Importante opération de recherche aux Marquises pour retrouver un poti marara disparu

tahiti-nui-vii-heenoa-te-moana.1290778432.jpg       Tahiti Nui VII & Heenoa te Moana

Le mercredi 24 novembre 2010, Mahina radio informe le centre de recherche et de sauvetage en mer, MRCC Papeete, de la réception d’un message radio brouillé provenant d’une embarcation se signalant en panne moteur à l’ouest de l’île de Ua-Pou. La communication ne permet pas d’identifier le navire.

Aussitôt le MRCC Papeete diligente une enquête dans l’archipel des Marquises pour connaître le type d’embarcation et le nombre de personnes embarquées.

L’enquête effectuée par la gendarmerie permet d’identifier un habitant de Ua-Pou parti pêché en poti marara et absent de son domicile.

Des proches du disparu s’organisent et appareillent en fin de matinée pour tenter de le retrouver. Ils contactent le MRCC vers 20h00 et indiquent ne pas avoir retrouvé la personne recherchée.

Le MRCC Papeete prépare immédiatement une mission pour l’avion Gardian de la Marine Nationale.

L’aéronef décolle le 25 novembre à 00h30 et réussit à relocaliser le navire recherché à 02h35. Le poti marara se trouve à 50 nautiques dans l’ouest de Ua-Pou. Des contacts radio sont établis entre l’avion et le naufragé, sain et sauf. Un nouveau repositionnement du navire est effectué à 05h30.

Parallèlement le Tavana de Ua-Pou sollicite la présidence du pays pour obtenir le navire Tahiti Nui 7 de la flottille administrative.

Placé sous la direction du MRCC Papeete, ce navire doté de moyens de télécommunications modernes appareille de Nuku Hiva à 09h40 .

A 12H45, une nouvelle mission du Gardian est effectuée pour permettre de guider le Tahiti nui 7 vers le poti marara qui continue de dériver et dont le propriétaire commence à manquer d’eau.

A 14h30, le Gardian localise le poti marara et guide le Tahiti Nui 7 vers ce dernier. A 15h15, le Tahiti Nui 7 récupère le naufragé et prend en remorque le poti marara et fait route vers Ua-Pou. 

Communiqué de presse du Haut-Commissariat de la République en Polynésie Française & MRCC Papeete Centre de recherche et de sauvetage en mer, le 25 novembre 2010

 

Tahiti : Bjarne Kroepelien & Tuimata

Bjarne Kroepelien (1890-1966) est né à Bergen, en Norvège, dans l’une des plus vieilles familles marchandes hanséatiques, spécialisée dans le négoce du vin ; il a constitué la collection de livres et de documents sur Tahiti et ses îles la plus importante au regard de la bibliographie et de l’érudition. La collection Kroepelien des ouvrages tahitiens, des documents et des clichés se trouve à la bibliothèque du Musée du Kon Tiki à Oslo.

Bjarne arrive à Tahiti en 1918, « à une époque où les hommes souhaitaient fuir ce monde d’horreur et se réfugier dans un de ces lieux où le romantisme existait encore ». Classé par O’Reilly parmi les récits de voyages, Tuimata est le récit d’un séjour à Tahiti en 1918-1919 et d’une rencontre, au bord du bassin de la vallée de la Fautaua – là même où Loti avait aperçu Rarahu – de Bjarne Kroepelien et de quatre jeunes filles, Tehina, Tuimata, Vahine et Ahuura, et d’une nouvelle vie qui se partage en une trentaine de chapitres entre la maison au bord du lagon de Taunoa et celle sur les hauteurs de Papenoo. 

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Tour de l’île et des vallées, récif de corail et ascension du mont Orohena en mai 1918 ; fête au ‘ava ‘anani et marche sur le feu, rencontre avec Lovaina, propriétaire de l’hôtel Tiare, avec Tati, chef de Papara, bientôt emportés par la grippe espagnole ; adoption par Teriierooiterai, chef de Papenoo, qui lui donne le nom de Temehani Teriieroo : « Tu ne dois pas être un étranger blanc ». Mais Tuimata est d’abord le témoignage d’une certaine vie quotidienne à Tahiti et l’hymne à un extraordinaire amour qui transformera la vie de Bjarne Kroepelien.
Publié en 1944 en Norvège et en 1946 au Danemark, Tuimata a été traduit pour la première fois en langue française par Joëlle Petersen à la demande de Johan Frederik Kroepelien (qui a écrit la préface de cette édition).

     L’ouvrage est illustré par 5 dessins à la plume rehaussés au lavis, en hors-texte, et par 31 têtes de chapitre réalisés par Guy Krogh, un artiste bien connu en Scandinavie.

     Haere Pō propose en Annexes une étude des liens entre Bjarne Kroepelien et Tahiti, de Jean-Claude Teriierooiterai, une biographie de Bjarne Kroepelien, collectionneur, de Ralph du Rietz, une réflexion sur Tahiti, île des voyageurs cosmopolites, de Daniel Margueron, ainsi qu’un glossaire.

     Un album de photos prises en 1918-1919 par Bjarne Kroepelien et par son ami Hector MacQuarrie complète l’ouvrage.   

     TUIMATA par Bjarne Kroepelien

Traduit pour la première fois en français. Couverture et 5 gravures en couleurs.

Album de 39 photos N&B du Tahiti de 1918. 352 pages 15X22 cm

ISBN 978-2-904171-70-3  © Editions Haere Po 2008 – 2011

Photos from Tahiti taken by Bjarne Kroepelien 1918 – 1919

Copyright Photos : © National Library of Norway & © Oslo University Library

KAOHA NUI – CARNET DE VOYAGE AUX ÎLES MARQUISES – SÉBASTIEN LEBÈGUE

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     Grandioses, majestueuses, secrètes et fascinantes… les qualificatifs ne manquent pas pour décrire les îles Marquises, cet archipel du bout du monde, la Terre des Hommes…

     C’est à bien davantage, à une plongée au sein même de la vie marquisienne que nous invite Sébastien Lebègue  – globe-trotter, dessinateur, écrivain, photographe  –  à travers ce carnet de voyage, témoignages intensément vécus, au gré de ses pérégrinations, des randonnées et chevauchées ; au hasard des rencontres nombreuses et chaleureuses, vraies toujours, des moments de contemplation, des rêveries aussi…

     Nous vivons l’accueil marquisien et partageons des moments avec les familles ; nous vibrons au rythme du ukulele et des pahu lors des répétitions du grand festival de danse ; nous sentons le poisson grillé à même les pierres nous chatouiller les narines ; nous ressentons l’effort retenu du sculpteur incisant la pièce de bois de sa gouge minutieuse, et celui des chevaux crapahutant dans les rochers à la recherche de traces du passé…

     Ka’oha nui, ce livre est avant tout une aventure humaine, intense ; une découverte culturelle, riche ; et un ouvrage… à feuilleter, doucement ; à déguster, avec gourmandise ; pour partager, à petits pas, le vécu marquisien et les émotions du voyageur…

     L’écriture, précise, descriptive, soutenue par des dessins bien documentés et des aquarelles étalées sur le vif qui s’offrent en de larges doubles pages, nous emmène à croquer chacun de ces instants.

     L’auteur, Sébastien Lebègue, plasticien, photographe et enseignant en arts appliqués a vécu à Tahiti de 2003 à 2007. Il est actuellement installé au Japon. Son travail personnel l’oriente vers une recherche d’une image mémoire que l’on pourrait comparer à la matrice de nos souvenirs. Il tente de quérir un moyen de toucher le moment et de présenter sur un support ses rencontres et partages, ses découvertes culturelles, les moments de vie simple où les sens sont en éveil, où la nature montre sa grandeur. Cela, il le traduit sous diverses formes : des carnets dessinés et annotés, reportages graphiques et photographiques, qu’il propose en lecture ou en espace lors de ces expositions.

    Il révèle ainsi aux spectateurs ses sensations ou visions impalpables du moment, pour les emmener vers une lecture personnelle et vers l’éloignement de l’oubli.

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Première édition 17/10/2010 Format  228 x 223 mm – 366 pages – Couverture cartonnée reliée cousue ISBN  9782915654615

Si vous souhaitez trouver ce livre chez un libraire près de chez vous, cliquez ici

Marquises : « Mers du Sud, Jessie Aline Bee » au Musée Henri-Martin à Cahors ( 22 octobre • 24 décembre 2010)

jessie_bee.1285180706.jpg      Palette de Jessie Bee –  Esquisse à l’encre  – Collection Jean-Charles Blanc

 

 

Née en 1896 en Nouvelle-Zélande, à la suite d’une rencontre amoureuse que fit Paul Gauguin au cours d’une escale à Auckland en août 1895, Jessie Bee disparut en 1942.

Elle vécut une vie d’aventures entre New-York, Paris et Berlin et voyagea un temps dans les mers du Sud. Au cours de ses escales, précédéepar sa réputation, elle fut l’amie et parfois l’égérie d’artistes et écrivains tels Duchamp, Man Ray, Maugham, Murnau, Picabia, Breton, Matisse, Elshemius et d’autres encore…

Sans l’œil averti de Jean-Charles Blanc, les œuvres de Jessica Aline Bee -alias Jessie Bee seraient restées cachées ou du moins réservées à un petit nombre de privilégiés. En effet, l’artiste préféra renoncer un temps à sa « carrière » pour faire connaître dans les musées, les centres d’art et les galeries du monde entier, l’étrange découverte qu’il fit lors d’un voyage aux îles Marquises. C’est cette collection composée de planches archéologiques, croquis, planches photographiques, peintures, livres que Jean-Charles Blanc présentera aux côtés de ses propres objets pour la première fois aux visiteurs du musée.

 

 

Musée de Cahors Henri-Martin

792, rue Emile-Zola – 46000 Cahors

Tél. 05 65 20 88 66

musee@mairie-cahors.fr

Service éducatif : Tél. 05 65 20 88 68

Ouverture tous les jours de 11h à 18h (sauf mardi)

Dimanches et jours fériés de 14h à 18h, fermé le 1er mai

http://www.mairie-cahors.fr/musee

Source : Mairie de Cahors

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MARQUISES : L’archéologue Michel Charleux veut inscrire Eiao au patrimoine mondial de l’UNESCO (copyright Michel Charleux & Tahitipresse)

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A peine revenu d’une première longue mission de 50 jours sur l’île déserte de Eiao (Marquises nord), l’archéologue Michel Charleux s’apprête à y retourner pour poursuivre ses recherches sur la vie des anciens Marquisiens de « l’île-carrière ». Par ailleurs , il envisage de demander l’inscription de cette île qui recèle un véritable trésor archéologique au patrimoine mondial de l’UNESCO.

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Placée sous l’égide du CIRAP (et financée via l’Université de Polynésie française dans le cadre d’un Contrat de Projet Etat-Pays), cette première expédition – car il s’agissait bien d’une expédition à laquelle les Forces Armées en Polynésie Française ont apporté une aide déterminante avec les bâtiments Le Prairial et La Railleuse – a été par conséquent particulièrement fructueuse.

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Cette expédition a permis de recueillir des données inédites et la découverte de 8 sites nouveaux dont certains avec des dalles de ke’etu rouge. Trois de ces sites couvrent entre 700 et 1000 m² et l’un d’entre eux est un paepae de plus de 70m de long, limité sur toute sa façade par de très gros blocs basaltiques soigneusement alignés.

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La véritable carrière était ailleurs

Cachés au fond d’une petite vallée par une végétation difficilement pénétrable, ces sites remarquables avaient échappé aux précédentes investigations. Plusieurs ont leur surface recouverte d’une couche d’éclats de basalte épaisse par endroit de plusieurs décimètres, témoin d’une activité ancienne importante.

Devant de tels sites, l’archéologue a décidé de modifier son programme initial pour concentrer ses recherches sur la grande vallée baptisée pour la circonstance Hanataaitoki du fait que la toponymie de l’île a été en grande partie oubliée.

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Cette vallée est de toute première importance puisque c’est l’un des lieux probables, sinon le lieu principal, de l’extraction du basalte à grain fin qui a valu à Eiao de devenir un véritable centre de production d’herminettes et autres outils lithiques.

C’est dans cette vallée que Barry Rolett a découvert ce qu’il a pensé être la grande carrière de Eiao. Il semble pourtant que la véritable carrière soit ailleurs, à proximité, mais malgré de nouvelles recherches et des indices forts, elle reste à localiser avec précision.

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Mais cette vallée n’est pas seulement un lieu d’extraction. C’est aussi un lieu de production d’outillage lithique comme l’attestent dans cette vallée et sur les crêtes qui la limitent, plusieurs dizaines d’ateliers, certains très vastes, et surtout, dans le thalweg, une incroyable accumulation d’éclats, absolument phénoménale, de plus de 2 m d’épaisseur, dont le volume pourrait avoisiner plusieurs centaines de mètres-cubes. Le témoin de la fabrication de plusieurs dizaines de milliers d’herminettes et autres outils!

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Une nouvelle mission s’impose

Comment aurait-il été possible de poursuivre le programme initial et d’ignorer ces sites ? Après défrichage et un nettoyage fin, il a fallu en faire les relevés, tracer les plans, effectuer la couverture photographique.

Michel Charleux affiche une certaine satisfaction à son retour de la première mission. Une satisfaction toutefois teintée d’amertume avec le sentiment que son programme de recherches avait été partiellement amputé, il a décidé de monter une nouvelle mission.

La subvention du Ministère de la Culture obtenue par le biais du Service de la Culture et du Patrimoine qui, de nouveau a accepté d’apporter une aide très importante, est arrivée fort à propos, même si aujourd’hui elle se révèle finalement insuffisante par rapports aux frais qu’une telle expédition entraîne.

La seconde mission sera plus courte, puisqu’il ne séjournera que 30 jours sur Eiao du 24 septembre au 24 octobre, avec une petite équipe de Marquisiens de Nuku Hiva.

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Comme à Koh-Lanta

Cette fois, il n’y aura pas l’hélicoptère de la Marine Nationale pour monter tout le matériel au camp qui sera installé dans le haut de la vallée à proximité immédiate des sites, donc encore plus éloigné du lieu de débarquement! Il faudra donc tout monter à dos d’homme depuis la baie de Vaituha jusqu’au camp situé vers 500m d’altitude : au moins cinq à six heures de marche avec de lourdes charges.

Même en limitant matériel et nourriture, même en sachant qu’un précieux stock d’eau avait été laissé à la fin de la première mission, ce deuxième séjour s’annonce beaucoup plus difficile…tenant plus de Koh lanta que d’un séjour à Bora Bora !

Ainsi, en l’absence de source en altitude, pas question de douche ! Un verre d’eau pour le lavage des dents et il faudra se contenter de lingettes durant 30 jours. Tous ces sacrifices sans même l’espoir de gagner un prix comme dans la célèbre émission télévisée !

Juste pour pénétrer davantage la vie des anciens Marquisiens et mieux connaître ce passé d’une exceptionnelle richesse. L’étude de plusieurs milliers d’éclats de taille est également programmée au retour. De quoi s’occuper durant de très longs mois….

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Aujourd’hui inhabitée, l’île abritait autrefois une centaine de personnes

Si on savait depuis longtemps déjà que Eiao avait été un grand centre de fabrication d’outillage lithique, certains évoquaient une population résidant temporairement sur l’île, le temps de façonner quelques herminettes…

Quand il considère le nombre et l’importance des différents sites recensés dans la vallée Hanataaitoki et sur toute l’île, Michel Charleux est persuadé que cette petite île, aujourd’hui inhabitée a abrité autrefois une population de quelques centaines de personnes qui résidaient à demeure.

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On ne construit pas un paepae de 1000m² pour rester deux ou trois semaines ! Et cette population, exploitait le basalte à grain fin dans un plusieurs endroits et en tirait, en particulier mais pas seulement, des herminettes de types variés.

Un outillage d’une qualité et d’une réputation telles qu’il était connu loin de Eiao et a été diffusé durant plusieurs siècles dans tout l’archipel des Marquises, mais aussi beaucoup plus loin (Mo’orea, Mangareva, Kiribati,…).

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Alors, l’archéologue espère bien que la population de Nuku Hiva prendra conscience que cette petite île où elle va souvent chasser le mouton, est un lieu absolument unique dans le patrimoine de la Polynésie orientale, d’une valeur exceptionnelle et surtout d’importance régionale.

Des éléments qui, à son avis, justifient pleinement qu’elle soit retenue comme site à proposer au Patrimoine Mondial de l’UNESCO. Puisse-t-il être entendu.

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Source : Tahitipresse

Voir : Eiao, une mission de 60 jours sur l’île déserte

Aux Marquises, le hic du réseau numérique c’est qu’il est en rideau

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Allô, allô, Mana, quelles nouvelles

sans adsl depuis quinze jours,

Au bout du fil je vous appelle

Que trouverai-je à mon retour ?

Tout va très bien, aux îles Marquises
 

Tout va très bien, tout va très bien
 

Pourtant il faut, il faut que l’on vous dise
 

On déplore un tout petit rien

Un incident, une bêtise,

un sort, votre connexion s’éternise

Mais à part ça, aux îles Marquises

Tout va très bien, tout va très bien !

 

 

     Les  internautes des îles Hiva Oa et Ua Huka connaissent des perturbations importantes dans leur accès Internet depuis le 3 septembre 2010.  

     Depuis plus de deux mois ils se plaignent d’une connexion très mauvaise (coupures fréquentes, extrême  lenteur ou grande faiblesse du signal rendant les mises à jour impossibles et les téléchargement impraticables. Mais depuis une dizaine de jours, ces deux îles  sont parfois complètement coupées du signal ADSL . « Mana » – la filiale de l’OPT – a finalement opté pour la réactivation de  l’ancien système en attendant que la liaison haut débit soit fonctionnelle.

     

     La direction générale de l’OPT dans une communication adressée aux usagers :

     « Ces dysfonctionnements sont dus à une défaillance technique de la transmission par satellite haut débit, que nous appelons communément VSAT HD.  Après investigations, il est finalement nécessaire de remplacer la totalité de la chaîne de transmission de l’antenne satellitaire. Les cas de Hiva OA et Ua Huka sont isolés et nos techniciens sont à pied d’œuvre afin de rétablir un fonctionnement optimal de la liaison par satellite

     Nous souhaitons cependant préciser que la technologie VSAT est une technologie éprouvée qui fonctionne parfaitement dans 30 îles non desservies par le câble.

     Grâce au VSAT HD, tous les abonnés MANA des archipels des Tuamotu-Gambiers, Marquises et Australes sont sur les offres ADSL NO LIMIT lancées le 1er septembre dernier, et bénéficient d’un Internet plus rapide, illimitée et moins cher… »

    

 

    Sauf que, depuis, la connexion semble toujours des plus fantaisistes pour les internautes de Hiva Oa. « Mana a inventé le routeur clignotant, rouge, vert, rouge, très pratique pour les boîtes de nuit, mais inutile pour accéder à Internet », déplore Eric Olivier, webmestre du site web du comité de tourisme de Hiva Oa, qui se plaint que la société qui commercialise l’accès Internet en Polynésie française « se serve de notre ligne pour faire des essais ».

     « La ligne utilisée pour Hiva Oa n’a même pas été qualifiée et Hiva Oa sert de cobaye aux expériences de Mana », s’exaspère encore Eric Olivier, qui a souhaité contacter les médias pour exprimer le ras le bol des internautes de cette île des Marquises.

Source : http://tahitipresse.pf/2010/09/connexion-internet-des-problemes-sur-le-reseau-a-hiva-oa/

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En septembre, Sébastien Lebègue expose à Sapporo (Japon) ses photographies et carnets de voyage « au cœur des Marquises ».

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     L’Alliance Française de Sapporo – Japon – présente, du 4 au 25 septembre 2010, l’exposition « AU CŒUR DES MARQUISES » : carnets de voyage et installations photographiques de Sébastien Lebègue. Le jeudi 9 septembre de 14h à 16h, l’artiste proposera un cours de cuisine polynésienne suivi d’une dégustation. Le vendredi 10 septembre de 18h30 à 20h30, il tiendra une conférence sur la vie polynésienne et marquisienne, en première partie d’une grande soirée polynésienne avec buffet, danses, et projection de photos et dessins. 

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     Sur son site web, Sébastien Lebègue écrit :

     « Lors mon séjour aux Marquises en octobre et novembre 2007, parallèlement aux écrits et aux dessins, je photographie le quotidien. »

 

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     « Les photographies ci-dessous se présentent sous la forme d’un carnet de voyage. Chacune des compositions illustre un moment, un environnement qui souvent s’ouvre à 360°, et bien entendu des rencontres avec les Marquisiens de tout âges qui m’ont fait partager leurs moments de vie, leur nature, et fait vivre à mon tour, les Marquises. »

 

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     « Je propose une lecture de ces histoires comme je les ai moi-même vécu. J’ai essayé de recréer l’atmosphère ambiante générale du moment. Il est lié à la géométrie, à la lumière, et à la couleur des lieux ; les acteurs se placent selon l’intensité des échanges et des ancrages dans ma mémoire ; le temps est fixe, bref ou prolongé, et est ponctué d’instants. »

 

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     « Les moments que l’on peut vivre dans le quotidien sont marqués par ces instants plus fort, plus beau. On peut parler alors d’instant photographique unique. Mais pour moi, l’événement d’une rencontre est une suite de ces instants. De chacun émerge une expression, un regard, une lumière ou une action particulière, qui juxtaposés, traduisent l’atmosphère générale du vécu. »

 

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Vous pouvez consulter le site de Sébastien Lebègue  ici

Source :

http://www.sebastienlebegue.com/B09b-Carnet-de-voyage-MARQUISES.htm

Copyright  : http://www.sebastienlebegue.com – Copyright © 1998/2010 – tous droits réservés. Publié avec l’aimable autorisation de l’artiste

Te ùmuhei : le bouquet odoriférant des Marquises

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     Les éditions des Mers Australes publient un ouvrage consacré à l’une des plus anciennes traditions de l’archipel des Marquises : «  Te ùmuhei, le bouquet odoriférant ». Depuis des générations, cette tradition  se perpétue de mère en fille, particulièrement sur l’île de Fatu Iva.

     Ce livre – réalisé grâce à l’initiative de  l’Académie marquisienne qui a collecté le savoir-faire des Mama de l’association Te Heikuà O Te Vehine – présente en photos les différentes plantes entrant dans la composition de ces bouquets, ainsi que la façon de les réaliser.

     Cet ouvrage est accompagné d’un disque audio sur lequel sont enregistrés le texte intégral du livre en langue marquisienne et les chansons exécutées lors de la fabrication des bouquets. Les textes sont en français, avec en petits caractères, le texte original marquisien correspondant à la version enregistrée.

     Ce livre existe aussi uniquement en langue marquisienne : « Un don pour les générations futures, afin qu’elles puissent garder en mémoire toutes les richesses de nos traditions transmises par nos anciens depuis la nuit des temps »  précise Toti Teikiehuupoko, le Président de Te Pu Tuhuna Eo Enata, l’Académie marquisienne  co-éditrice de l’ouvrage.

ISBN 9782905808332 Reliure cousue, couverture cartonnée, 74 pages, 210x150mm, 2010

Cliquez ici pour feuilleter le livre

Un « Britten-Norman BN-2A Islander » de la RAI assurait la desserte des îles Marquises

britten-norman_islander_aeroport-ua-pou-vers-1978.1277646908.jpg      Un Britten-Norman Islander BN-2A exploité par Air Polynésie (ex-RAI avant 1970) et filiale de UTA ; en concurrence jusqu’en 1987 avec Air Tahiti. De gauche à droite, on aperçoit vers l’avant de l’avion, le pilote Mr Lebail , puis l’homme au tricot bleu était peut-être le médecin de l’île et à côté de lui Pierrot Tata alors responsable de la tour de contrôle. Photographie de Adolphe Sylvain (~1978)

La fin de 1970 et le début de 1971 ont été marqués par une augmentation très active des ordres de commandes de l’Islander BN-2A et  au cours du dernier trimestre, plus de trente avions furent livrés dans diverses parties du monde.

La simple et bonne raison de ce succès ininterrompu malgré la situation économique de cette période, c’était l’aptitude avérée de l’Islander comme avion de transport régional capable de créer et de construire de nouvelles routes ; de produire du trafic et de générer une nouvelle demande subséquente pour de nouveaux appareils.

Aurigny dans les îles anglo-normandes est un bon exemple  pour étayer cette explication, après avoir bâti une flotte de huit Islanders en seulement deux ans et demi et à un coût total bien au-dessous que de n’importe quels autres bi-turbopropulseurs. Avec une haute fréquence de rotations, Aurigny envisageait avec confiance d’atteindre les 150.000 passagers en 1971.

La compagnie North Cay opérant à San Juan (Porto Rico) faisait le même constat économique avec l’Islander dans une zone auparavant considérée comme ayant une portée très limitée pour des lignes régulières. North Cay  commandait en 1970, quatre autres Islanders  à ajouter à sa flotte déjà constituée de quatre Islanders.

bermuda_f-obip.1277652068.jpgFly to the South Sea Islands poster promoting the Pacific Cruisebird Service, c1954-1958.
This poster is based on a 1930s Pan American design with the substitution of the Sandringham VH-APG. Courtesy of the family of Sir Gordon Taylor via the Museum of Sydney. 
Le 30 septembre 1970, le Bermuda, dernier hydravion connu des Polynésiens, effectue son dernier vol. Construit en 1944, il avait été acheté par la Réseau Aérien Interinsulaire en 1958.

En 1969, deux  Islanders ont quitté Biggin Hill pour  un vol de convoyage de 15 000 milles en direction de Papeete.

Air Tahiti a été fondé par un groupe d’hommes d’affaires tahitiens afin de rivaliser avec la compagnie RAI (Réseau Aérien Interinsulaire, une filiale  d’UTA : Union de Transports Aériens) et une partie de  sa flotte composée d’un De Havilland Twin Otter et un Hydravion Sandringham Bermuda.

Le principal trajet se situait entre Papeete et Moorea, l’île la plus proche de Tahiti à distance d’un peu plus de dix miles, loin des étapes de 2 000 miles réalisés lors des vols de convoyage. Les pilotes  embarquaient avec eux  pour l’avitaillement, quatre ou cinq fûts  de carburant contenant chacun 45 gal. Le voyage durait trois semaines, avec de multiples escales, en passant par les Indes

Les Islanders d’Air Tahiti se mirent au travail et, bien que la nouvelle compagnie aérienne ait été aidée dans une certaine mesure, face à la concurrence française, par son attrait évident  pour la population locale , le trafic qui s’est bientôt développé a été créé par quelque chose de plus positif que tout sentiment de patriotisme.

Une temps de blocage de douze minutes sur le trajet Papeete-Moorea et la capacité de l’Islander à être rentable pour l’opérateur avec moins des passagers,  ont permis à Air Tahiti de fournir un service rapide, et de haute fréquence qui sur cette sorte de trajet était en 1971, pas possible avec autre appareil de capacité similaire ou supérieure.

« Le B-N2 est un avion rustique » raconte Jean Gillot ancien pilote et DG de Air Moorea, « il est simple, il peut s’arrêter en 200 m et il est contrôlable dès qu’il est en l’air« . Avec son moteur à carburateur, il est bien plus à l’aise avec les démarrage à chaud qu’un moteur à injection et donc idéal pour les sauts de puce.

 britten-norman_airlinersnet.1277648425.jpg       Britten-Norman BN-2A-8 Islander – Air Moorea – Copyright Eduard Marmet (1988) airliners.net

En septembre 1970,  Air Tahiti a été en mesure de prendre livraison de deux autres Islanders pour faire face  à une demande croissante des services d’approvisionnement alimentaires  dans certaines des îles les plus éloignées de Tahiti. Peu de temps avant UTA avait déposé une commande auprès de Britten-Norman pour deux appareils et, en octobre, les deux Islanders livrés à la  nouvelle compagnie Air  Polynésie succédant à la RAI quittaient Bembridge pour Tahiti. (The airport Bembridge is home to the aircraft manufacturer Britten-Norman, part of the B-N Group which operates the airport).

En 1971, c’était alors le seul cas où les Islanders d’une compagnie aérienne sont en concurrence sur la même route avec ceux de l’autre compagnie.

Cependant Air Polynesie n’était pas la première à introduire l’Islander à UTA. Il était déjà en service avec Transgabon à Libreville (Afrique Ouest) quand UTA  commandait la compagnie aérienne au début de 1969 et deux Inslanders ont commencé des opérations pour Air Calédonie en Nouvelle Calédonie plus tard la même année.  Une mission conjointe du consortium  Qantas-UTA était derrière la réussite de la compagnie Air Hébrides et en 1970 cinq Islanders ont été achetés pour la desserte

Entre 1969 et 1990, Air Moorea a ainsi fait venir neuf B-N2. Les trois derniers B-N2 encore exploités par Air Moorea ont été enlevés de la liste de flotte à l’arrivée du dernier Twin Otter. Il fallait se rendre à l’évidence : les B-N2 sont devenus trop petits pour le transport de passagers internationaux. Le Twin Otter est plus rentable.Il peut embarquer au moins deux fois plus de passagers et marche au « jet fuel » et non à l’essence. Le B-N2 était adapté pour le transport de passagers locaux qui se déplacent avec peu de bagages, mais ne l’est plus pour des passagers qui viennent de loin. Le B-N2 a pourtant encore un longue vie devant lui :  il est toujours en exploitation dans de nombreux pays.

 

Sources et compléments :

Quand la desserte insulaire ouvre ses ailes :

les_debuts_d-air-tahiti.1277651562.pdf

Pacific island Islanders : pacific_island_islanders.1277651619.pdf

Fin de l’exploitation des B-N2 :

fin_exploitation_britten-norman-islander.1277651513.pdf

Infrastructures aéronautiques aux Marquises : 

infrastructures_aeronautiques_marquises.1277651665.pdf