Création de la communauté de communes des Marquises

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Une première

Pour la première fois au sein d’une collectivité territoriale française, est créée par arrêté du Haut-Commissaire n° 867 /DIPAC du 29 novembre 2010 une communauté de communes insulaire dénommée « Communauté de communes des Iles Marquises » (CODIM). Il s’agit d’une démarche pionnière qui a démarré, il y a de cela presque 2 ans, à l’initiative des élus de l’archipel des Marquises regroupant les communes de Fatu Hiva, Hiva Oa, Nuku Hiva, Tahuata, Ua Huka, Ua Pou.

Un espace de solidarité et d’aménagement de l’espace

La communauté de communes des Iles Marquise a pour objet d’associer les communes membres au sein d’un espace de solidarité en vue de l’élaboration d’un projet commun de développement et d’aménagement de l’espace, de favoriser le développement économique de son territoire, de mettre en oeuvre de façon coordonnée les infrastructures et les équipements collectifs jugés nécessaires et de gérer les services communs qui s’avèreraient utiles à l’exercice de leur ses compétences.

Parmi les compétences obligatoires, la communauté de communes des Iles Marquise pourra entreprendre des actions telles que :

  • l’élaboration d’un schéma de développement touristique (mise en valeur des ressources touristiques, localisation et restauration des sites historiques), la création et l’aménagement des chemins de randonnée d’intérêt communautaire… ;

  • l’organisation et la promotion des filières économiques dans les domaines de l’agriculture, du bois, de la pêche et de l’artisanat, l’identification de zones d’activités, la gestion d’équipements structurants tels que ateliers-relais, marchés communaux.

Elle exercera des compétences optionnelles en matière :

  • environnementale et de services publics : promotion d’une agriculture durable, mise en oeuvre du service du traitement de déchets et de l’assainissement des eaux usées ; politique de protection des ressources en eau potable… ;

  • culturelle : projet de classement des Marquises à l’UNESCO,
  • de transport : participation à la réalisation d’un schéma de transport maritime entre les îles de la communauté.

Dans les compétences complémentaires la communauté de communes des Iles Marquise a opté pour la gestion du parc informatique et bureautique ainsi que le conseil juridique et l’appui administratif aux communes.

Une procédure réglementée

La création de cette communauté de communes a été rendue possible dès lors que les maires des communes en ont exprimé la volonté au représentant de l’Etat.

Au bout d’un délai de 2 mois à compter de la réception de la 1ère délibération transmise par une des communes concernées, le Haut-Commissaire a pris le 27 mai 2010 un arrêté fixant le périmètre géographique de la communauté de communes.

Ensuite, les communes disposaient d’un délai de 3 mois pour se prononcer et pour adopter les statuts de la communauté. Dans le même temps, elles ont saisi le Pays pour demander le transfert des compétences souhaitées, transfert qui s’est concrétisé par deux arrêtés pris enconseil des ministres les 9 et 23 novembre 2010.

L’arrêté de création du Haut-Commissaire du 29 novembre 2010 approuvant les statuts de la communauté est l’aboutissement de la procédure.

La création d’une communauté de communes permet à la structure constituée de bénéficier d’une dotation globale de fonctionnement (DGF) versée par l’Etat et qui est bonifiée dans le cas de communes dispersées, comme celles des îles Marquises.

Copyright : Infopresse Haut-Commissariat de la République en Polynésie Française

« Ka’oha nui, carnet de voyage aux îles Marquises » : dédicace à Nuku Hiva & Hiva oa

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     Trois ans après son premier voyage aux Marquises, Sébastien Lebègue sera présent le 8 décembre  à Taiohae (Nuku Hiva), le 9 et en matinée le 10 décembre à Atuona (Hiva Oa) pour la présentation et la dédicace de son livre «  Ka’oha nui, carnet de voyage aux îles Marquises » publié aux Editions Au Vent des Iles.

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Catalogue of the « Kroepelien collection » or « Bibliotheca Polynesiana »

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The late Bjarne Kroepelien was a great collector of books and other printed material from the Polynesia, and specifically the Tahiti. Kroepelien stayed at Tahiti for about a year in 1918 and 1919. He was married there with a Tahitian woman. He was also adopted as a son of the chief in Papenoo, Teriieroo, and given his name. During his stay at Tahiti, the island was hit by the Spanish flu and about forty percent of the inhabitants lost their lives, among them his dear wife. Kroepelien organised the health services of the victims and the burials of the deceased, he was afterwards decorated with the French Order of Merit.

He went back to Norway, but his heart was lost to Tahiti, but he chose never to return to his lost paradise, and he never remarried. Instead, he started to collect books about Polynesia. His collection is probably the largest private collection of Polynesian literature.

His collection was, after Kroepelien’s death, acquired by The Oslo University Library in 1973.

Bjarne Kroepelien was born in Bergen on 3 May 1890 and died in Oslo on 28 April 1966. As a profession he was a wine merchant, but his spare time was devoted to the collection of Polynesian literature.

The Kroepelien collection or Bibliotheca Polynesiana is a very valuable collection of literature from and about the Pacific, and related areas. The collection consists of about 4500 numbered objects; most of these are printed material. There are some manuscripts and letters, now in the Department of manuscripts at the National Library in Oslo, as well as several photos in the Special Collections at the National Library in Oslo. Very many objects in the collection are extremely rare; they are either old, or printed in very limited copies, where the objects in this collection are the only known surviving copies. The collection contains some of the first printed material issued in the Pacific. The most rare and valuable object in the collection is the journal « Le Sourire » by Paul Gauguin. This is now digitalised and available on the web of the Oslo University Library.

The most important parts of the collection were thoroughly catalogued and commented by Rolf du Rietz in 1969. His book also includes a brief orientation about Bjarne Kroepelien himself as well as the collection’s history.

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Catalogue of the « Kroepelien collection » or « Bibliotheca Polynesiana »

The journal « Le Sourire » by Paul Gauguin

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Importante opération de recherche aux Marquises pour retrouver un poti marara disparu

tahiti-nui-vii-heenoa-te-moana.1290778432.jpg       Tahiti Nui VII & Heenoa te Moana

Le mercredi 24 novembre 2010, Mahina radio informe le centre de recherche et de sauvetage en mer, MRCC Papeete, de la réception d’un message radio brouillé provenant d’une embarcation se signalant en panne moteur à l’ouest de l’île de Ua-Pou. La communication ne permet pas d’identifier le navire.

Aussitôt le MRCC Papeete diligente une enquête dans l’archipel des Marquises pour connaître le type d’embarcation et le nombre de personnes embarquées.

L’enquête effectuée par la gendarmerie permet d’identifier un habitant de Ua-Pou parti pêché en poti marara et absent de son domicile.

Des proches du disparu s’organisent et appareillent en fin de matinée pour tenter de le retrouver. Ils contactent le MRCC vers 20h00 et indiquent ne pas avoir retrouvé la personne recherchée.

Le MRCC Papeete prépare immédiatement une mission pour l’avion Gardian de la Marine Nationale.

L’aéronef décolle le 25 novembre à 00h30 et réussit à relocaliser le navire recherché à 02h35. Le poti marara se trouve à 50 nautiques dans l’ouest de Ua-Pou. Des contacts radio sont établis entre l’avion et le naufragé, sain et sauf. Un nouveau repositionnement du navire est effectué à 05h30.

Parallèlement le Tavana de Ua-Pou sollicite la présidence du pays pour obtenir le navire Tahiti Nui 7 de la flottille administrative.

Placé sous la direction du MRCC Papeete, ce navire doté de moyens de télécommunications modernes appareille de Nuku Hiva à 09h40 .

A 12H45, une nouvelle mission du Gardian est effectuée pour permettre de guider le Tahiti nui 7 vers le poti marara qui continue de dériver et dont le propriétaire commence à manquer d’eau.

A 14h30, le Gardian localise le poti marara et guide le Tahiti Nui 7 vers ce dernier. A 15h15, le Tahiti Nui 7 récupère le naufragé et prend en remorque le poti marara et fait route vers Ua-Pou. 

Communiqué de presse du Haut-Commissariat de la République en Polynésie Française & MRCC Papeete Centre de recherche et de sauvetage en mer, le 25 novembre 2010

 

Tahiti : Bjarne Kroepelien & Tuimata

Bjarne Kroepelien (1890-1966) est né à Bergen, en Norvège, dans l’une des plus vieilles familles marchandes hanséatiques, spécialisée dans le négoce du vin ; il a constitué la collection de livres et de documents sur Tahiti et ses îles la plus importante au regard de la bibliographie et de l’érudition. La collection Kroepelien des ouvrages tahitiens, des documents et des clichés se trouve à la bibliothèque du Musée du Kon Tiki à Oslo.

Bjarne arrive à Tahiti en 1918, « à une époque où les hommes souhaitaient fuir ce monde d’horreur et se réfugier dans un de ces lieux où le romantisme existait encore ». Classé par O’Reilly parmi les récits de voyages, Tuimata est le récit d’un séjour à Tahiti en 1918-1919 et d’une rencontre, au bord du bassin de la vallée de la Fautaua – là même où Loti avait aperçu Rarahu – de Bjarne Kroepelien et de quatre jeunes filles, Tehina, Tuimata, Vahine et Ahuura, et d’une nouvelle vie qui se partage en une trentaine de chapitres entre la maison au bord du lagon de Taunoa et celle sur les hauteurs de Papenoo. 

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Tour de l’île et des vallées, récif de corail et ascension du mont Orohena en mai 1918 ; fête au ‘ava ‘anani et marche sur le feu, rencontre avec Lovaina, propriétaire de l’hôtel Tiare, avec Tati, chef de Papara, bientôt emportés par la grippe espagnole ; adoption par Teriierooiterai, chef de Papenoo, qui lui donne le nom de Temehani Teriieroo : « Tu ne dois pas être un étranger blanc ». Mais Tuimata est d’abord le témoignage d’une certaine vie quotidienne à Tahiti et l’hymne à un extraordinaire amour qui transformera la vie de Bjarne Kroepelien.
Publié en 1944 en Norvège et en 1946 au Danemark, Tuimata a été traduit pour la première fois en langue française par Joëlle Petersen à la demande de Johan Frederik Kroepelien (qui a écrit la préface de cette édition).

     L’ouvrage est illustré par 5 dessins à la plume rehaussés au lavis, en hors-texte, et par 31 têtes de chapitre réalisés par Guy Krogh, un artiste bien connu en Scandinavie.

     Haere Pō propose en Annexes une étude des liens entre Bjarne Kroepelien et Tahiti, de Jean-Claude Teriierooiterai, une biographie de Bjarne Kroepelien, collectionneur, de Ralph du Rietz, une réflexion sur Tahiti, île des voyageurs cosmopolites, de Daniel Margueron, ainsi qu’un glossaire.

     Un album de photos prises en 1918-1919 par Bjarne Kroepelien et par son ami Hector MacQuarrie complète l’ouvrage.   

     TUIMATA par Bjarne Kroepelien

Traduit pour la première fois en français. Couverture et 5 gravures en couleurs.

Album de 39 photos N&B du Tahiti de 1918. 352 pages 15X22 cm

ISBN 978-2-904171-70-3  © Editions Haere Po 2008 – 2011

Photos from Tahiti taken by Bjarne Kroepelien 1918 – 1919

Copyright Photos : © National Library of Norway & © Oslo University Library

KAOHA NUI – CARNET DE VOYAGE AUX ÎLES MARQUISES – SÉBASTIEN LEBÈGUE

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     Grandioses, majestueuses, secrètes et fascinantes… les qualificatifs ne manquent pas pour décrire les îles Marquises, cet archipel du bout du monde, la Terre des Hommes…

     C’est à bien davantage, à une plongée au sein même de la vie marquisienne que nous invite Sébastien Lebègue  – globe-trotter, dessinateur, écrivain, photographe  –  à travers ce carnet de voyage, témoignages intensément vécus, au gré de ses pérégrinations, des randonnées et chevauchées ; au hasard des rencontres nombreuses et chaleureuses, vraies toujours, des moments de contemplation, des rêveries aussi…

     Nous vivons l’accueil marquisien et partageons des moments avec les familles ; nous vibrons au rythme du ukulele et des pahu lors des répétitions du grand festival de danse ; nous sentons le poisson grillé à même les pierres nous chatouiller les narines ; nous ressentons l’effort retenu du sculpteur incisant la pièce de bois de sa gouge minutieuse, et celui des chevaux crapahutant dans les rochers à la recherche de traces du passé…

     Ka’oha nui, ce livre est avant tout une aventure humaine, intense ; une découverte culturelle, riche ; et un ouvrage… à feuilleter, doucement ; à déguster, avec gourmandise ; pour partager, à petits pas, le vécu marquisien et les émotions du voyageur…

     L’écriture, précise, descriptive, soutenue par des dessins bien documentés et des aquarelles étalées sur le vif qui s’offrent en de larges doubles pages, nous emmène à croquer chacun de ces instants.

     L’auteur, Sébastien Lebègue, plasticien, photographe et enseignant en arts appliqués a vécu à Tahiti de 2003 à 2007. Il est actuellement installé au Japon. Son travail personnel l’oriente vers une recherche d’une image mémoire que l’on pourrait comparer à la matrice de nos souvenirs. Il tente de quérir un moyen de toucher le moment et de présenter sur un support ses rencontres et partages, ses découvertes culturelles, les moments de vie simple où les sens sont en éveil, où la nature montre sa grandeur. Cela, il le traduit sous diverses formes : des carnets dessinés et annotés, reportages graphiques et photographiques, qu’il propose en lecture ou en espace lors de ces expositions.

    Il révèle ainsi aux spectateurs ses sensations ou visions impalpables du moment, pour les emmener vers une lecture personnelle et vers l’éloignement de l’oubli.

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Première édition 17/10/2010 Format  228 x 223 mm – 366 pages – Couverture cartonnée reliée cousue ISBN  9782915654615

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Marquises : « Mers du Sud, Jessie Aline Bee » au Musée Henri-Martin à Cahors ( 22 octobre • 24 décembre 2010)

jessie_bee.1285180706.jpg      Palette de Jessie Bee –  Esquisse à l’encre  – Collection Jean-Charles Blanc

 

 

Née en 1896 en Nouvelle-Zélande, à la suite d’une rencontre amoureuse que fit Paul Gauguin au cours d’une escale à Auckland en août 1895, Jessie Bee disparut en 1942.

Elle vécut une vie d’aventures entre New-York, Paris et Berlin et voyagea un temps dans les mers du Sud. Au cours de ses escales, précédéepar sa réputation, elle fut l’amie et parfois l’égérie d’artistes et écrivains tels Duchamp, Man Ray, Maugham, Murnau, Picabia, Breton, Matisse, Elshemius et d’autres encore…

Sans l’œil averti de Jean-Charles Blanc, les œuvres de Jessica Aline Bee -alias Jessie Bee seraient restées cachées ou du moins réservées à un petit nombre de privilégiés. En effet, l’artiste préféra renoncer un temps à sa « carrière » pour faire connaître dans les musées, les centres d’art et les galeries du monde entier, l’étrange découverte qu’il fit lors d’un voyage aux îles Marquises. C’est cette collection composée de planches archéologiques, croquis, planches photographiques, peintures, livres que Jean-Charles Blanc présentera aux côtés de ses propres objets pour la première fois aux visiteurs du musée.

 

 

Musée de Cahors Henri-Martin

792, rue Emile-Zola – 46000 Cahors

Tél. 05 65 20 88 66

musee@mairie-cahors.fr

Service éducatif : Tél. 05 65 20 88 68

Ouverture tous les jours de 11h à 18h (sauf mardi)

Dimanches et jours fériés de 14h à 18h, fermé le 1er mai

http://www.mairie-cahors.fr/musee

Source : Mairie de Cahors

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MARQUISES : L’archéologue Michel Charleux veut inscrire Eiao au patrimoine mondial de l’UNESCO (copyright Michel Charleux & Tahitipresse)

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A peine revenu d’une première longue mission de 50 jours sur l’île déserte de Eiao (Marquises nord), l’archéologue Michel Charleux s’apprête à y retourner pour poursuivre ses recherches sur la vie des anciens Marquisiens de « l’île-carrière ». Par ailleurs , il envisage de demander l’inscription de cette île qui recèle un véritable trésor archéologique au patrimoine mondial de l’UNESCO.

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Placée sous l’égide du CIRAP (et financée via l’Université de Polynésie française dans le cadre d’un Contrat de Projet Etat-Pays), cette première expédition – car il s’agissait bien d’une expédition à laquelle les Forces Armées en Polynésie Française ont apporté une aide déterminante avec les bâtiments Le Prairial et La Railleuse – a été par conséquent particulièrement fructueuse.

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Cette expédition a permis de recueillir des données inédites et la découverte de 8 sites nouveaux dont certains avec des dalles de ke’etu rouge. Trois de ces sites couvrent entre 700 et 1000 m² et l’un d’entre eux est un paepae de plus de 70m de long, limité sur toute sa façade par de très gros blocs basaltiques soigneusement alignés.

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La véritable carrière était ailleurs

Cachés au fond d’une petite vallée par une végétation difficilement pénétrable, ces sites remarquables avaient échappé aux précédentes investigations. Plusieurs ont leur surface recouverte d’une couche d’éclats de basalte épaisse par endroit de plusieurs décimètres, témoin d’une activité ancienne importante.

Devant de tels sites, l’archéologue a décidé de modifier son programme initial pour concentrer ses recherches sur la grande vallée baptisée pour la circonstance Hanataaitoki du fait que la toponymie de l’île a été en grande partie oubliée.

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Cette vallée est de toute première importance puisque c’est l’un des lieux probables, sinon le lieu principal, de l’extraction du basalte à grain fin qui a valu à Eiao de devenir un véritable centre de production d’herminettes et autres outils lithiques.

C’est dans cette vallée que Barry Rolett a découvert ce qu’il a pensé être la grande carrière de Eiao. Il semble pourtant que la véritable carrière soit ailleurs, à proximité, mais malgré de nouvelles recherches et des indices forts, elle reste à localiser avec précision.

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Mais cette vallée n’est pas seulement un lieu d’extraction. C’est aussi un lieu de production d’outillage lithique comme l’attestent dans cette vallée et sur les crêtes qui la limitent, plusieurs dizaines d’ateliers, certains très vastes, et surtout, dans le thalweg, une incroyable accumulation d’éclats, absolument phénoménale, de plus de 2 m d’épaisseur, dont le volume pourrait avoisiner plusieurs centaines de mètres-cubes. Le témoin de la fabrication de plusieurs dizaines de milliers d’herminettes et autres outils!

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Une nouvelle mission s’impose

Comment aurait-il été possible de poursuivre le programme initial et d’ignorer ces sites ? Après défrichage et un nettoyage fin, il a fallu en faire les relevés, tracer les plans, effectuer la couverture photographique.

Michel Charleux affiche une certaine satisfaction à son retour de la première mission. Une satisfaction toutefois teintée d’amertume avec le sentiment que son programme de recherches avait été partiellement amputé, il a décidé de monter une nouvelle mission.

La subvention du Ministère de la Culture obtenue par le biais du Service de la Culture et du Patrimoine qui, de nouveau a accepté d’apporter une aide très importante, est arrivée fort à propos, même si aujourd’hui elle se révèle finalement insuffisante par rapports aux frais qu’une telle expédition entraîne.

La seconde mission sera plus courte, puisqu’il ne séjournera que 30 jours sur Eiao du 24 septembre au 24 octobre, avec une petite équipe de Marquisiens de Nuku Hiva.

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Comme à Koh-Lanta

Cette fois, il n’y aura pas l’hélicoptère de la Marine Nationale pour monter tout le matériel au camp qui sera installé dans le haut de la vallée à proximité immédiate des sites, donc encore plus éloigné du lieu de débarquement! Il faudra donc tout monter à dos d’homme depuis la baie de Vaituha jusqu’au camp situé vers 500m d’altitude : au moins cinq à six heures de marche avec de lourdes charges.

Même en limitant matériel et nourriture, même en sachant qu’un précieux stock d’eau avait été laissé à la fin de la première mission, ce deuxième séjour s’annonce beaucoup plus difficile…tenant plus de Koh lanta que d’un séjour à Bora Bora !

Ainsi, en l’absence de source en altitude, pas question de douche ! Un verre d’eau pour le lavage des dents et il faudra se contenter de lingettes durant 30 jours. Tous ces sacrifices sans même l’espoir de gagner un prix comme dans la célèbre émission télévisée !

Juste pour pénétrer davantage la vie des anciens Marquisiens et mieux connaître ce passé d’une exceptionnelle richesse. L’étude de plusieurs milliers d’éclats de taille est également programmée au retour. De quoi s’occuper durant de très longs mois….

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Aujourd’hui inhabitée, l’île abritait autrefois une centaine de personnes

Si on savait depuis longtemps déjà que Eiao avait été un grand centre de fabrication d’outillage lithique, certains évoquaient une population résidant temporairement sur l’île, le temps de façonner quelques herminettes…

Quand il considère le nombre et l’importance des différents sites recensés dans la vallée Hanataaitoki et sur toute l’île, Michel Charleux est persuadé que cette petite île, aujourd’hui inhabitée a abrité autrefois une population de quelques centaines de personnes qui résidaient à demeure.

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On ne construit pas un paepae de 1000m² pour rester deux ou trois semaines ! Et cette population, exploitait le basalte à grain fin dans un plusieurs endroits et en tirait, en particulier mais pas seulement, des herminettes de types variés.

Un outillage d’une qualité et d’une réputation telles qu’il était connu loin de Eiao et a été diffusé durant plusieurs siècles dans tout l’archipel des Marquises, mais aussi beaucoup plus loin (Mo’orea, Mangareva, Kiribati,…).

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Alors, l’archéologue espère bien que la population de Nuku Hiva prendra conscience que cette petite île où elle va souvent chasser le mouton, est un lieu absolument unique dans le patrimoine de la Polynésie orientale, d’une valeur exceptionnelle et surtout d’importance régionale.

Des éléments qui, à son avis, justifient pleinement qu’elle soit retenue comme site à proposer au Patrimoine Mondial de l’UNESCO. Puisse-t-il être entendu.

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Source : Tahitipresse

Voir : Eiao, une mission de 60 jours sur l’île déserte