome de Ua Pou après son atterrissage le lundi 26 juillet 2004. Sur les neufs passagers et deux membres d’équipages à bord de l’avion, seul un passager a été légèrement blessé. Le service d’Etat de l’aviation civile a nommé un enquêteur de première information, chargé de recueillir les éléments techniques qui permettront de comprendre les causes de cet accident. Deux agents du bureau d’enquêtes et d’analyses (BEA) se sont rendus à Ua Pou du 5 au 8 août afin de compléter ce travail de recueil d’informations. Le Twin Otter des Marquises est exploité par la compagnie Air Moorea pour le compte d’Air Tahiti. Il réalise des rotations hebdomadaires entre les aérodromes de Nuku Huva, Ua Pou, Hiva Oa et Ua Huka depuis le 2 novembre 2003. Pour remplacer le Twin Otter accidenté, Air Moorea a mis à disposition un autre appareil de même type, normalement affecté à la ligne Tahiti-Moorea. L’appareil accidenté sera réparé à Tahiti avant de retrouver les Marquises.
Source : http://www.seac.pf/Manureva/magazines/Magazine_105.pdf












