Peue, la leçon de coiffure

Coiffure

     Retrousser les cheveux de façon à former une grosse touffe sur le côté et sertir d’une couronne, le « peue » en plumes de coq jaunes ou rouges au milieu de laquelle s’érige un panache de fines fibres de palme de cocotier agrémentées de graines de couleurs assorties.

    

Pahu, trois jeunes tambours

Tambours

     Aux Marquises, les tambours, étaient fabriqués par un spécialiste, le « tuhuka aaka pahu » Pahu_les_attaches Voir le pahu vanana au Musée Vivenel de Compiègne

     Retrouver les techniques des anciens en examinant de près les pahu, les tambours anciens conservés dans les musées, intéressent quelques passionnés, les nouveaux « tuhuka aaka pahu ». « C’est l’ensemble du choix des matériaux qui caractérise un bon pahu…et le rendra unique ». Fabriquer un bon tambour comme autrefois exige un savoir-faire. Il faut respecter les proportions. « Tu as l’impression que le volume est le même de haut en bas, voire plus grand en haut, mais en réalité il est beaucoup plus fin en haut qu’en bas ! » déclare Tuarai Peterano, le sculpteur de Hiva Oa. « Il faut ne jamais fendre en deux le bois du tronc dans lequel on va creuser la caisse ». Le tumu me’i, l’arbre à pain, est le meilleur bois pour une bonne sonorisation du pahu. Mais le temanu, le tou, le miro… peuvent aussi donner de bons tambours. Si on utilise aujourd’hui la peau de bœuf ou de chèvre, la peau de requin présente de meilleures qualités sonores et d’usure. Mais il faut alors trouver la peau et celui qui saura la préparer, tresser les liens avec de la fibre de bourre de coco. Il faut tout étudier, pour obtenir la meilleure sonorité : le système des attaches, caller le nombre de trou dans la peau, la répartition pour que cette peau tendue fasse corps avec les points d’ancrage sur le bois. C’est un travail long, de plusieurs mois pour un grand pahu.

Nuku Hiva, la piste le col & le plateau

Vers_le_col

    Le plateau de Toovii, que traverse la piste reliant Taiohae à Terre Déserte, l’aéroport, s’élève à une altitude moyenne de 800 m. Partiellement cerné par une chaîne montagneuse, il connaît une fraîcheur bien agréable contrastant avec la moiteur des baies. Des plantations récentes (20 ans) de conifères et de résineux ainsi que de vastes pâturages où paissent des bovins donnent à cet endroit sauvage et immense un air de montagne européenne. Toovii avait pour vocation d’alimenter en viande, en produits laitiers et en bois d’œuvre l’ensemble de l’archipel. Aujourd’hui, la forêt non entretenue ne peut fournir un arbre de qualité pour une exploitation quelconque. Les Marquises et toutes les autres îles de la Polynésie française importent viandes et produits laitiers…  La piste sera bientôt recouverte d’un revêtement solide. Le chantier durera deux années pendant lesquelles, les usagers de l’aéroport devront passer par les routes et pistes de la côte nord et verront de ce fait la durée du trajet passer d’une heure trente actuellement à plus de trois heures, l’hélicoptère quant à lui assure le transfert en 15 mn.

_le_plateau_toovii

Toovii_panorama

Ua Pou, Hakamoui, la légende de Makaia’anui

Hakamoui

     Jadis, à Hakamo’ui, il y avait un chef doué de beaucoup de mana qui s’appelait Paetini. Ce chef avait des oiseaux. Quand il appelait ses oiseaux auprès de lui, les oiseaux venaient. Quand il envoyait ses oiseaux chercher de l’eau, ils allaient chercher une coupe, pleine d’eau et la rapportaient auprès du chef. Toutes les missions qu’il leur donnait, les oiseaux les accomplissaient toujours. Download en français la legende_de_makaiaanui.doc Download makaia_anui.pdf : la version marquisienne et notes de l’ORSTOM 1966.

La mort vers 1880-1890, Alfred Testard de Marans

Grotte_funeraire

     Au bout de deux ou trois ans, suivant le désir des parents, les ossements étaient recueillis par la famille. La tête se cachait dans un endroit éloigné et mystérieux, s’il s’agissait d’un chef, et dans un tronc creusé d’arbre des banians s’il s’agissait d’un pauvre hère. Ce qui restait, enveloppé d’herbes et de tapa nouvelles, était enfoui dans l’ancienne case du défunt qui était abandonnée et frappée du tapu d’interdiction. Cette translation des ossements donnait lieu à un mau, ou fête d’anniversaire pour la famille et les amis, et même, s’il s’agissait d’un chef illustre, à une koika ou fête générale de toute la tribu.

     Fouille archéologique d’une grotte funéraire en 1983 : abri_papahavaiki_hakahau_ua_pou.pdf

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