Ce concours a pour objet de promouvoir la culture marquisienne à travers la fabrication de pirogues traditionnelles de pêche côtière.
Depuis une centaine d’années, chaque famille Marquisienne devait impérativement posséder une ou deux pirogues de pêche et un ou deux chevaux. Sans pirogue et sans cheval, une famille aurait éprouvé de très grandes difficultés à survivre.
Avec ce concours, le chanteur Rataro a voulu faire connaître et renaître ce savoir-faire ancestral qu’est la confection d’une pirogue.

S’il est vrai que les outils utilisés aujourd’hui sont modernes : tronçonneuses, raboteuses, haches, polisseuses, par contre les techniques de conception restent d’inspiration traditionnelle.

Les consignes étaient claires pour les membres de chacune des équipes participantes. La conception et la fabrication d’une pirogue traditionnelle de pêche côtière avaient pour objectif de transmettre à la jeunesse de l’île de Ua Pou, les connaissances de ces maîtres tailleurs de pirogues, les « tuhuka taai vaka », de convaincre les Marquisiens de l’importance de conserver leurs savoirs et savoir-faire en la matière, de les sensibiliser à la nécessité de transmettre aux nouvelles et jeunes générations, les différentes techniques de construction, éléments du patrimoine culturel océanien, polynésien et de surcroît plus spécifiquement marquisien.

Dans des troncs immenses de falcata, les équipes inspirées ont pendant trois jours, taillé, poli, puis sculpté diverses pirogues simples et usuelles, d’autres légendaires, rituelles ou mythiques.

Quelques équipes ont respecté scrupuleusement les consignes du concours ; ils ont taillé une pirogue simple sans décoration ni référence à une légende ; malheureusement ils ont été classés derniers. Les membres du jury ne respectant pas eux-mêmes le règlement, ont confondu les critères de sélection et n’ont pas fait de différences dans les catégories : pirogues cérémonielles, pirogues de pêche… Lors du prochain concours, une classification distinguera les pirogues de pêche côtière et les pirogues légendaires…

Au-delà du concours, on peut voir encore ici ou là, dans quelques vallées comme celle de Haakuti, la construction de pirogues en bois qui servent à aller à la pêche.

Par ailleurs, le cheval depuis quelques années est remplacé par de gros, énormes, coûteux et luxueux 4×4 de plus en plus nombreux et des barques en aluminium supplantent les pirogues traditionnelles en maiore dans certaines baies des îles Marquises

















