RENCONTRES EN POLYNESIE Victor Segalen et l’exotisme : Abbaye de Daoulas, Chemins du patrimoine en Finistère du 22 avril au 6 novembre 2011

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À l’extrême pointe de l’Europe et d’une péninsule étirée entre mer et océan, Chemins du patrimoine en Finistère réunit cinq sites patrimoniaux majeurs et tisse entre eux les liens d’une nouvelle politique culturelle.

Le projet culturel de « Chemins du patrimoine en Finistère » : la diversité culturelle

Dans un monde qui tend à uniformiser et à gommer les distances, les temps et les lieux, la question de la diversité est au cœur du projet culturel de l’Établissement public de coopération culturelle Chemins du patrimoine en Finistère. Cette question s’envisage dans le contexte de la Bretagne, d’une culture qui a su préserver ses traditions sans se départir d’une ouverture au monde et à la modernité. L’enjeu de ce projet réside dans ce double mouvement : le maintien d’un espace et d’un temps en prise avec l’ici sans oublier l’ailleurs, le proche sans oublier le lointain. La (re)connaissance des cultures est une condition de cette diversité.

Le projet ainsi défini donne un cadre aux expositions de l’Abbaye de Daoulas en même temps qu’il spécifie et oriente la « rencontre » des cultures autour du rapport à la fois banal et complexe entre le Même et l’Autre et la façon toute aussi complexe dont il peut être envisagé dans sa restitution aux publics.

En 2011, l’exposition « Rencontres en Polynésie, Victor Segalen et l’exotisme » aborde la rencontre avec l’Autre par le biais du premier grand voyage que fit l’écrivain breton en 1903-1904 en Polynésie.

Philippe Ifri, directeur général

segalen-lexotisme.1305369355.jpgGeorge-Daniel de Monfreid (1856-1929) Portrait de Victor Segalen, 1909 Huile sur toile Collection particulière. La toile peinte dans l’atelier de Monfreid, 4 rue Liancourt à Paris, représente Segalen lisant une Histoire de la Peinture française sur fond d’œuvres de Gauguin données à Monfreid : La Barque et l’Idole à la perle, bois sculpté à Tahiti, aujourd’hui au musée d’Orsay.

 

La pensée de Victor Segalen constitue un outil étonnamment actuel d’exploration pour la rencontre avec l’Autre. Il renouvelle radicalement la notion d’exotisme au début du 20e siècle et la modernité et la singularité de sa pensée persistent encore aujourd’hui. Très tôt dans son œuvre, il soulève le problème des cultures et des traditions extra-européennes en voie de disparition sous l’effet de la colonisation (poids économique et joug religieux imposés par les colons). La vision d’une culture en déclin (en l’occurrence les Maoris) lui fait « comprendre que, désormais, sa tâche sera de sentir et d’exprimer la saveur du Divers » en explorant le monde.

 

L’exposition met l’accent sur la période polynésienne de la vie de Segalen, avant ses grands voyages en Chine. Elle présente des œuvres et des objets européens, en dialogue avec des pièces venues de Polynésie, jouant la carte du « mélange d’exotismes ».

 

pages-de-segalen-lexotisme1.1305368891.jpgÎles Marquises Tiki, 19e siècle Boulogne-sur-Mer, Château-Musée. Cet objet a été offert par Ernest Hamy, fondateur du musée du Trocadéro, au musée de Boulogne en 1878. Il s’agit d’un magnifique exemple de tiki de bois au visage encore marqué par les ciselures du tatouage.

 

Le Breton débarque aux îles Marquises en 1903, il a vingt-cinq ans, et y découvre une culture pour laquelle il se passionne. Au contact de ses habitants, il élabore peu à peu une nouvelle conception de l’exotisme, qui trouve parallèlement sa source dans l’art de Paul Gauguin, profondément admiré par Segalen. Revêtant le costume de l’ethnologue, il écrit un roman publié en 1907, Les Immémoriaux, par lequel il tente de raviver les anciennes traditions polynésiennes qui sont, selon lui, sur le point de disparaître. À travers ce texte, Segalen donne la parole aux « naturels » eux-mêmes, qui témoignent dans le passé comme dans le présent des échanges et des relations qui se sont noués entre les indigènes et les « hommes à la peau blême ».

 

La Bretagne quant à elle apparaît comme le seuil de la découverte de lointains mystérieux, comme une première étape vers un retour aux origines, mythe très prégnant dans l’histoire de la pensée européenne dont Segalen ne se départit pas. Mais le désir de voyage et de confrontation avec le Divers naît aussi à cette époque d’un ensemble de phénomènes culturels et sociaux importants : la littérature et les arts orientalistes, les Expositions universelles, le développement de la philologie et de l’anthropologie.

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L’exposition a pour ambition de vérifier la modernité des idées de Segalen au début du 20e siècle, dans un contexte colonial qui mêle conquêtes marchandes et territoriales et discours sur l’altérité. Elle invite également le visiteur à s’approprier ces idées pour évaluer leur résonance aujourd’hui. Elle souhaite enfin montrer la part de métissage qu’ont connue les sociétés des mers du Sud, sans nier la violence dont elles ont été les victimes.

 

Article publié avec l’autorisation des Chemins du patrimoine en Finistère

 

Exposition : du 22 avril au 6 novembre

  • Avril, mai, juin, octobre et novembre :

tous les jours (sauf le lundi) de 13h30 à 18h30

  • Juillet et août :

tous les jours de 10h30 à 18h30

  • Septembre :

jusqu’au 18, tous les jours de 10h30 à 18h30

à partir du 19, tous les jours (sauf le lundi) de 13h30 à 18h30

bracelets-de-cheveux-humains.1305372835.jpgÎles Marquises Bracelets de cheveux humains, vers 1840-1844. Rochefort, musée d’Art et d’Histoire. Ces pièces ont été rapportées par l’océaniste Pierre-Adolphe Lesson au 19e siècle. Les bracelets de cheveux (parfois ceux des victimes de guerre) servaient comme ornement de poignets des grands chefs, qui, par ce biais, s’accaparaient la force du vaincu.

Catalogue de l’exposition :

Rencontres en Polynésie – Victor Segalen et l’exotisme

Ouvrage sous la direction de Roger Boulay et Patrick Absalon

coédité avec l’Abbaye de Daoulas (Finistère)
Exposition à l’abbaye de Daoulas (Finistère) du 22 avril au 6 novembre 2011

Editeur : Somogy 192 pages, 160 illustrations broché avec rabats 22 x 27 x 1,6  cm Poids : 930 g  35 €

Code article ISBN-9782757204627 paru le 4 mai 2011.

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Dossiers Enseignant  Presse

 

Copyright Les chemins du patrimoine en Finistère

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Marquises : Nuku Hiva célèbre la mémoire du chef Pakoko

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Après 168 ans d’amnésie et d’autocensure, le nom du chef Pakoko retrouve ses lettres de noblesse. Ce lundi 21 mars 2011, pour la deuxième fois, le Tavini no te Henua Enana a brisé les chaînes de l’oubli et rendu hommage à ce grand guerrier qui a eu l’audace de s’opposer à la présence de l’armée française. Plus de 100 personnes ont défilé à Taiohae sur l’île de Nuku Hiva dans une ambiance solennelle.

 

Contrairement à l’idée selon laquelle la Polynésie s’est donnée à la France», il y eut dans tous les archipels des mouvements de résistances, à commencer par l’archipel des Marquises. Tous ces actes isolés montrent que la présence française n’a jamais été acceptée spontanément et que la menace ou la force se sont avérées chaque fois nécessaires. L’invasion coloniale française de la Polynésie serait qualifiée de nos jours de terrorisme d’Etat.

Les Marquises n’ont aucun monument qui raconte leur passé, pas de stèle pour nos ancêtres. Les seuls qui existent rendent hommage à des étrangers venus pour conquérir. Voici les inscriptions de ces stèles :

– A Tahuata : « Ici gît Halley, capitaine de corvette, officier de la légion d’honneur, fondateur de la colonie de Vaitahu. Mort au champ d’honneur le 17. 7. 1842. » ;

– A Nuku Hiva : « À la mémoire des officiers marins et soldats français morts au champ d’honneur ».

Ces stèles sont éclairées la nuit.

Quand allons-nous bâtir des stèles et des monuments pour nos ancêtres ? Nous avons aussi l’avenue Dupetit-Thouars pour désigner le chemin qui longe la baie de Taiohae. Comment pouvons-nous encore accepter aujourd’hui cela ? Nous avons des ancêtres illustres tels que Pakoko, Temoana, Vaekehu, Kiatonui, …

Imagine-t-on que dans un village français, on aurait l’audace de donner le nom d’un officier allemand à une rue où des guerres violentes ont eu lieu entre Français et Allemands ? Cela serait indigne là-bas comme cela est indigne ici. Nous devons changer le nom de cette avenue comme on l’a fait pour l’avenue Pouvanaa à Papeete, c’est une question de dignité et d’honnêteté.

Cela est très important pour nos jeunes, ils doivent savoir qu’il y avait et qu’il y a encore un peuple sur cette terre. Ce patrimoine historique doit aussi être mis en valeur pour le tourisme. Les touristes viennent ici pour voir des référents étrangers, c’est absurde ! Au Sud, c’est Gauguin et Jacques Brel et les marquisiens ? Quand allons nous parler de nos ancêtres car ce sont eux qui ont construit ce pays depuis la nuit des temps, les autres n’étaient que de passage. Nous sommes en 2011, l’histoire des Marquises doit retrouver sa place.

Cela fait 168 ans, depuis le 17 septembre 1842 que nous nous infligeons l’autocensure de notre histoire. Nos ancêtres ont donné leur vie contre l’armée française pour préserver notre terre et nous n’osons pas en parler.

Notre histoire est notre richesse. Pour construire l’avenir, nous devons connaître le passé.

 

Nuku Hiva le 24 mars 2011, Communiqué du Tavini no te Henua Enana

 

Marquises – La mort de Pakoko, le récit du soldat vosgien Georges Winter

Marquises : Portrait de Pakoko par René Gillotin, portrait d’une opportunité tragique…

La mort de Pakoko (par Max Radiguet 1859)

Marquises : Le représentant à l’Assemblée de Polynésie française, Benoit Kautai, président du parti marquisien Te Henua Enata a Tu, a fait savoir, lundi, dans un communiqué, qu’il n’était pas opposé « à la réinscription de la Polynésie française sur la liste des pays à décoloniser ».

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Communiqué de presse de  Benoît KAUTAI

Président de TE HENUA ENATA A TU

(Peuple marquisien levons-nous)

PARTI POLITIQUE DES MARQUISES

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Doit-on signer la réinscription de la Polynésie Française sur la liste des pays à décoloniser ?

 

Cette question qui fait actuellement débat à Tahiti présente-t-elle un intérêt pour le peuple Marquisien ? Assurément non si cette réinscription doit conduire la Polynésie à être indépendante.

En effet, dans une telle hypothèse, les Marquises ne suivront pas cette voie et poursuivront l’expérience de l’autonomie, avec la France, dans une collectivité séparée qui regroupera notre archipel. Cette évolution, qui à toujours été le leitmotiv de notre parti « TE HENUA ENATA A TU », n’est pas un simple vœu : elle est possible et prévue par la Constitution française.

Toutefois, une telle évolution n’est pas à craindre même si certaines formations politiques prônent cette solution pour parvenir à la pleine souveraineté et donc l’indépendance vis-à-vis de la France. En effet, l’inscription de la Polynésie sur la liste des pays à décoloniser, conduit d’abord et surtout à développer l’autonomie du territoire qui fait l’objet de cette inscription sur cette liste gérée par l’ONU. Elle ne conduit nullement à l’indépendance. Cette accession à la pleine souveraineté n’est que l’une des options offertes aux pays figurant sur la liste. Parmi les territoires figurant sur cette liste, certains ont exprimés leur refus d’accéder à l’indépendance, d’autres ont demandés à être rattachés à un nouvel Etat, d’autres à accéder au statut d’Etat librement associé avec l’ancienne Métropole.

Pour toutes ces raisons, il n’y a rien à craindre à demander la réinscription de la Polynésie française  sur la liste des pays à décoloniser. Au contraire même, il peut être utile de « revoir » le partenariat existant entre la Polynésie et la France : il s’agit d’échanges réguliers entre « partenaires » en présence d’observateurs de l’ONU.

Nos anciens Haka iki ont travaillé pour que la population des Marquises ne soit pas oubliée, ils ont lutté pour que survive notre archipel, qu’il ait la place qui lui revient de droit. Nous sommes profondément attachés à la France, mais cela ne veut pas dire que les Marquises, la Polynésie française, l’Etat et l’ONU ne peuvent pas se mettre autour d’une table afin de déterminer et de mettre en œuvre de nouvelles relations profitables à chacun des participants.

Dans notre archipel, nous devons nous battre tous les jours pour faire avancer des dossiers importants pour notre population. Cette partie à trois (les Marquises, la PF et la France) est bien souvent faussée et notre voie est malheureusement bien faible. L’ONU pourrait sûrement être un arbitre impartiale. Cela doit aboutir non plus à une autonomie imposée mais bien à une autonomie consenti, réfléchi et consensuel.

Nous voulons pour le peuple marquisien un véritable projet de société à long terme. Alors arrêtons de diaboliser l’inscription de la Polynésie française sur la liste des pays à décoloniser et restons pragmatique.

Voila pourquoi, nous ne sommes pas opposé à la réinscription de la Polynésie française sur la liste

Benoît KAUTAI

Président de TE HENUA EN ATA A

 

C’est aux Marquises que le tsunami qui a suivi le séisme de magnitude 8.9 au Japon a été le plus fort : la vidéo et les photos de Christophe Combes

 

« C’est à 5h00, le 11 mars 2011 que les sirènes ont donné l’ordre d’évacuation. Vers 8h30 on décelait le début (très discret) du phénomène qui atteignait son apogée vers 9h45 du matin après la 10° vague.

Plus de 26 vagues se sont succédées durant l’alerte, avec une fréquence de 10 minutes par cycle. Mais une fois l’alerte levée à 11h50, la baie de Hakahau (Ua Pou) a continué à subir les assauts de la mer jusque dans la soirée. Heureusement, aucun dégât, même léger n’est à déplorer sur l’île. » C’est ainsi que Christophe Combes décrit,  sur son blog, le tsunami qui a suivi le séisme de magnitude 8.9 au Japon.

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Voir les articles de Christophe : les photosla vidéo

Le Japon secoué par un séisme sans précédent depuis 140 ans

Magnitude 8.9 – NEAR THE EAST COAST OF HONSHU, JAPAN

TÛRANOR PlanetSolar, le plus grand bateau solaire au monde, amarré au port de Nuku Hiva

Communiqué de presse

TRAVERSEE VICTORIEUSE DU PACIFIQUE POUR TÛRANOR PLANETSOLAR

Yverdon-les-Bains, 5 mars 2011

TÛRANOR PlanetSolar, le plus grand bateau solaire au monde, est venu à bout de l’océan Pacifique. Hier, 08h39 LT (18h39 UTC) le catamaran propulsé à l’énergie solaire a amarré au port de Nuku Hiva aux Îles Marquises en Polynésie Française. Depuis le départ de l’archipel des Galápagos, l’équipage de PlanetSolar composé du fondateur Raphael Domjan, du capitaine Patrick Marchesseau, de Jens Langwasser et de Christian Ochsenbein a navigué 25 jours, 6 heures et 34 minutes pour atteindre la Polynésie Française.

Le bateau est attendu au large des côtes australiennes pour le milieu du mois de mai 2011.

Après avoir parcouru 3’023 milles nautiques (5’599 km) lors de la traversée de l’océan pacifique et 11’411 milles nautiques (21’133 km) au total depuis le départ de Monaco, TÛRANOR PlanetSolar a battu un nouveau record, celui de la plus longue distance parcourue avec un véhicule solaire électrique.

« Nous sommes plus que satisfait du chemin parcouru dans cette éco-aventure », explique le fondateur du projet Raphael Domjan. « Avoir traversé le plus grand océan du monde uniquement à l’énergie solaire et une autre preuve significative de l’efficacité des énergies renouvelables montrant que nous avons aujourd’hui la technologie à disposition pour changer. »

TÛRANOR PlanetSolar a débuté son voyage autour du monde à Monaco le 27 septembre 2010, ce bateau est propulsé uniquement à l’énergie solaire. La mission du plus grand bateau solaire au monde construit en Allemagne est de démontrer le potentiel et l’efficacité des énergies renouvelables. Le projet vise également à faire avancer la recherche scientifique. PlanetSolar, fondé par le suisse Raphael Domjan et basé à Yverdon-les-Bains (Suisse/ Canton de Vaud), a rendu possible les développements technologiques dans les domaines de la production de matériaux composites ainsi que du stockage de l’énergie solaire. Pour son expédition autour du globe, le projet peut compter sur les prévisions météorologiques fournies par Météo France. Un programme de routage solaire a également été développé pour le projet. Naviguant sous pavillon Suisse et mesurant plus de 30 mètres de long et 15 mètres de large, TÛRANOR PlanetSolar est recouvert de 537 mètres carrés de panneaux solaires de la marque californienne SunPower Corporation. SunPower fournit des cellules solaires 50% plus efficaces que des cellules normales. TÛRANOR PlanetSolar a été dessiné par le designer néo zélandais Craig Loomes de Lomocean Design selon la méthode du « perce-vague » qui utilise moins d’énergie qu’un bateau conventionnel. Lors de la construction du bateau, plusieurs entreprises allemandes ont pris part au projet en démontrant leur expérience dans le domaine des énergies solaires.

Les sponsors principaux de PlanetSolar sont l’horloger suisse Candino ainsi que la société de gestion d’énergie Immosolar. Le projet est soutenu par de nombreuses autres entreprises et institutions.

Ua Pou à l’horizon

Journal de bord

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Convention de collaboration signée entre le Pays et la C.O.D.I.M & Premier séminaire de la Communauté de Communes des Marquises

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Le vice-président, Edouard Fritch, en charge du développement des collectivités, et le président de la Communauté de communes des îles Marquises (Co.d.i.m), Joseph Kaiha, ont signé jeudi 24 février 2011 une convention de collaboration liant la Polynésie française au nouvel établissement public de coopération intercommunale, en présence de nombreux élus marquisiens et de la chef de la subdivision administrative d’Etat, Annie Pietri.

 

A l’initiative de la vice-présidence, un séminaire a réuni les élus des six conseils municipaux des îles Marquises jeudi 24 février 2010, dans la grande salle du conseil de gouvernement, afin de déterminer avec eux, et un groupe de travail constitué d’agents de l’administration, les principaux axes d’un projet de développement économique de l’archipel.

 

L’engagement fort du Pays pour la mise en œuvre progressive d’un projet de développement économique de l’archipel s’est également traduit par l’installation officielle d’un comité de suivi co-présidé par les deux signataires.

«Nous entrons de plain-pied dans la mise en route concrète et effective de la démarche souhaitée par les six conseils municipaux des Marquises», s’est félicité le vice-président, avant de revenir en détail sur les motivations et les différentes étapes qui ont conduit à la création de la Co.d.i.m qui, rappelons-le, constitue une première en Polynésie française.

Ce partenariat prévoit, d’une part, la mise à disposition gratuite des rapports et des documents d’études détenus par la PF relatifs aux secteurs concernés (tourisme, agriculture, pêche, artisanat, culture, industrie, commerce) pour l’élaboration par la Co.d.i.m d’un projet de développement économique de l’archipel et, d’autre part, la mobilisation d’un groupe de travail interministériel chargé d’assister la Communauté dans la rédaction des termes de référence d’une mission d’analyse de cette documentation, qu’elle commanditera en vue de la définition dudit projet.

Compte tenu des délais impartis – la Co.d.i.m dispose en effet de dix-huit mois à compter du 9 décembre 2010 pour produire son rapport et fixer ses orientations – le vice-président a fixé le cap : «Il faut que l’on arrête de parler et d’écrire ; il est temps de passer à l’action».

Et de confier au passage sa façon de voir les choses : «Vous devez réfléchir Fatu Hiva, vous devez réfléchir Hiva Oa mais il faut surtout concevoir Marquises !» Quant au degré d’implication du groupe de travail constitué d’agents de l’administration, Edouard Fritch a été très clair : «Ne comptez pas trop sur les techniciens, c’est vous les véritables acteurs ! En revanche, il s’agira pour eux de vous dire en toute franchise et respect les éléments de conditionnalité qui, à leurs yeux, permettent la faisabilité réelle des options de développement économique que vous retiendrez».

A l’issue de la signature, les élus marquisiens et les référents ministériels ont tenu un séminaire durant toute le reste de la journée pour dégager en commun, sous la responsabilité de la déléguée au développement des communes, dans chacun des secteurs concernés (tourisme, agriculture, pêche, artisanat, culture, industrie, commerce), les axes de développement qui devraient structurer le futur projet de développement des Marquises.

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Pour lire l’allocution dans son intégralité, cliquer ici ou intervention_seminaire_codim.1299537105.pdf

Source : http://www.vice-presidence.gov.pf/9298-Convention-de-collaboration-signée-entre-le-Pays-et-la-Co.d.i.m.html

 

Incendie sur l’île de Ua Pou (Marquises ) : les vidéos de Christophe Combes

 

" Un violent incendie s'est déclaré lundi 28 février vers 14h00 sur les hauteurs de Hakatao (Ua Pou). Sous l'effet des vents forts et tourbillonnants, de nombreux nouveaux foyers se sont crées et, les flammes redoublent de puissance..." écrivait Christophe Combes sur son blog.

 

Voir les articles de Christophe : page 1 - page 2 - page 3

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Dictionnaire des symboles & des significations du tatouage polynésien des îles Marquises (Teiki Huukena)

 

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L’auteur :

Teíkitevaámanihií Robert Huukena dit Teiki est un Tuhuka Patutiki (tatoueur marquisien). Il est issu d’une grande famille d’artiste de Nuku-Hiva. Son amour pour ses ancêtres et sa passion pour l’art du Tiki (image), en particulier le Patutiki. l’ont poussé à faire des recherches plus approfondies, en redessinant et en classant chaque symbole du tatouage marquisien afin de mieux vous livrer ses significations et rendre enfin accessible à tous, sa compréhension.

Par ce travail il souhaite rendre hommage à sa terre natale Te Henua Enana (les îles Marquises) et à ses ancêtres les Tupuna.

 

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Extrait de la préface :

« … Il faut toute la passion et la patience d’un Marquisien d’aujourd’hui, comme Teiki Huukena, pour vouloir comprendre en même temps que redessiner chacun des principaux relevés et leur redonner un sens proche par l’esprit de ceux qui présidaient à leur utilisation.

 Il n’est pas question de recréer exactement ce qui s’est fait par le passé. La situation n’est plus du tout la même et bien des informations ont disparu à jamais. Dans ce travail, le souci de Teiki Huukena, membre d’une famille réputée pour son talent artistique et sa pugnacité, est de rendre accessible à tous, ces dessins qui avaient un sens, une valeur, une fonction… Il souhaite que les tracés soient clairs et veut éviter une des dérives actuelles qui est que leur signification ne soit complètement réinventée en fonction de l’inspiration ou de la fantaisie de chacun. L’idée est d’approcher le plus possible, par une définition simple, de ce que les anciens ont accepté d’en dire à ceux qui eurent la patience de prendre un crayon et un papier pour la noter !

Beaucoup de gens ne souhaitent pas passer trop de temps dans des livres très documentés… Ils veulent approcher vite un résultat attendu, souvent principalement esthétique, sans oublier cependant que l’image parle au regard…

 Il faut assumer ce sens et donc déjà le connaître… C’est un des buts de ce livre :

donner le sens symbolique probable du tracé tout en sachant que, la plupart du temps, les significations étaient complexes et qu’il est impossible, en quelques mots, de rendre toutes les composantes de ces significations. Il y a donc forcément une part d’inconnu et de fragmentaire, dans ces courtes définitions, mais c’est aussi le fruit de l’Histoire de chaque peuple… Aucun n’a pu préserver l’intégralité de l’héritage de ses pères : les haines et la guerre en sont souvent la cause… Il faut en être conscient et, si possible, en tirer une leçon.

Éduquer et transmettre un savoir à ceux qui s’y intéressent est une des belles choses dont on peut être fier.

Teiki Huukena s’y est employé et c’est pour cela, qu’à notre petite échelle, nous sommes heureux de l’accompagner… ! » Pierre et Marie-Noëlle Ottino-Garanger anthropologue et docteur en archéologie préhistorique et chercheur à l’IRD ( Institut de Recherche pour le Développement )

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Feuilleter quelques pages

Le colloque du 14 décembre 2010 au Sénat : « L’OCEANIE, CONTINENT INVISIBLE ? »

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https://dailymotion.com/video/xg5avv_l-oceanie-un-continent-invisible-y_news

 

L’Océanie est-elle un continent invisible ? C’était le thème d’un colloque organisé le mardi 14 décembre au Sénat. A cette occasion les sénateurs Richard Tuheiava et Simon Loueckhote reviennent sur la perception de l’Océanie et de l’Outre-mer français.

Information sur le colloque

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« On dit de l’Afrique qu’elle est le continent oublié. L’Océanie c’est le continent invisible. Invisible, parce que les voyageurs qui s’y sont aventurés la première fois ne l’ont pas aperçue, et parce qu’aujourd’hui, elle reste un lieu sans reconnaissance internationale, un passage, une absence en quelque sorte. » J.M.G. Le Clézio

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« Raga, Approche du continent invisible » de J.M.G Le Clézio, maintes fois évoqué au cours de ce colloque, à lire ou à relire  (Editions du Seuil, 11/2006, collection Points 10/2007)  

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« Gangstérisme et colonisation », la critique de Serge Koulberg 

« Approche du continent invisible », le point de vue sur le livre par Emmanuelle Caminade

« Sur un confetti d’Océanie, Le Clézio a posé le regard du géographe, de l’anthropologue et du poète ». Télérama Nathalie Crom

Marquises : « A.R.S.H.- EIAO » L’ASSOCIATION POUR LES RECHERCHES SCIENTIFIQUES ET HISTORIQUES SUR EIAO est créée

 

Comme annoncé dans la première Lettre de Eiao, l’association a été créée en juin 2008 (Récépissé n°3411 du 24 juin 2008, Parution au JOPF du 17 juillet 2008 page 2759).

 

Cette association a pour buts :

– de développer une meilleure connaissance de l’île de Eiao (Archipel des Marquises/Polynésie Française) tant au plan de la biodiversité, qu’au plan du patrimoine archéologique et historique, en suscitant, favorisant ou en y organisant elle-même des missions de recherches scientifiques, archéologiques et historiques dans le respect de la législation en vigueur;

– de trouver des moyens de financements, soutiens logistiques et des aides matérielles et techniques pour ces différentes recherches et les missions sur place qu’elles impliquent;

– de participer activement à la réflexion et aux travaux visant à la restauration ou la réhabilitation de l’île (lutte contre l’érosion des sols, contrôle des ongulés, rétablissement d’un couvert végétal, etc.) ;

– de publier une feuille d’information « LA LETTRE DE EIAO» pour diffuser les recherches conduites sur l’île et les observations faites par les visiteurs (chasseurs et scientifiques) et les gestionnaires (techniciens de l’Environnement, de l’Economie Rurale, du Service de la Culture et du Patrimoine, etc.);

– de créer un site Web consacré à l’île de Eiao, accessible gratuitement au public, ouvert aux chercheurs pour la diffusion de leurs travaux et à toutes les personnes concernées (chasseurs, institutionnels, gestionnaires).

Pour atteindre ces objectifs – tous n’ont pas encore été atteints aujourd’hui – l’association a besoin de vous. Si vous vous sentez concerné, si Eiao vous passionne, venez nous rejoindre. Nous vous remercions d’imprimer, compléter et nous retourner le formulaire d’adhésion accompagné de votre cotisation.

 

Téléchargez le bulletin-adhesion-arsh-eaio.1296125786.pdf