Le drapeau de l’archipel des Marquises ; Flag of the Marquesas

Le drapeau des Marquises, de ratio 2:3, est divisé horizontalement jaune-rouge (1:1) avec un triangle blanc placé sur le pont élévateur et s’étendant sur  la moitié de la longueur du pavillon. Un tiki noir est placé dans le triangle. Les couleurs prescrites sont le rouge Pantone 185C, le jaune Pantone 111C, le noir Pantone 8C.

Les trois couleurs et la tête d’un « tiki » représentent ce à quoi sont attachés les Marquisiens. Le blanc est le symbole de la paix et le tiki avec les yeux ouverts est caractéristique de la culture des Marquises. Le jaune fait référence directement à la teinte du « Eka », dont les hommes et les femmes de l’archipel s’enduisaient le corps, lors des cérémonies festives. Le rouge était réservé aux symboles de la royauté marquisienne

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Le drapeau  des îles Marquises a été soulevée pour la première fois le  14 Décembre 1980, à l’ouverture de l’aéroport de Nuku Hiva, et a été régulièrement utilisé depuis 1994. Une version simplifiée, sans le dessin du tiki, est parfois utilisé.

Le décret du 4 Décembre 1985 du gouvernement territorial, portant règlement de l’affichage du drapeau de la Polynésie française prévoit que les drapeaux des archipels et des îles de la Polynésie française peuvent flotter  avec le drapeau  territorial et le drapeau national.

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Flag of the Marquesas

The flag of the Marquesas Islands was first raised on December 14, 1980, upon the opening of the airport on Nuku Hiva, and has been regularly used since 1994. A simplified version, without the tiki design, is sometimes flown. The Territorial Government decree of 4 December 1985 governing the display of the flag of French Polynesia stipulates that the flags of the archipelagos and islands of French Polynesia may be flown next to the Territorial and National flags.

The flag of the Marquesas, of ratio 2:3, is horizontally divided yellow-red (1:1) with a white triangle placed along the hoist and stretching over the half of the flag length. A black tiki is placed in the triangle. The colours are prescribed as red Pantone 185c and yellow Pantone 111c.

White represents peace and the tiki with open eyes is characteristic of the culture of the Marquesas. Yellow recalls the eka dye used by the inhabitants of the archipelago to coat their body during traditional festivals. Red was the symbol of the kings of the Marquesas.

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« Tahitipresse » : Fouilles fructueuses sur le site mythique de la préhistoire polynésienne à Hane (Marquises).

(Tahitipresse – 24/12/2009) – Des centaines d’objets ont été trouvés à Hane sur l’île de Ua Huka aux Marquises par l’équipe du professeur Éric Conte, directeur du CIRAP (Centre International de Recherche archéologique sur la Polynésie). Outre dix-sept squelettes humains, des hameçons, une tête de harpon, des poids de pêche, des grattoirs en os et en coquillage, ou encore trois peignes à tatouer en nacre, ont été également mis a jour. Après analyse, ces objets enrichiront le musée de la mer à Hane.

« Depuis le début des années soixante, les techniques de fouille ont beaucoup évolué, entre autres, les analyses et les datations. Il était important de faire bénéficier ce site de ces nouvelles avancées », indique Éric Conte responsable « du projet Hane » parrainé par Air Tahiti Nui et Air Tahiti. Le site archéologique de Hane avait été fouillé en 1964 et 1965 par Y. Sinoto et M. Kellum et bien des questions se posaient déjà, notamment sur l’ancienneté du site et la chronologie de ses différentes occupations.
De plus, ce site ayant fait l’objet d’une publication très partielle, il restait encore beaucoup à connaître sur la vie des hommes qui, il y a peut-être 1000 ans, vivaient sur la dune de Hane.

Silence on tourne !

Le projet de Hane a revêtu plusieurs aspects. Outre la fouille du site lui-même, un tournage d’un documentaire pédagogique a été réalisé, expliquant les méthodes des archéologues, mais aussi les réponses que cette discipline peut apporter sur le passé. Sur place, plusieurs écoles de l’île ont suivi le chantier et ont été sensibilisées sur l’archéologie.

Les anciens se souviennent

« Les travaux de Sinoto et Kellum, sous forme de très nombreux sondages et de tranchées, avaient touché la plus grande partie de la dune et l’on ne disposait pas d’une cartographie précise des zones concernées par ces premières recherches », commente Éric Conte qui poursuit : « Lors des cyclones de 1983, une partie de la dune avait été emportée par la rivière. Aussi, la question se posait : restait-il encore une partie de la dune non touchée par les travaux anciens ? »

Avec l’aide de témoignages de personnes âgées ayant, à l’époque, travaillé avec Sinoto, et en s’aidant de photographies de l’époque, il a été possible de repérer une zone non encore fouillée du site.

Les anciens de l’île racontent qu’au moment de la fouille de Sinoto, s’élevaient sur la dune, un séchoir à coprah et une petite maison sous lesquels l’archéologue hawaïen n’avait pas pu fouiller. C’est à cet endroit que l’équipe d’Éric Conte a ouvert sa fouille, sur une surface modeste (20m2) mais qui, étudiée avec grand soin, devrait être riche d’informations.

Comprendre les mécanismes de peuplement

Lors de la fouille, dix-sept squelettes humains ont été retrouvés et étudiés par le Pr. Pascal Murail (Université de Bordeaux 1). Cela permettra de mieux connaître les caractères physiques et la situation sanitaire des anciens Marquisiens.
Les analyses ADN qui seront faites contribueront à l’étude des origines des Polynésiens et des mécanismes de peuplement des îles par l’homme.

Il est également possible de comprendre les pratiques funéraires (traitement des corps, etc.) et, à travers elles, d’atteindre les conceptions que les anciens Marquisiens avaient de l’au-delà. Ces squelettes humains seront à nouveau inhumés dans le cimetière de Hane.

Les 120 vestiges vont-ils parler ?

« Durant la fouille, on a aussi retrouvé une quantité très importante de vestiges d’ossements d’animaux (notamment de poissons et d’oiseaux) et de coquillages », informe le professeur Eric Conte qui constate que « grâce à ces restes, il sera possible mieux connaître la biodiversité terrestre et marine au moment de l’occupation du site ».

Les 120 vestiges (hameçons, une tête de harpon, des poids de pêche, etc…) retrouvés sur le site vont compléter cette approche de l’exploitation des ressources marines. Ils vont également permettre une meilleure information sur la technologie des instruments de pêche des Marquisiens.

« Des instruments particuliers, comme des grattoirs en os et en coquillage, ou trois peignes à tatouer en nacre, nous permettent d’aborder d’autres aspects de la vie des anciens habitants du site », remarque le professeur dont les fouilles ont été filmées par Axel Lichtlé de la chaîne de télévision polynésienne TNTV.

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Marquises : un référendum pour un statut de collectivité territoriale ?

Les élus Marquisiens veulent un retour aux urnes et un référendum pour un statut de collectivité territoriale

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Benoît Kautai danse devant la délégation de l’île de Pâques lors du festival de Ua Pou

(Tahitipresse 06/02/2009) – Dans le contexte politique actuel, Benoît Kautai, président du mouvement autonomiste marquisien « Te Henua Enata a Tu », et élu à l’assemblée dans le groupe To tatou Ai’a, rappelle qu’il a été élu, avec Joëlle Frébault, sur cette liste car il prônait l’évolution statutaire des Marquises vers une collectivité territoriale. Et de réclamer « un retour aux urnes car nous ne nous reconnaissons plus en aucune entité politique tant les couleurs se sont mélangées ».

« Te Henua Enata a Tu », mouvement autonomiste marquisien présidé par Benoît Kautai, tient à rappeler, dans un communiqué, ses motivations lors des dernières élections territoriales du 27 janvier 2008. « Nous avions évoqué en particulier l’évolution statutaire des Marquises vers une collectivité territoriale, à l’instar de Saint Martin ou Saint Barthélémy. Nous avions recueilli plus de 60% des suffrages exprimés et donc, par conséquent, l’adhésion d’une majorité de la population marquisienne à ce projet de statut de collectivité territoriale », écrit-il.

« Aujourd’hui, lorsque nous voyons les élus des Iles du Vent réclamer dans son ensemble une circonscription unique dans un futur mode de scrutin, nous sommes inquiets, et c’est faire peu cas de la représentativité des archipels. C’est de nouveau exercer une centralisation que nous avons toujours combattu au Te Henua Enata a Tu », dénonce Benoît Kautai.

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Et de rappeler qu’avec Joëlle Frébault, ils ont été élus sur la liste Te Henua Enata a Tu. « Nous avons apporté à To Tatou Ai’a deux élus supplémentaires, car nous voulions travailler avec la majorité et changer de mode de gouvernance. Force est de constater que nous avons assisté impuissants aux chantages des uns et des autres. Nous aurions pu en faire autant, nous positionner comme certains en tant que non inscrits, est-ce que nous aurions fait avancer la pirogue ? Nous en doutons, néanmoins nous avons cru en ce changement », regrette l’élu marquisien.

« Nous avons également souhaité au sein de nos communes plus de partenariat, en mettant en place une communauté des communes des Marquises en vue de mutualiser nos moyens financiers et humains. Nous attendons les accords du Pays, de l’Etat ainsi que de toutes les communes des Marquises depuis presque un an. ‘Gémir n’est pas de mise aux Marquises’, mais cette fois-ci, nous refusons d’attendre plus longtemps le bon vouloir des dirigeants quels qu’ils soient », prévient-il.

Et de conclure, pour résumer : « Nous disons non à la circonscription unique. Nous réclamons plus d’autonomie et de décentralisation pour les Archipels. Nous sommes également pour un retour aux urnes, car nous ne nous reconnaissons plus en aucune entité politique tant les couleurs se sont mélangées. Enfin nous demandons un référendum pour un statut de collectivité territoriale ».

Source : http://www.tahitipresse.pf/index.cfm?snav=see&presse=26684

Marquises : Concours de fabrication de pirogues traditionnelles de pêche à Ua Pou en décembre 2008

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Ce concours a pour objet de promouvoir la culture marquisienne à travers la fabrication de pirogues traditionnelles de pêche côtière.

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Depuis une centaine d’années, chaque famille Marquisienne devait impérativement posséder une ou deux pirogues de pêche et un ou deux chevaux. Sans pirogue et sans cheval, une famille aurait éprouvé de très grandes difficultés à survivre.

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Avec ce concours, le chanteur Rataro a voulu faire connaître et renaître ce savoir-faire ancestral qu’est la confection d’une pirogue.

S’il est vrai que les outils utilisés aujourd’hui sont modernes : tronçonneuses, raboteuses, haches, polisseuses, par contre les techniques de conception restent d’inspiration traditionnelle.

Les consignes  étaient claires pour les membres de chacune des équipes participantes. La conception et la fabrication d’une pirogue traditionnelle de pêche côtière avaient pour objectif de transmettre à la jeunesse de l’île de Ua Pou, les connaissances de ces maîtres tailleurs de pirogues, les « tuhuka taai vaka », de convaincre les Marquisiens de l’importance de conserver leurs savoirs et savoir-faire en la matière, de les sensibiliser à la nécessité de transmettre aux nouvelles et jeunes générations, les différentes techniques de construction, éléments du patrimoine culturel océanien, polynésien et de surcroît plus spécifiquement marquisien.

Dans des troncs immenses de falcata, les équipes inspirées ont pendant trois jours,  taillé, poli, puis sculpté diverses pirogues simples et usuelles, d’autres légendaires, rituelles ou mythiques.

Quelques équipes ont respecté scrupuleusement les consignes du concours ; ils ont taillé une pirogue simple sans décoration ni référence à une légende ; malheureusement ils ont été classés derniers. Les membres du jury ne respectant  pas eux-mêmes le règlement, ont confondu les critères de sélection et n’ont pas fait de différences dans les catégories : pirogues cérémonielles, pirogues de pêche… Lors du prochain concours, une classification distinguera les pirogues de pêche côtière et les pirogues légendaires…

Au-delà du concours, on peut voir encore ici ou là, dans quelques vallées comme celle de Haakuti, la construction de pirogues en bois qui servent à aller à la pêche.

Par ailleurs, le cheval depuis quelques années est remplacé par de gros, énormes, coûteux  et luxueux 4×4 de plus en plus nombreux et des barques en aluminium supplantent les pirogues traditionnelles en maiore  dans certaines baies des îles Marquises