
Photographiées par J. W. CHURCH
Fonds National Geographic
Situées à 5500 km de Los Angeles, à 4000 km au sud de Hawaii, 7500 de Sydney, 6500 de Santiago du Chili, et à 1400 km au nord-est de Tahiti, les Marquises (archipel composé de 12 îles dont 6 sont habitées) sont les îles les plus éloignées de tout continent. Entre traditions et modernité, entre ciel et mer, Ua Pou, Hiva Oa, Nuku Hiva, Fatuiva (Fatu Hiva), Mohotani (Motane), Tahuata, Ua Huka et Eiao, les îles Marquises, Terre des Hommes, Te Fenua Enata, Te Henua Enana, the Marquesas Islands. Blocs de lave surgis du Pacifique, ces îles hautes composent un paysage dentelé à la beauté sauvage et envoûtante. Les Marquises s'offrent dans leur rudesse, brutales et authentiques…
En novembre 2012, la tête de tiki provenant du site archéologique de Upeke à Taaoa a été dérobée. Le site est classé monument historique par Arrêté n°865 a.p.a du 23/06/1952 n°135. Par conséquent, il est protégé, et soumis à la réglementation relative à la protection des sites classés de Polynésie française, telle qu’elle résulte du Code de l’aménagement de la Polynésie française. Le Service de la culture et du patrimoine a déposé plainte pour vol contre X auprès de la gendarmerie de Atuona qui mènera son enquête.
Le ou les auteurs de ce vol, ainsi que le/les receleurs s’exposent aux sanctions prévues par l’article 311-4-2 du code pénal, qui réprime le vol d’une peine de sept ans d’emprisonnement et de 100 000 € (11 933 174 F CFP) d’amende lorsqu’il porte sur un objet mobilier classé ou inscrit, sans préjudice des actions en dommages intérêts qui peuvent être dirigées à l’encontre des contrevenants. Il est par ailleurs rappelé qu’aux termes de l’article 714-1 du code pénal « La destruction, la dégradation ou la détérioration est punie d’une peine de sept ans d’emprisonnement et de 100 000 € d’amende lorsqu’elle porte sur un immeuble ou un objet mobilier classé, inscrit ou protégé en vertu de la réglementation applicable localement […] »
Cette tête de tiki représente une tête humaine de forme ovoïde de basalte rouge sombre, vacuolaire.
Ses dimensions précises sont les suivantes : 45 cm de long (correspondant au profil : de la bouche à l’arrière de la tête), hauteur 45 cm, largeur 26 cm. Cette tête était simplement posée sur la plateforme en contrebas de celle supportant le grand tiki de Taaoa.
Elle est identifiée dans plusieurs publications connues, son exportation est par conséquent interdite.
Toute personne détenant des informations concernant la disparition de cette tête de tiki est priée de se rapprocher de la gendarmerie de Atuona, et / ou du Service de la culture et du patrimoine (Tél. 50 71 77). Références légales :
Livre I, Titre 5, chapitre 1 du code de l’aménagement de la Polynésie française ‘articles D.151-1 à D.151-14.
Arrêté n°865 a.p.a du 23/06/1952 n°135.
Articles 311-4-2 et 714-1 du code pénal
Délibération n° 2000-138 APF du 9 novembre 2000 relative au service de la culture et du patrimoine.
Copyright Service de la Culture et du Patrimoine
La candidature des îles Marquises au patrimoine mondial de l’UNESCO, initiée en 1996 est du plus grand intérêt pour la Polynésie française. Un classement au patrimoine mondiale de l’humanité des sites de l’archipel apportera au pays la reconnaissance de leur valeur patrimoniale, une gestion des sites culturels et naturels encadrée par une charte de gestion et une renommée internationale bénéfique pour le tourisme et l’ensemble des activités induites.
Une fédération culturelle a été choisie en 2009 pour suivre la candidature et animer les comités de gestion. En 2010, la candidature est inscrite sur la liste indicative de la France par la Délégation permanente de la France auprès de l’UNESCO. Aujourd’hui, la candidature sera entre les mains des experts. Dans l’obligation de réaliser des travaux préparatoires d’experts afin identifier et sélectionner les sites du patrimoine culturel et naturel des îles Marquises éligibles au classement, la Polynésie française, via le Ministère de la culture et la fédération Motu haka, va mettre en place du 5 au 13 octobre prochain, un séminaire des experts.
Un séminaire technique pour le montage du dossier technique
Ce séminaire s’inscrit pleinement dans le cadre du montage du dossier technique de la candidature UNESCO du site, afin :
– d’optimiser le volet scientifique et la qualité technique du dossier
– de favoriser les échanges entre la communauté locale et la communauté scientifique autour des sites retenus ou envisagés pour les îles Marquises
– de sensibiliser la communauté locale aux enjeux d’une candidature UNESCO, notamment sur l’appropriation des concepts UNESCO et l’ébauche des plans de gestion
– de favoriser la coopération régionale sur le plan scientifique et universitaire
Le budget de l’opération s’élève à 16 600 000FCFP, soit 7 000 000FCFP en frais d’avion (billets internationaux et domestiques) et en frais d’hébergement transit et 9 600 000FCFP concernant les transports terrestres et maritimes des experts et des officiels, l’hébergement, ainsi que la logistique sur place. L’ensemble des experts reconnus au niveau national et international viendront de Tahiti, de l’archipel des Marquises, de France métropolitaine, de Hawaii et des Etats-Unis. Le caractère mixte (nature et culture) et sériel (classement en série) de la candidature UNESCO des îles Marquises implique la participation d’experts géographiquement éloignés.
Un rapport de restitution des travaux menés par les experts au sein des ateliers du séminaire sera transmis au Ministère de la culture
Copyright : http://www.mca.gov.pf/?q=node/278
Le diocèse de Taiohae ou Tefenuaenata communique le décès, survenu à l’hôpital de Tahiti le 13 août 2012, à l’âge de 97 ans, de Monseigneur Hervé-Marie Le Cléac’h, ancien évêque de Taiohae (îles Marquises) de 1970 à 1986.
Mgr Le Cléac’h était membre de la Congrégation des Sacrés-Cœurs (Picpus)
Son corps sera transféré aux îles Marquises dans les jours prochains.
Les obsèques seront célébrées le samedi 18 août à la cathédrale de Taiohae.
† Guy Chevalier
évêque de Tefenuaenata
Mgr Hervé-Marie Le Cleac’h, par Mgr. Guy Chevalier, évêque de Tefenuaenata, extraits
Son nom marquisien est « Teikimeiteaki a Punatete » le prince qui vient du ciel
Une jeune femme de 35 ans déclarait: « quand je suis venue à Tahiti pour faire mes études, (vers 1974) j’avais honte comme les autres Marquisiens, de parler marquisien et de montrer que j’étais marquisienne. Maintenant je suis fière d’être
marquisienne et de le montrer. »
Cette remarque en dit long sur le complexe lourd et injuste que portait tout un peuple à 1.500 km de Tahiti.
Ce sera l’oeuvre de Monseigneur Hervé de percevoir d’emblée les valeurs, les richesses, les qualités insoupçonnées du peuple marquisien puis de les développer pour rendre à un peuple sa fierté et sa dignité…
Quelques mois après son arrivée, il déclare au presbyterium du 25 novembre 1971:
» Que la Mission soit présente et active dans l’effort de création de la culture marquisienne nouvelle… L’Eglise se doit de maintenir l’usage de la langue Marquisienne et d’éveiller la jeunesse, à la connaissance et à l’estime de son histoire passée.
La liturgie s’efforcera d’être bilingue: marquisien et français. La catéchèse exige la publication de la Bible en Marquisien, à tout le moins, le Nouveau Testament. L’initiation à la Foi et l’enseignement du catéchisme se fera en Marquisien jusqu’à l’âge de 10 ans…
La sculpture est une richesse artisanale de l’archipel, le plus typique de la Polynésie. Il faut faire appel à cet art dans la décoration et l’adaptation de nos églises et chapelles. »
Dès le départ on voit sa conviction qui est une route à suivre et tout un programme de vie.
Le 21 juillet 1595, ils se trouvaient devant Fatuiva, mais ils ne le savaient pas. Il faut s’imaginer les yeux ronds des marins discernant, du bleu profond du large, ce caillou pointu coiffé d’orages, posé à fleur de mer. Il faut s’imaginer leur prunelle effarée, découvrant cette baie tranchée comme une blessure, une plaie sublime dans la muraille émeraude. Le navigateur espagnol Mendaña crut un moment être arrivé aux îles Salomon, mais il comprit qu’il venait de découvrir une île qu’il baptisa Santa Magdalena du nom de la sainte du jour.![]()
« Des à-pics carnassiers jouxtant des vallons moussus, et ces prodigieuses chandelles de lave pétrifiée dressant leur vigueur évocatrice vers les cieux plombés par l’humidité fiévreuse. La baie des Verges, ou bien des Vierges, selon qu’on fût matelot ou missionnaire. La plus belle baie du monde, pour Robert Louis Stevenson. Fatuiva, ce croc verdi jailli du Pacifique, grattant des ciels d’ardoise à 1 000 mètres d’altitude, a tout du paradis. De l’enfer, aussi. Couleur chlorophylle ». Pour lire l’excellent article de Marion Festraëts, cliquez sur ce lien Iles Marquises Le paradis retrouvé
Ce jour marque l’anniversaire de la mort de Pakoko, illustre chef marquisien de Nuku-Hiva, exécuté hâtivement le 21 Mars 1845 par le Capitaine Amalric. Pour lire la suite du communiqué de Teaki Dupont-Teikivaeoho, cliquez ici : CP Teaki Dupont Pakoko 210312