Colloque au Sénat: « L’OCEANIE, CONTINENT INVISIBLE ? »

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 « On dit de l’Afrique qu’elle est le continent oublié. L’Océanie c’est le continent invisible. Invisible, parce que les voyageurs qui s’y sont aventurés la première fois ne l’ont pas aperçue, et parce qu’aujourd’hui, elle reste un lieu sans reconnaissance internationale, un passage, une absence en quelque sorte. » J.M.G. Le Clézio « Raga, Approche du continent invisible » (2006)

 

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PROGRAMME

 

Ouverture par M. Jean-Pierre DEMERLIAT, Sénateur de la Haute-Vienne, Président du groupe interparlementaire France-Vanuatu-Iles du Pacifique

                         

 

14 h 00  L’Océanie, un continent méconnu

 

Présidence de Mme Catherine PROCACCIA, Sénatrice du Val-de-Marne,  Présidente déléguée du groupe interparlementaire pour la Papouasie-Nouvelle-Guinée

 

14:10 Présentation géopolitique de l’Océanie (M. Hadelin DE LA TOUR DU PIN,  Secrétaire permanent pour le Pacifique Sud, Ministère des Affaires étrangères)

14:15 Richesses culturelles de l’Océanie : une approche par les sciences sociales (M. Maurice GODELIER, Directeur d’Études à l’École des Hautes Études en Sciences Sociales, Président de la Société des Océanistes)

14:45 La préservation du patrimoine et de la biodiversité en Océanie (M. Richard Ariihau TUHEIAVA, Sénateur de la Polynésie française)

15:15 Témoignage : Grandir en Papouasie-Nouvelle-Guinée (M. Nicolas GARNIER, Anthropologue, Professeur à l’Université de Port Moresby)

 

PAUSE

 

16 h 00 L’Océanie, le défi des images

Présidence de M. Simon LOUECKHOTE, Sénateur de la Nouvelle-Calédonie,  Président délégué du groupe interparlementaire pour le Vanuatu

 

16:00 Présentation du Festival International du Film documentaire Océanien (FIFO) par Mme Florence AUBENAS, Présidente du jury  FIFO 2010, Mme Véronique CAYLA, Présidente du Centre National du Cinéma et de l’image animée, M. Claude ESCLATINE, Directeur Outremer-Première et France Ô, et M. Walles KOTRA, Président de l’AFIFO

16:15 Projection du film TE HENUA E NOHO, THERE ONCE WAS AN ISLAND réalisé par Briar MARCH (Prix FIFO 2010)

17:30 Débat avec la salle en présence de  M. Yves DASSONVILLE, Haut-Commissaire de la République en Nouvelle-Calédonie de 2007 à 2010

18:15 Allocution  de clôture par M. Robert LAUFOAULU, Sénateur des Iles Wallis-et-Futuna, Président délégué du groupe interparlementaire pour Fidji

18:30 Inauguration de l’exposition de photographies sur la Papouasie-Nouvelle-Guinée de M. Nicolas GARNIER (Galerie Sud)

19:00 Cocktail (Salon René Coty)

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INTERVENANTS

jean-pierre_demerliat.1297870737.jpgJean-Pierre DEMERLIAT est sénateur de la Haute-Vienne depuis 1990, membre de la commission des finances. Il fut maire de Saint Martin-le Vieux de 1977 à 2008. En tant que parlementaire, il est membre de la Mission commune d’information sur la prise en charge de la dépendance et la création du cinquième risque, membre de la Délégation française à l’Assemblée parlementaire de l’OTAN, membre de la Section française de l’Assemblée parlementaire de la francophonie (A.P.F.), membre du Groupe français de l’Union Interparlementaire (U.I.P.) et membre du conseil d’orientation de la mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (MIVILUDES). Jean-Pierre Demerliat est Président du groupe interparlementaire France-Vanuatu- Iles du Pacifique.

 

 

catherine_procaccia.1297870550.jpgCatherine PROCACCIA est sénatrice du Val-de-Marne depuis 2004, conseiller général du Val-de-Marne et maire-adjointe honoraire de Vincennes. Vice-présidente de la Commission des affaires sociales depuis 2008, membre de la Délégation sénatoriale aux droits des femmes et à l’égalité des chances entre les hommes et les femmes, membre de l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques. Elle est également Présidente du groupe interparlementaire France-Indonésie et Présidente déléguée pour la Papouasie-Nouvelle-Guinée du groupe interparlementaire France-Vanuatu-Iles du Pacifique.

 

hadelin-de-la-tour-du-pin.1297870700.jpgHadelin de LA TOUR DU PIN est ambassadeur, Secrétaire permanent pour le Pacifique, représentant permanent de la France auprès de la Communauté du Pacifique (CPS). Précédemment, il fut en poste en France, puis premier secrétaire et conseiller au Maroc de 1981 à 1985, premier conseiller en Hongrie entre 1985 et 1987 et ministre conseiller en Algérie de 1990 à 1994. De 1994 à 1997, il est ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire en Guinée-Conakry et est nommé ministre plénipotentiaire de 2ème classe en 1995. Durant l’année 1997, il assure également l’intérim à l’ambassade de France de Sierra Leone. Il est ensuite affecté à ce même poste au Zimbabwe de 1997 à 2000, avant de rejoindre le cabinet du directeur de la surveillance du territoire au Ministère de l’Intérieur jusqu’en 2003. De 2003 à 2006, il est nommé ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire à Chypre, puis au Venezuela (2006-2009).

 

maurice_godelier.1297870815.jpgMaurice GODELIER est directeur d’étude à l’École des Hautes Études en Sciences Sociales, président du conseil consultatif régional de la recherche, de l’enseignement supérieur, de la technologie et de l’innovation de la région Île-de-France. Il fut directeur scientifique au CNRS et chef du département des sciences de l’homme et de la société de 1982 à 1986. Il fut ensuite directeur du projet muséologique pour l’enseignement et la recherche de l’Établissement public du musée du quai Branly de 1999 à 2001. Cette même année, il fut chargé de mission par le Premier ministre afin de faire un état des lieux de la recherche en sciences sociales et à en dessiner les perspectives. Il a reçu le Prix de l’Académie Français (1982), la Médaille d’Or du CNRS 2001, le Grand Prix de l’Essai 2008 de la Société des Gens de Lettres et le Prix Louis Castex de l’Académie Française 2008 pour l’ouvrage « Au Fondement des Sociétés Humaines, ce que nous apprend l’anthropologie ».

 

richard_ariihau_tuheiava.1297871068.jpgRichard Ariihau TUHEIAVA est élu sénateur de la Polynésie française à 34 ans en 2008, ce qui fait de lui le plus jeune membre de la Haute Assemblée. Il est également conseiller municipal d’Arue, sur l’île de Tahiti, et avocat au barreau de Papeete. Membre de la Commission des lois constitutionnelles, de la législation, du suffrage universel, du règlement et d’administration générale, il est aussi secrétaire général de la Ligue Polynésienne des Droits Humains.

 

 

nicolas_garnier.1297870858.jpgNicolas GARNIER est anthropologue. Il travaille principalement chez les Chambri en Papouasie-Nouvelle-Guinée. Chez ces derniers, il a mis en évidence un certain nombre d’aspects de leur vie sociale qui avaient été négligés jusqu’alors. Sur le Sepik, il a pratiqué la photographie, le dessin et la peinture de manière continue. Une partie de ces dessins a été publiée en 2000 chez Hazan (« Carnets de Papouasie »). Depuis 2003, il enseigne à l’Université de Papouasie-Nouvelle-Guinée et vient de mettre en place un département d’anthropologie visuelle. Ce département a pour but de faire diffuser les travaux de jeunes mélanésiens dans le domaine de la culture matérielle, des arts visuels et de la muséographie. Nicolas Garnier a organisé plus d’une vingtaine d’expositions consacrées à des artistes contemporains de Papouasie-Nouvelle-Guinée.

 

 

simon_loueckhote.1297871136.jpgSimon LOUECKHOTE est sénateur de Nouvelle-Calédonie depuis 1992 et Président délégué du groupe interparlementaire pour le Vanuatu. Il est membre de la Commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées, membre du bureau de la section française de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie, et membre titulaire (au titre du Sénat) de la Commission d’évaluation des dispositifs de défiscalisation et d’exonération des charges sociales outre-mer. Il est, depuis 2009, membre du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie en charge de la fonction publique, de l’amélioration de la qualité du service public, des simplifications administratives et du suivi du schéma d’aménagement et de développement de la Nouvelle-Calédonie.

 

 

florence_aubenas.1297870659.jpgJournaliste à Libération, puis au Nouvel Observateur, Florence AUBENAS a travaillé au Rwanda, en Algérie, en Afghanistan ou au Kosovo. En France, elle a réalisé de nombreux reportages de société (dont le festival de Cannes) et elle fut une des premières à exprimer ses doutes sur la culpabilité des accusés dans l’affaire d’Outreau, au travers de ses comptes-rendus du procès en 2004 et dans un livre sur le dossier, « La Méprise ». Ils furent finalement innocentés. Lors d’un de ses reportages en Irak, en 2005, elle fut retenue en otage avec son fixeur Hussein Hannoun pendant 6 mois. Depuis juillet 2009, elle a également été élue présidente de l’Observatoire International des prisons, une organisation indépendante qui milite pour le respect des droits de l’homme en détention. Elle est aussi l’auteur du « Quai de Ouistreham » (L’Olivier).

 

 

veronique_cayla.1297871188.jpgVéronique CAYLA est Présidente du Centre National du Cinéma et de l’image animée. Le 25 octobre 2010, elle a été choisie pour succéder à Jérôme Clément à la tête d’Arte France à compter du 1er janvier 2011. Elle s’implique dès le début de sa carrière dans la gestion culturelle en devenant conseiller technique du Secrétaire d’État à la culture de 1976 et 1977, puis chargé de mission par le Ministre de la Culture de 1978 à 1981. Elle rejoint ensuite la Cinémathèque de Paris en tant que directrice ajointe (1982-1983), puis directrice (1983-1989) et enfin directrice générale (1989-1992). De 1992 à 1998, elle est directrice générale du groupe MK2 et devient vice-présidente de commission au Centre National de la Cinématographie (CNC) de 1997 à 1999. De 1999 à 2001, elle est nommée membre du Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) chargée de la production audiovisuelle, de l’outre-mer et de la musique. Elle a dirigé le festival de Cannes de 2001 à 2004, tout en poursuivant ses activités au sein du CNC.

 

 

 

claude_esclatine.1297870599.jpgClaude ESCLATINE est directeur d’Outre-mer 1ère et de France Ô depuis octobre 2010, et membre du comité exécutif de France Télévisions. Après un début de carrière dans l’administration d’État et le secteur privé, Claude Esclatine devient de 1994 à 1998, directeur général délégué de Canal France International (CFI). De 1999 à 2010, il est successivement directeur du pôle TV-Multimédia du Pari Mutuel Urbain (PMU), directeur délégué des sports de France Télévisions , directeur délégué au groupe France Télévisions, Président-directeur général du groupe Allociné et directeur délégué auprès du Président de France Télévisions, chargé de préciser le positionnement et les modes de fonctionnement futurs du pôle rassemblant France Ô, les Télépays et les Radiopays.

 

 

walles_kotra.1297871200.jpgWallès KOTRA devient journaliste à RFO Nouvelle-Calédonie dès 1981. De 1991 à 2005, il occupe successivement des postes en Nouvelle-Calédonie (directeur régional de RFO) et à Paris (directeur de l’information puis de directeur des relations internationales). Il a été nommé en février 2005 directeur délégué de France O. Wallès Kotra préside depuis une dizaine d’années l’association pour l’université de la communication de l’Océanie (UCOM) qui organise tous les deux ans à Nouméa en Nouvelle-Calédonie une série de rencontres et de débats autour de la société de l’information et de la communication. Depuis 2005, il préside également l’association qui organise chaque année à Papeete en Polynésie Française le Festival international du film documentaire océanien (FIFO). Il est l’auteur de plusieurs documentaires et notamment : « Paroles d’îles » sur les cultures du Pacifique et « Jean-Marie Tjibaou : la parole assassinée ? », un portrait du leader indépendantiste kanak. Il a publié en 2008 aux éditions Au vent des Iles, « Conversations Calédoniennes, Rencontre avec Jacques LAFLEUR », un entretien avec le responsable politique Calédonien régionale de RFO Polynésie en 2002.

 

 

briar_march.1297870336.jpgBriar MARCH est réalisatrice de documentaires, photographe et co-productrice de la société néo-zélandaise de production On the level productions. Elle a également réalisé de nombreux clips et émissions télévisées. Fascinée par la lumière, la mise en valeur des sujets, militante pour l’environnement et les droits de l’homme, elle essaie de communiquer ces valeurs dans ses films. Te Henua e noho a été primé et sélectionné dans de nombreux festivals et a emporté le prix FIFO 2010. Elle poursuit sa formation à l’université de Stanford en Californie.

 

 

 

y_dassonville.1297871213.jpgM. Yves DASSONVILLE, ancien élève de l’École nationale d’administration (promotion « Solidarité »), est depuis octobre 2010, Préfet de la région Limousin, après avoir exercé les fonctions de Haut-commissaire de la République, délégué du Gouvernement en Nouvelle-Calédonie, entre 2007 et 2010. Au cours de sa carrière, il fut notamment Secrétaire général adjoint de la Polynésie française (1984-1986), chef de cabinet du secrétaire d’État auprès du Premier ministre, chargé des problèmes du Pacifique Sud (Gaston Flosse) en 1986, Secrétaire général de la préfecture de la Réunion (1995-1998), Préfet du Jura (2002), Préfet de la région Martinique, Préfet de la Martinique (2004-2007), Conseiller chargé de l’outre- mer au cabinet de Mme Michèle Alliot-Marie, Ministre de l’Intérieur, de l’Outre-mer et des Collectivités territoriales (2007) et toujours la même année, Directeur du cabinet de M. Christian Estrosi, alors Secrétaire d’État chargé de l’Outre-mer.

 

 

r_laufoaulu.1297870997.jpgRobert LAUFOAULU est sénateur, rattaché au groupe pour un mouvement populaire, des Iles Wallis-et-Futunu depuis septembre 1998. Membre de la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées, et membre du Comité national de l’initiative française pour les récifs coralliens (IFRECOR), il est également Président délégué du groupe interparlementaire France-Vanuatu-Iles du Pacifique, Vice-président du groupe interparlementaire France-Nouvelle-Zélande et membre de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie (APF).

 

Création de la communauté de communes des Marquises

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Une première

Pour la première fois au sein d’une collectivité territoriale française, est créée par arrêté du Haut-Commissaire n° 867 /DIPAC du 29 novembre 2010 une communauté de communes insulaire dénommée « Communauté de communes des Iles Marquises » (CODIM). Il s’agit d’une démarche pionnière qui a démarré, il y a de cela presque 2 ans, à l’initiative des élus de l’archipel des Marquises regroupant les communes de Fatu Hiva, Hiva Oa, Nuku Hiva, Tahuata, Ua Huka, Ua Pou.

Un espace de solidarité et d’aménagement de l’espace

La communauté de communes des Iles Marquise a pour objet d’associer les communes membres au sein d’un espace de solidarité en vue de l’élaboration d’un projet commun de développement et d’aménagement de l’espace, de favoriser le développement économique de son territoire, de mettre en oeuvre de façon coordonnée les infrastructures et les équipements collectifs jugés nécessaires et de gérer les services communs qui s’avèreraient utiles à l’exercice de leur ses compétences.

Parmi les compétences obligatoires, la communauté de communes des Iles Marquise pourra entreprendre des actions telles que :

  • l’élaboration d’un schéma de développement touristique (mise en valeur des ressources touristiques, localisation et restauration des sites historiques), la création et l’aménagement des chemins de randonnée d’intérêt communautaire… ;

  • l’organisation et la promotion des filières économiques dans les domaines de l’agriculture, du bois, de la pêche et de l’artisanat, l’identification de zones d’activités, la gestion d’équipements structurants tels que ateliers-relais, marchés communaux.

Elle exercera des compétences optionnelles en matière :

  • environnementale et de services publics : promotion d’une agriculture durable, mise en oeuvre du service du traitement de déchets et de l’assainissement des eaux usées ; politique de protection des ressources en eau potable… ;

  • culturelle : projet de classement des Marquises à l’UNESCO,
  • de transport : participation à la réalisation d’un schéma de transport maritime entre les îles de la communauté.

Dans les compétences complémentaires la communauté de communes des Iles Marquise a opté pour la gestion du parc informatique et bureautique ainsi que le conseil juridique et l’appui administratif aux communes.

Une procédure réglementée

La création de cette communauté de communes a été rendue possible dès lors que les maires des communes en ont exprimé la volonté au représentant de l’Etat.

Au bout d’un délai de 2 mois à compter de la réception de la 1ère délibération transmise par une des communes concernées, le Haut-Commissaire a pris le 27 mai 2010 un arrêté fixant le périmètre géographique de la communauté de communes.

Ensuite, les communes disposaient d’un délai de 3 mois pour se prononcer et pour adopter les statuts de la communauté. Dans le même temps, elles ont saisi le Pays pour demander le transfert des compétences souhaitées, transfert qui s’est concrétisé par deux arrêtés pris enconseil des ministres les 9 et 23 novembre 2010.

L’arrêté de création du Haut-Commissaire du 29 novembre 2010 approuvant les statuts de la communauté est l’aboutissement de la procédure.

La création d’une communauté de communes permet à la structure constituée de bénéficier d’une dotation globale de fonctionnement (DGF) versée par l’Etat et qui est bonifiée dans le cas de communes dispersées, comme celles des îles Marquises.

Copyright : Infopresse Haut-Commissariat de la République en Polynésie Française

Importante opération de recherche aux Marquises pour retrouver un poti marara disparu

tahiti-nui-vii-heenoa-te-moana.1290778432.jpg       Tahiti Nui VII & Heenoa te Moana

Le mercredi 24 novembre 2010, Mahina radio informe le centre de recherche et de sauvetage en mer, MRCC Papeete, de la réception d’un message radio brouillé provenant d’une embarcation se signalant en panne moteur à l’ouest de l’île de Ua-Pou. La communication ne permet pas d’identifier le navire.

Aussitôt le MRCC Papeete diligente une enquête dans l’archipel des Marquises pour connaître le type d’embarcation et le nombre de personnes embarquées.

L’enquête effectuée par la gendarmerie permet d’identifier un habitant de Ua-Pou parti pêché en poti marara et absent de son domicile.

Des proches du disparu s’organisent et appareillent en fin de matinée pour tenter de le retrouver. Ils contactent le MRCC vers 20h00 et indiquent ne pas avoir retrouvé la personne recherchée.

Le MRCC Papeete prépare immédiatement une mission pour l’avion Gardian de la Marine Nationale.

L’aéronef décolle le 25 novembre à 00h30 et réussit à relocaliser le navire recherché à 02h35. Le poti marara se trouve à 50 nautiques dans l’ouest de Ua-Pou. Des contacts radio sont établis entre l’avion et le naufragé, sain et sauf. Un nouveau repositionnement du navire est effectué à 05h30.

Parallèlement le Tavana de Ua-Pou sollicite la présidence du pays pour obtenir le navire Tahiti Nui 7 de la flottille administrative.

Placé sous la direction du MRCC Papeete, ce navire doté de moyens de télécommunications modernes appareille de Nuku Hiva à 09h40 .

A 12H45, une nouvelle mission du Gardian est effectuée pour permettre de guider le Tahiti nui 7 vers le poti marara qui continue de dériver et dont le propriétaire commence à manquer d’eau.

A 14h30, le Gardian localise le poti marara et guide le Tahiti Nui 7 vers ce dernier. A 15h15, le Tahiti Nui 7 récupère le naufragé et prend en remorque le poti marara et fait route vers Ua-Pou. 

Communiqué de presse du Haut-Commissariat de la République en Polynésie Française & MRCC Papeete Centre de recherche et de sauvetage en mer, le 25 novembre 2010

 

KAOHA NUI – CARNET DE VOYAGE AUX ÎLES MARQUISES – SÉBASTIEN LEBÈGUE

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     Grandioses, majestueuses, secrètes et fascinantes… les qualificatifs ne manquent pas pour décrire les îles Marquises, cet archipel du bout du monde, la Terre des Hommes…

     C’est à bien davantage, à une plongée au sein même de la vie marquisienne que nous invite Sébastien Lebègue  – globe-trotter, dessinateur, écrivain, photographe  –  à travers ce carnet de voyage, témoignages intensément vécus, au gré de ses pérégrinations, des randonnées et chevauchées ; au hasard des rencontres nombreuses et chaleureuses, vraies toujours, des moments de contemplation, des rêveries aussi…

     Nous vivons l’accueil marquisien et partageons des moments avec les familles ; nous vibrons au rythme du ukulele et des pahu lors des répétitions du grand festival de danse ; nous sentons le poisson grillé à même les pierres nous chatouiller les narines ; nous ressentons l’effort retenu du sculpteur incisant la pièce de bois de sa gouge minutieuse, et celui des chevaux crapahutant dans les rochers à la recherche de traces du passé…

     Ka’oha nui, ce livre est avant tout une aventure humaine, intense ; une découverte culturelle, riche ; et un ouvrage… à feuilleter, doucement ; à déguster, avec gourmandise ; pour partager, à petits pas, le vécu marquisien et les émotions du voyageur…

     L’écriture, précise, descriptive, soutenue par des dessins bien documentés et des aquarelles étalées sur le vif qui s’offrent en de larges doubles pages, nous emmène à croquer chacun de ces instants.

     L’auteur, Sébastien Lebègue, plasticien, photographe et enseignant en arts appliqués a vécu à Tahiti de 2003 à 2007. Il est actuellement installé au Japon. Son travail personnel l’oriente vers une recherche d’une image mémoire que l’on pourrait comparer à la matrice de nos souvenirs. Il tente de quérir un moyen de toucher le moment et de présenter sur un support ses rencontres et partages, ses découvertes culturelles, les moments de vie simple où les sens sont en éveil, où la nature montre sa grandeur. Cela, il le traduit sous diverses formes : des carnets dessinés et annotés, reportages graphiques et photographiques, qu’il propose en lecture ou en espace lors de ces expositions.

    Il révèle ainsi aux spectateurs ses sensations ou visions impalpables du moment, pour les emmener vers une lecture personnelle et vers l’éloignement de l’oubli.

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Première édition 17/10/2010 Format  228 x 223 mm – 366 pages – Couverture cartonnée reliée cousue ISBN  9782915654615

Si vous souhaitez trouver ce livre chez un libraire près de chez vous, cliquez ici

Marquises : « Mers du Sud, Jessie Aline Bee » au Musée Henri-Martin à Cahors ( 22 octobre • 24 décembre 2010)

jessie_bee.1285180706.jpg      Palette de Jessie Bee –  Esquisse à l’encre  – Collection Jean-Charles Blanc

 

 

Née en 1896 en Nouvelle-Zélande, à la suite d’une rencontre amoureuse que fit Paul Gauguin au cours d’une escale à Auckland en août 1895, Jessie Bee disparut en 1942.

Elle vécut une vie d’aventures entre New-York, Paris et Berlin et voyagea un temps dans les mers du Sud. Au cours de ses escales, précédéepar sa réputation, elle fut l’amie et parfois l’égérie d’artistes et écrivains tels Duchamp, Man Ray, Maugham, Murnau, Picabia, Breton, Matisse, Elshemius et d’autres encore…

Sans l’œil averti de Jean-Charles Blanc, les œuvres de Jessica Aline Bee -alias Jessie Bee seraient restées cachées ou du moins réservées à un petit nombre de privilégiés. En effet, l’artiste préféra renoncer un temps à sa « carrière » pour faire connaître dans les musées, les centres d’art et les galeries du monde entier, l’étrange découverte qu’il fit lors d’un voyage aux îles Marquises. C’est cette collection composée de planches archéologiques, croquis, planches photographiques, peintures, livres que Jean-Charles Blanc présentera aux côtés de ses propres objets pour la première fois aux visiteurs du musée.

 

 

Musée de Cahors Henri-Martin

792, rue Emile-Zola – 46000 Cahors

Tél. 05 65 20 88 66

musee@mairie-cahors.fr

Service éducatif : Tél. 05 65 20 88 68

Ouverture tous les jours de 11h à 18h (sauf mardi)

Dimanches et jours fériés de 14h à 18h, fermé le 1er mai

http://www.mairie-cahors.fr/musee

Source : Mairie de Cahors

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MARQUISES : L’archéologue Michel Charleux veut inscrire Eiao au patrimoine mondial de l’UNESCO (copyright Michel Charleux & Tahitipresse)

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A peine revenu d’une première longue mission de 50 jours sur l’île déserte de Eiao (Marquises nord), l’archéologue Michel Charleux s’apprête à y retourner pour poursuivre ses recherches sur la vie des anciens Marquisiens de « l’île-carrière ». Par ailleurs , il envisage de demander l’inscription de cette île qui recèle un véritable trésor archéologique au patrimoine mondial de l’UNESCO.

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Placée sous l’égide du CIRAP (et financée via l’Université de Polynésie française dans le cadre d’un Contrat de Projet Etat-Pays), cette première expédition – car il s’agissait bien d’une expédition à laquelle les Forces Armées en Polynésie Française ont apporté une aide déterminante avec les bâtiments Le Prairial et La Railleuse – a été par conséquent particulièrement fructueuse.

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Cette expédition a permis de recueillir des données inédites et la découverte de 8 sites nouveaux dont certains avec des dalles de ke’etu rouge. Trois de ces sites couvrent entre 700 et 1000 m² et l’un d’entre eux est un paepae de plus de 70m de long, limité sur toute sa façade par de très gros blocs basaltiques soigneusement alignés.

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La véritable carrière était ailleurs

Cachés au fond d’une petite vallée par une végétation difficilement pénétrable, ces sites remarquables avaient échappé aux précédentes investigations. Plusieurs ont leur surface recouverte d’une couche d’éclats de basalte épaisse par endroit de plusieurs décimètres, témoin d’une activité ancienne importante.

Devant de tels sites, l’archéologue a décidé de modifier son programme initial pour concentrer ses recherches sur la grande vallée baptisée pour la circonstance Hanataaitoki du fait que la toponymie de l’île a été en grande partie oubliée.

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Cette vallée est de toute première importance puisque c’est l’un des lieux probables, sinon le lieu principal, de l’extraction du basalte à grain fin qui a valu à Eiao de devenir un véritable centre de production d’herminettes et autres outils lithiques.

C’est dans cette vallée que Barry Rolett a découvert ce qu’il a pensé être la grande carrière de Eiao. Il semble pourtant que la véritable carrière soit ailleurs, à proximité, mais malgré de nouvelles recherches et des indices forts, elle reste à localiser avec précision.

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Mais cette vallée n’est pas seulement un lieu d’extraction. C’est aussi un lieu de production d’outillage lithique comme l’attestent dans cette vallée et sur les crêtes qui la limitent, plusieurs dizaines d’ateliers, certains très vastes, et surtout, dans le thalweg, une incroyable accumulation d’éclats, absolument phénoménale, de plus de 2 m d’épaisseur, dont le volume pourrait avoisiner plusieurs centaines de mètres-cubes. Le témoin de la fabrication de plusieurs dizaines de milliers d’herminettes et autres outils!

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Une nouvelle mission s’impose

Comment aurait-il été possible de poursuivre le programme initial et d’ignorer ces sites ? Après défrichage et un nettoyage fin, il a fallu en faire les relevés, tracer les plans, effectuer la couverture photographique.

Michel Charleux affiche une certaine satisfaction à son retour de la première mission. Une satisfaction toutefois teintée d’amertume avec le sentiment que son programme de recherches avait été partiellement amputé, il a décidé de monter une nouvelle mission.

La subvention du Ministère de la Culture obtenue par le biais du Service de la Culture et du Patrimoine qui, de nouveau a accepté d’apporter une aide très importante, est arrivée fort à propos, même si aujourd’hui elle se révèle finalement insuffisante par rapports aux frais qu’une telle expédition entraîne.

La seconde mission sera plus courte, puisqu’il ne séjournera que 30 jours sur Eiao du 24 septembre au 24 octobre, avec une petite équipe de Marquisiens de Nuku Hiva.

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Comme à Koh-Lanta

Cette fois, il n’y aura pas l’hélicoptère de la Marine Nationale pour monter tout le matériel au camp qui sera installé dans le haut de la vallée à proximité immédiate des sites, donc encore plus éloigné du lieu de débarquement! Il faudra donc tout monter à dos d’homme depuis la baie de Vaituha jusqu’au camp situé vers 500m d’altitude : au moins cinq à six heures de marche avec de lourdes charges.

Même en limitant matériel et nourriture, même en sachant qu’un précieux stock d’eau avait été laissé à la fin de la première mission, ce deuxième séjour s’annonce beaucoup plus difficile…tenant plus de Koh lanta que d’un séjour à Bora Bora !

Ainsi, en l’absence de source en altitude, pas question de douche ! Un verre d’eau pour le lavage des dents et il faudra se contenter de lingettes durant 30 jours. Tous ces sacrifices sans même l’espoir de gagner un prix comme dans la célèbre émission télévisée !

Juste pour pénétrer davantage la vie des anciens Marquisiens et mieux connaître ce passé d’une exceptionnelle richesse. L’étude de plusieurs milliers d’éclats de taille est également programmée au retour. De quoi s’occuper durant de très longs mois….

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Aujourd’hui inhabitée, l’île abritait autrefois une centaine de personnes

Si on savait depuis longtemps déjà que Eiao avait été un grand centre de fabrication d’outillage lithique, certains évoquaient une population résidant temporairement sur l’île, le temps de façonner quelques herminettes…

Quand il considère le nombre et l’importance des différents sites recensés dans la vallée Hanataaitoki et sur toute l’île, Michel Charleux est persuadé que cette petite île, aujourd’hui inhabitée a abrité autrefois une population de quelques centaines de personnes qui résidaient à demeure.

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On ne construit pas un paepae de 1000m² pour rester deux ou trois semaines ! Et cette population, exploitait le basalte à grain fin dans un plusieurs endroits et en tirait, en particulier mais pas seulement, des herminettes de types variés.

Un outillage d’une qualité et d’une réputation telles qu’il était connu loin de Eiao et a été diffusé durant plusieurs siècles dans tout l’archipel des Marquises, mais aussi beaucoup plus loin (Mo’orea, Mangareva, Kiribati,…).

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Alors, l’archéologue espère bien que la population de Nuku Hiva prendra conscience que cette petite île où elle va souvent chasser le mouton, est un lieu absolument unique dans le patrimoine de la Polynésie orientale, d’une valeur exceptionnelle et surtout d’importance régionale.

Des éléments qui, à son avis, justifient pleinement qu’elle soit retenue comme site à proposer au Patrimoine Mondial de l’UNESCO. Puisse-t-il être entendu.

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Source : Tahitipresse

Voir : Eiao, une mission de 60 jours sur l’île déserte

Aux Marquises, le hic du réseau numérique c’est qu’il est en rideau

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Allô, allô, Mana, quelles nouvelles

sans adsl depuis quinze jours,

Au bout du fil je vous appelle

Que trouverai-je à mon retour ?

Tout va très bien, aux îles Marquises
 

Tout va très bien, tout va très bien
 

Pourtant il faut, il faut que l’on vous dise
 

On déplore un tout petit rien

Un incident, une bêtise,

un sort, votre connexion s’éternise

Mais à part ça, aux îles Marquises

Tout va très bien, tout va très bien !

 

 

     Les  internautes des îles Hiva Oa et Ua Huka connaissent des perturbations importantes dans leur accès Internet depuis le 3 septembre 2010.  

     Depuis plus de deux mois ils se plaignent d’une connexion très mauvaise (coupures fréquentes, extrême  lenteur ou grande faiblesse du signal rendant les mises à jour impossibles et les téléchargement impraticables. Mais depuis une dizaine de jours, ces deux îles  sont parfois complètement coupées du signal ADSL . « Mana » – la filiale de l’OPT – a finalement opté pour la réactivation de  l’ancien système en attendant que la liaison haut débit soit fonctionnelle.

     

     La direction générale de l’OPT dans une communication adressée aux usagers :

     « Ces dysfonctionnements sont dus à une défaillance technique de la transmission par satellite haut débit, que nous appelons communément VSAT HD.  Après investigations, il est finalement nécessaire de remplacer la totalité de la chaîne de transmission de l’antenne satellitaire. Les cas de Hiva OA et Ua Huka sont isolés et nos techniciens sont à pied d’œuvre afin de rétablir un fonctionnement optimal de la liaison par satellite

     Nous souhaitons cependant préciser que la technologie VSAT est une technologie éprouvée qui fonctionne parfaitement dans 30 îles non desservies par le câble.

     Grâce au VSAT HD, tous les abonnés MANA des archipels des Tuamotu-Gambiers, Marquises et Australes sont sur les offres ADSL NO LIMIT lancées le 1er septembre dernier, et bénéficient d’un Internet plus rapide, illimitée et moins cher… »

    

 

    Sauf que, depuis, la connexion semble toujours des plus fantaisistes pour les internautes de Hiva Oa. « Mana a inventé le routeur clignotant, rouge, vert, rouge, très pratique pour les boîtes de nuit, mais inutile pour accéder à Internet », déplore Eric Olivier, webmestre du site web du comité de tourisme de Hiva Oa, qui se plaint que la société qui commercialise l’accès Internet en Polynésie française « se serve de notre ligne pour faire des essais ».

     « La ligne utilisée pour Hiva Oa n’a même pas été qualifiée et Hiva Oa sert de cobaye aux expériences de Mana », s’exaspère encore Eric Olivier, qui a souhaité contacter les médias pour exprimer le ras le bol des internautes de cette île des Marquises.

Source : http://tahitipresse.pf/2010/09/connexion-internet-des-problemes-sur-le-reseau-a-hiva-oa/

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En septembre, Sébastien Lebègue expose à Sapporo (Japon) ses photographies et carnets de voyage « au cœur des Marquises ».

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     L’Alliance Française de Sapporo – Japon – présente, du 4 au 25 septembre 2010, l’exposition « AU CŒUR DES MARQUISES » : carnets de voyage et installations photographiques de Sébastien Lebègue. Le jeudi 9 septembre de 14h à 16h, l’artiste proposera un cours de cuisine polynésienne suivi d’une dégustation. Le vendredi 10 septembre de 18h30 à 20h30, il tiendra une conférence sur la vie polynésienne et marquisienne, en première partie d’une grande soirée polynésienne avec buffet, danses, et projection de photos et dessins. 

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     Sur son site web, Sébastien Lebègue écrit :

     « Lors mon séjour aux Marquises en octobre et novembre 2007, parallèlement aux écrits et aux dessins, je photographie le quotidien. »

 

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     « Les photographies ci-dessous se présentent sous la forme d’un carnet de voyage. Chacune des compositions illustre un moment, un environnement qui souvent s’ouvre à 360°, et bien entendu des rencontres avec les Marquisiens de tout âges qui m’ont fait partager leurs moments de vie, leur nature, et fait vivre à mon tour, les Marquises. »

 

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     « Je propose une lecture de ces histoires comme je les ai moi-même vécu. J’ai essayé de recréer l’atmosphère ambiante générale du moment. Il est lié à la géométrie, à la lumière, et à la couleur des lieux ; les acteurs se placent selon l’intensité des échanges et des ancrages dans ma mémoire ; le temps est fixe, bref ou prolongé, et est ponctué d’instants. »

 

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     « Les moments que l’on peut vivre dans le quotidien sont marqués par ces instants plus fort, plus beau. On peut parler alors d’instant photographique unique. Mais pour moi, l’événement d’une rencontre est une suite de ces instants. De chacun émerge une expression, un regard, une lumière ou une action particulière, qui juxtaposés, traduisent l’atmosphère générale du vécu. »

 

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Vous pouvez consulter le site de Sébastien Lebègue  ici

Source :

http://www.sebastienlebegue.com/B09b-Carnet-de-voyage-MARQUISES.htm

Copyright  : http://www.sebastienlebegue.com – Copyright © 1998/2010 – tous droits réservés. Publié avec l’aimable autorisation de l’artiste

Grève générale en Polynésie française : grève suivie aux Marquises

greve_aux_marquises.1289670982.jpg   Photo TahitiPresse-DR

     Les structures de santé sont défaillantes aux îles Marquises. Une aggravation, depuis plusieurs années, des sous-effectifs de personnel devenus chroniques est le principal motif de la grève du corps médical de Nuku Hiva. Malgré de nombreux signaux de détresse lancés auprès des ministres de la santé des gouvernements successifs de la Polynésie française, les responsables de l’hôpital de Taiohae n’ont jamais jusqu’à aujourd’hui obtenu les moyens humains nécessaires et suffisant à la bonne marche des services de soins. Le tableau de bord des mois à venir laisse planer sur la population des îles Marquises des risques sanitaires absolument inouïes :

      – Aucun médecin généraliste à Nuku Hiva et Ua Pou dès fin juin et un seul médecin aux Marquises Sud à partir d’août.

     – Au bloc opératoire : deux infirmiers sur quatre dès fin juin 2010, un infirmier sur quatre à la mi-juillet et il n’y aura plus aucun infirmier fin juillet.

     – En hospitalisation : un infirmier sur deux. Fermeture partielle des lits de l’hospitalisation depuis décembre 2009.

Conséquences d’ici moins d’un mois, si rien n’est fait et rien n’est fait actuellement :

             – Fermeture de l’hôpital de Taiohae (plus de médecin, fermeture du bloc opératoire et donc aussi de la maternité). Seulement une infirmerie maintenue.

             – Fermeture du centre médical de Hakahau : maintien de l’infirmerie.

     – Budget de fonctionnement et d’investissement insuffisant et inadapté par rapport au minimum nécessaire.

Il faut savoir aussi que l’archipel des Marquises ne dispose plus depuis juin 2007, des navettes de l’hélicoptère (contrat non renouvelé) qui permettaient de sauver des vies (rapidité des « évasan »  en direction de Taiohae avant transfert éventuel vers Papeete et/ou la métropole; 133 évasans intra-Marquises en 2006).

evacuations_sanitaires_en_2006.1289684017.jpg    Cliquez sur l’image pour agrandir

NB –  Les transferts financiers de la métropole en 2006 vers la Polynésie française correspondaient, selon la cour des comptes, à 590 millions d’euros  pour 260 000 habitants. 

Liens :

Un appel au secours auprès des responsables politiques de la Santé  – Lettre ouverte du personnel de santé (janvier 2010)

Les urgences aux Marquises : une urgence à traiter (03/2008)

L’hôpital de Taiohe

Origines des défaillances en moyens à l’hôpital de Taiohae

Situation identique à Moorea

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