Fatuiva, le paradis retrouvé ?

Le 21 juillet 1595, ils se trouvaient devant Fatuiva, mais ils ne le savaient pas. Il faut s’imaginer les yeux ronds des marins discernant, du bleu profond du large, ce caillou pointu coiffé d’orages, posé à fleur de mer. Il faut s’imaginer leur prunelle effarée, découvrant cette baie tranchée comme une blessure, une plaie sublime dans la muraille émeraude. Le navigateur espagnol Mendaña crut un moment être arrivé aux îles Salomon, mais il comprit qu’il venait de découvrir une île qu’il baptisa Santa Magdalena du nom de la sainte du jour.Dsc_0868a

« Des à-pics carnassiers jouxtant des vallons moussus, et ces prodigieuses chandelles de lave pétrifiée dressant leur vigueur évocatrice vers les cieux plombés par l’humidité fiévreuse. La baie des Verges, ou bien des Vierges, selon qu’on fût matelot ou missionnaire. La plus belle baie du monde, pour Robert Louis Stevenson. Fatuiva, ce croc verdi jailli du Pacifique, grattant des ciels d’ardoise à 1 000 mètres d’altitude, a tout du paradis. De l’enfer, aussi. Couleur chlorophylle ». Pour lire l’excellent article de Marion Festraëts, cliquez sur ce lien Iles Marquises Le paradis retrouvé

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Manifestation à UA POU contre l’arrêt des vols AIR TAHITi

                 Images de  C. Lubasz

Pour accompagner le développement des Marquises, un twin-otter – avion bimoteur de 19 places – est basé à Hiva Oa. Financé à 100 % par l’Etat, au titre du fonds de reconversion de la Polynésie française, il représente un investissement de 396 millions de FCFP (3 300 000 euros). Il est exploité par la compagnie Air Tahiti. Cet avion est exclusivement destiné, en liaison avec les moyens existants, à la desserte intérieure des Marquises (Hiva Oa, Nuku Hiva, Ua Pou, Ua Huka) et répond à un besoin réel, à une autre manière de découvrir les îles. (Allocution de Monsieur le Haut-Commissaire de la République en Polynésie française à l’occasion de la cérémonie inaugurale de l’Aranui 3, le 26/02/2003)

Marquises : Un petit tour en avion avec Jacques Brel

En juin 1978, Jacques Brel accepte néanmoins de guider une équipe de « Visa pour le Monde » qui réalise un reportage aux îles Marquises, où il s’est retiré depuis 1975. Cet extrait montre Brel aux commandes de son bimoteur aux côtés de sa compagne Maddly, survolant et présentant la côte est de l’île d’Hiva Oa sur laquelle ils vivent. Jacques Brel décédera quelques mois après la réalisation de ce reportage exceptionnel.

Diffusion : 31/12/78 – Réalisateur : Maurice Vermeersch – Copyright :  somuna.be 2011

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Se tenir marquise en tête aux îles Marquises

« Se tenir marquise en tête » se dit lorsque quelqu’un est amoureux. Qui donc plus que Jeanne et Samuel se sont tenus marquise en tête depuis 60 ans ? Ils ont célébré leur noce de diamant en juillet. Jacques Vitellini  a photogaphié et commenté l’événement dans Empreintes de Ua Pou (Te tapuvae no Ua Pou, le magazine d’information communal qui vous dit tout sur la vie quotidienne de l’île).