Iles Marquises : Les fortes intempéries sur Atuona (Hiva Oa) du 6 juin 2013 rappellent les inondations du 13 janvier 1903 dont témoigne Gauguin dans « Avant et Après ».

     Ce jeudi 6 juin au matin, la gendarmerie de Hiva Oa a informé la compagnie des Archipels que la commune subit actuellement de fortes pluies. (Texte et photos publiés avec l’aimable autorisation de Tahiti Infos)

Le passage par le pont menant à la vallée de Taaoa est impossible en raison des inondations. A 9h, c’était la totalité du centre du village de Atuona qui se trouvait sous l’eau. « On peut dire qu’il y avait à peu près 50 cm d’eau, ce qui ne s’était pratiquement jamais vu. » Nous expliquait le maire de Hiva oa, Etienne Tehaamoana, joint ce matin-même par téléphone. Le village est envahi d’eau de part en part. Des troncs d’arbres avaient obstrué les deux rivières du village, dont le plus important profond de 6 mètres environ, c’est dire l’importance de l’intempérie.

Actuellement, la commune, l’équipement, le GSMA et la population unissent leurs moyens respectifs pour rétablir la circulation qui a été interdite ce matin vers 7 h par le maire lui-même : « Je demanderai aussi au Service du Développement Rural d’aller voir dans les autres vallées au cas où il y aurait des déblaiements à effectuer ». Ce dernier avait également transmis des consignes d’évacuation aux écoles. Les enfants devaient être placés en lieur sûr en attendant d’être reconduits chez eux par le bus communal. Mais là encore, la prudence était de mise : « J’ai demandé aux chauffeurs de faire attention au moment de passer sur les ponts car il y a eu des éboulements de grosse pierres que l’on ne voit pas car elles sont sous l’eau ».

Etienne Huukena, ancien directeur du foyer Ioakimi, confirmait bien l’état de la situation : « Mon épouse travaille là-bas comme agent d’entretien. Elles et d’autres personnes ont, soudain, entendu un fort bruit sourd. Elles sont sorties à toute vitesse pour se mettre à l’abri. Les troncs d’arbres situés au dessus de la rivière Makemake, se sont effondrés, en même temps que des pierres. Les arbres et autres éléments ont bouché les bouches d’évacuation. C’était incroyable » disait-il la voix enrouée par l’émotion « ça aurait pu être plus grave ! ».

Au centre du village, les habitations ont été les premières touchées : « La clôture d’une maison d’habitation, située à proximité du magasin Gauguin, n’existe plus » ajoutait Etienne Tehaamoana. A l’heure où l’article est rédigé, la pluie a baissé d’intensité. « L’événement reste exceptionnel car nous n’avions jamais connu cela » nous confiait le maire avant de se rendre à la cellule de crise mise en place au Haut-Commissariat…

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      in Avant et Après  de Paul Gauguin Edition 1923.

Suite à cette inondation, Gauguin offre à Tioka son voisin la moitié de sa propriété et meurt quelques mois plus tard.

DISPARITION DE LA TETE DE TIKI DE TAAOA Communiqué du Service de la Culture et du Patrimoine

En novembre 2012, la tête de tiki provenant du site archéologique de Upeke à Taaoa a été dérobée. Le site est classé monument historique par Arrêté n°865 a.p.a du 23/06/1952 n°135. Par conséquent, il est protégé, et soumis à la réglementation relative à la protection des sites classés de Polynésie française, telle qu’elle résulte du Code de l’aménagement de la Polynésie française. Le Service de la culture et du patrimoine a déposé plainte pour vol contre X auprès de la gendarmerie de Atuona qui mènera son enquête.

 Tête tiki Taaoa

Le ou les auteurs de ce vol, ainsi que le/les receleurs s’exposent aux sanctions prévues par l’article 311-4-2 du code pénal, qui réprime le vol d’une peine de sept ans d’emprisonnement et de 100 000 € (11 933 174 F CFP) d’amende lorsqu’il porte sur un objet mobilier classé ou inscrit, sans préjudice des actions en dommages intérêts qui peuvent être dirigées à l’encontre des contrevenants. Il est par ailleurs rappelé qu’aux termes de l’article 714-1 du code pénal « La destruction, la dégradation ou la détérioration est punie d’une peine de sept ans d’emprisonnement et de 100 000 € d’amende lorsqu’elle porte sur un immeuble ou un objet mobilier classé, inscrit ou protégé en vertu de la réglementation applicable localement […] »

 

Cette tête de tiki représente une tête humaine de forme ovoïde de basalte rouge sombre, vacuolaire.

Ses dimensions précises sont les suivantes : 45 cm de long (correspondant au profil : de la bouche à l’arrière de la tête), hauteur 45 cm, largeur 26 cm. Cette tête était simplement posée sur la plateforme en contrebas de celle supportant le grand tiki de Taaoa.

Elle est identifiée dans plusieurs publications connues, son exportation est par conséquent interdite.

Toute personne détenant des informations concernant la disparition de cette tête de tiki est priée de se rapprocher de la gendarmerie de Atuona, et / ou du Service de la culture et du patrimoine (Tél. 50 71 77). Références légales :

Livre I, Titre 5, chapitre 1 du code de l’aménagement de la Polynésie française ‘articles D.151-1 à D.151-14.

Arrêté n°865 a.p.a du 23/06/1952 n°135.

Articles 311-4-2 et 714-1 du code pénal

Délibération n° 2000-138 APF du 9 novembre 2000 relative au service de la culture et du patrimoine.

 

Copyright Service de la Culture et du Patrimoine

C’est aux Marquises que le tsunami qui a suivi le séisme de magnitude 8.9 au Japon a été le plus fort : la vidéo et les photos de Christophe Combes

 

« C’est à 5h00, le 11 mars 2011 que les sirènes ont donné l’ordre d’évacuation. Vers 8h30 on décelait le début (très discret) du phénomène qui atteignait son apogée vers 9h45 du matin après la 10° vague.

Plus de 26 vagues se sont succédées durant l’alerte, avec une fréquence de 10 minutes par cycle. Mais une fois l’alerte levée à 11h50, la baie de Hakahau (Ua Pou) a continué à subir les assauts de la mer jusque dans la soirée. Heureusement, aucun dégât, même léger n’est à déplorer sur l’île. » C’est ainsi que Christophe Combes décrit,  sur son blog, le tsunami qui a suivi le séisme de magnitude 8.9 au Japon.

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Voir les articles de Christophe : les photosla vidéo

Le Japon secoué par un séisme sans précédent depuis 140 ans

Magnitude 8.9 – NEAR THE EAST COAST OF HONSHU, JAPAN

TÛRANOR PlanetSolar, le plus grand bateau solaire au monde, amarré au port de Nuku Hiva

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Communiqué de presse

 

TRAVERSEE VICTORIEUSE DU PACIFIQUE POUR TÛRANOR PLANETSOLAR

Yverdon-les-Bains, 5 mars 2011

TÛRANOR PlanetSolar, le plus grand bateau solaire au monde, est venu à bout de l’océan Pacifique. Hier, 08h39 LT (18h39 UTC) le catamaran propulsé à l’énergie solaire a amarré au port de Nuku Hiva aux Îles Marquises en Polynésie Française. Depuis le départ de l’archipel des Galápagos, l’équipage de PlanetSolar composé du fondateur Raphael Domjan, du capitaine Patrick Marchesseau, de Jens Langwasser et de Christian Ochsenbein a navigué 25 jours, 6 heures et 34 minutes pour atteindre la Polynésie Française.

Le bateau est attendu au large des côtes australiennes pour le milieu du mois de mai 2011.

Après avoir parcouru 3’023 milles nautiques (5’599 km) lors de la traversée de l’océan pacifique et 11’411 milles nautiques (21’133 km) au total depuis le départ de Monaco, TÛRANOR PlanetSolar a battu un nouveau record, celui de la plus longue distance parcourue avec un véhicule solaire électrique.

« Nous sommes plus que satisfait du chemin parcouru dans cette éco-aventure », explique le fondateur du projet Raphael Domjan. « Avoir traversé le plus grand océan du monde uniquement à l’énergie solaire et une autre preuve significative de l’efficacité des énergies renouvelables montrant que nous avons aujourd’hui la technologie à disposition pour changer. »

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TÛRANOR PlanetSolar a débuté son voyage autour du monde à Monaco le 27 septembre 2010, ce bateau est propulsé uniquement à l’énergie solaire. La mission du plus grand bateau solaire au monde construit en Allemagne est de démontrer le potentiel et l’efficacité des énergies renouvelables. Le projet vise également à faire avancer la recherche scientifique. PlanetSolar, fondé par le suisse Raphael Domjan et basé à Yverdon-les-Bains (Suisse/ Canton de Vaud), a rendu possible les développements technologiques dans les domaines de la production de matériaux composites ainsi que du stockage de l’énergie solaire. Pour son expédition autour du globe, le projet peut compter sur les prévisions météorologiques fournies par Météo France. Un programme de routage solaire a également été développé pour le projet. Naviguant sous pavillon Suisse et mesurant plus de 30 mètres de long et 15 mètres de large, TÛRANOR PlanetSolar est recouvert de 537 mètres carrés de panneaux solaires de la marque californienne SunPower Corporation. SunPower fournit des cellules solaires 50% plus efficaces que des cellules normales. TÛRANOR PlanetSolar a été dessiné par le designer néo zélandais Craig Loomes de Lomocean Design selon la méthode du « perce-vague » qui utilise moins d’énergie qu’un bateau conventionnel. Lors de la construction du bateau, plusieurs entreprises allemandes ont pris part au projet en démontrant leur expérience dans le domaine des énergies solaires.

Les sponsors principaux de PlanetSolar sont l’horloger suisse Candino ainsi que la société de gestion d’énergie Immosolar. Le projet est soutenu par de nombreuses autres entreprises et institutions.

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Journal de bord 158ième jour

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