Marquises : Ua Pou, géographie physique, description du relief

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Située à 1 347 km au Nord-est de Tahiti, l’île d’Ua Pou appartient au groupe Nord de l’archipel des Marquises composé des deux autres îles habités, Nuku Hiva et Ua Huka, dont elle est distante respectivement de 43 et de 65 km. Ua Pou se trouve située exactement entre 9°20′ et 9°30′ de latitude Sud, entre 140° et 140°9′ de longitude Ouest ; cette position lui confère, ainsi qu’à l’ensemble de l’archipel, trente minutes de décalage horaire avec Tahiti.

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UA POU est la sixième plus grande île de Polynésie Française. L’île s’étend sur environ 15 km et une largeur maximale de 10 km, pour une superficie de 105,3 km2. A l’inverse des autres îles des Marquises, il existe une ride centrale subrectiligne et non une crête arquée comme dans les autres cas. Cette ride, qui traverse l’île du nord au sud et divise l’île en deux parties, possède dans sa partie centrale, les trois pics les plus élevés : Poutetainui ou pain de sucre : 979 m ; Oave : 1203 m ; et Matahenua : 1028 m. De chaque côté de cette arête partent des rides secondaires et toutes ont un profil d’arêtes à sommets très aigus d’où se précipitent des falaises aux parois vertigineuses. Au-dessus de la crête principale et des crêtes secondaires surgissent 12 pinacles qui font d’Ua Pou une sorte de « cathédrale » unique en Polynésie. Certaines de ces aiguilles, comme le Poutetainui, ont des parois verticales qui atteignent 600 m.

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L’altitude de l’île est très élevée, comparativement à sa surface. Son altitude (1203 m) est comparable à celle des deux autres îles de l’archipel les plus hautes, Nuku-Hiva (1227 m) et Hiva Oa (1276 m), mais ces deux îles demeurent 3 fois plus grandes. Les deux divisions de l’île, résultant de sa morphologie, sont relativement homogènes : – Sa partie Est, offerte à la houle et aux vents, possède des vallées en grandes majorités larges et des baies profondes et ouvertes. – Sa partie Ouest, protégée des vents et de la houle, possède au contraire des vallées souvent étroites, parfois même encaissées et des baies restreintes et peu profondes. La végétation et les précipitations ne correspondent pourtant pas à cette division. Comme sur la plupart des îles des Marquises, la partie nord-ouest est désertique et en partie profondément ravinée (nommé communément le « plateau aux ânes »), mais n’occupe qu’une superficie infime de la surface totale de l’île comparativement à Nuku Hiva (Nuku Atahaa) et Hiva Oa (le plateau d’Hanamenou). Autour d’elle deux vallées sèches englobent cette partie désertique, circoncise dans la partie nord-nord-ouest : Hakahau et Anéou. La végétation au-dessous de 200 m est dominée par une végétation basse, acacia et landes principalement. Si cette zone nettement définie représente une entité homogène, ce n’est plus le cas du reste de l’île. Sur sa partie sud-Est l’île offre des espaces de transition (Hakamoui) entre la région sèche et les vallées plus arrosée (Pauméa, Hohoi), alors que sur sa partie ouest le contraste est brutal entre la région sèche et la première vallée la jouxtant (Hakahetau) pour s’atténuer progressivement vers le sud (Haakuti, Hakamaii, Hakatao). Le littoral est très découpé ; la côte orientale notamment, rocheuse et accidentée, est jalonnée d’îlots et de rochers qui rendent son accès difficile. La côte occidentale est bordée de falaises escarpées qui plongent dans la mer.

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Les plages de sable, au nombre de quatre, sont localisées dans la partie septentrionale de l’île : Hakahau (sable gris), Aneou, Hakanahi, Anahoa (sable blanc). Les autres plages sont constituées de galets, celle de Hohoi est particulièrement célèbre pour ses cailloux fleuris. Les baies, forts nombreuses, constituent souvent de médiocres mouillages ; seul le côté à l’écart des alizés et de la houle offre quelques bons abris avec les baies de Hakahetau et de Vaiehu. La baie du village principal, Hakahau, est sans cesse battue par la houle, mais paradoxalement elle offre le meilleur mouillage des 3 grandes îles les plus peuplés des Marquises du fait de sa digue, bien que la superficie protégée soit relativement réduite.

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Les plaines côtières sont d’une faible superficie, presque inexistantes à part dans la vallée d’Hakahau (58.6 ha) où elle demeure prononcée et dans une moindre mesure, les vallées d’Hakamoui (18.3 ha), Pauméa (7.4 ha) et Hakahetau (7.4 ha). Les « plaines » côtières sont calculées jusqu’à la côte 25 m, lorsque celles-ci sont suffisamment enchâssées dans leurs vallées respectives, afin de rester cohérent avec la morphologie des sites qui le justifie. En effet, c’est effectivement à partir de la côte des 25 m, que le relief se relève dans les vallées d’Hakahau, Hakamoui, Pauméa, Hakahetau, Hikeu (7.5 ha) Hapateki (4.9 ha) et Hakatao (4.6 ha). Pour Hohoi (2.3 ha) et Anéou (6.4 ha) c’est la côte des 10 m qui est retenue vu la minceur de la bande côtière appuyée directement contre le relief. Les vallées habitées de Haakuti et Hakamaii n’ont pas de « plaine » littorale. C’est sur ces « plaines » côtière que l’habitat ce concentre, quand il existe. Les « plaines » côtières de l’ensemble de l’île ne représentent que 1.1 % des terres émergés, soit 117 hectares environ.

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Les vallées _ calculées à partir de la limite de la plaine côtière jusqu’à rencontrer un front de pente d’au moins 50% (non inclus) qui définit la limite de la montagne _ correspondent à une bande utile continue. Corroborant les différences marquées du relief entre les moitiés Est et Ouest de l’île, les vallées suivent ce même clivage. Vallée, étroites et resserrée se « faufilant » en de minces filets entre les reliefs, sur la partie Ouest : Hakatao (145 ha) Hapateki (118 ha) Haakuti-Vaiehu (113 ha) Anéou (113 ha) Hakahetau (107 ha) Hikeu (98 ha) Hakamaii (51 ha) ; vallées larges, ouvertes et amples sur la partie Est : Hakahau (344 ha) Hakamoui (257 ha) Hohoi-Hakaoka (242 ha) Pauméa (210 ha). La surface utile des vallées représente 1953 hectares environ, soit 18.6% des terres émergées. Ces vallées représentent les seules vallées réellement habitables de l’île, c’est-à-dire celles qui satisfont deux conditions : un minimum de superficie utilisable et un minimum de ressources en eau.

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La montagne occupe 78.8% des terres émergées, soit 8297 hectares environ. Le centre de l’île est totalement inexploitable (au-dessus de 600 m) alors que les flancs des vallées, globalement, le sont parcimonieusement jusqu’à 400 m. Les plateaux sont pratiquement inexistants à l’inverse de la plupart des autres îles des Marquises. Ils occupent 1.5% des terres émergées soient 162 hectares environ. La plus vaste zone, de plateau, significative sur l’île est située dans la zone désertique, au nord-ouest. Les plateaux arides ou pourvus de lande représentent au total sur cette zone 52 hectares environ. La deuxième zone sur l’île, est située dans la vallée d’Hohoi, au-dessus de la baie, dans sa partie nord et représente 17 hectares environ. Le dernier plus grand des plateaux reste constitué par la majeure partie d’un motu : Motu Oa, 38 hectares environ, situé à l’extrême sud de l’île. Les autres petits plateaux ne dépassent guère 8 hectares, mis à part un plateau légèrement incliné, au relief de planèze, de 23 hectares environ entre Hakahetau et Aneou.

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Marquises : île de Ua Pou, chapelle de Hohoi, la fresque de Garrick Yrondi

     Après une formation aux Beaux-Arts de Naples, Garrick Yrondi s’installa aux Marquises où il vécut pendant plusieurs années en harmonie avec la Terre des Hommes, pêchant et chassant, s’émerveillant à chaque instant de la beauté des îles et de la grande générosité de l’accueil marquisien. Il a réalisé cette fresque « L’Annonce faite à Marie » dans la chapelle de Hohoi à Ua Pou, œuvre que l’artiste semble-t-il offrît à la communauté. Les habitants du village (qui n’étaient que 49 à ce moment-là) peuvent se reconnaître dans les scènes de la vie quotidienne tels ces deux pêcheurs qui reviennent portant au bout de leur rame, des grappes de poissons… « C’est mon grand-père, le deuxième, il est toujours vivant » me confie une jeune adolescente heureuse du plaisir que j’ai à découvrir ce tableau magnifique caché au fond d’une vallée, totalement ignoré des touristes, comme uniquement réservé au recueillement. Elle se souvenait de l’artiste et de sa présence dans la vie du village à l’époque de la création de la fresque, mais elle avait oublié son nom. Garrick Yrondi vit actuellement à Bora Bora.

Correspondance (mai 2006) avec l’auteur de la fresque :

J’ai été ému et admiratif lorsque j’ai découvert cette œuvre à Hohoi. Les jeunes gens de là-bas, la première fois que je les ai rencontrés, ne pouvaient se rappeler votre nom. Récemment c’est le tumu pure qui m’a renseigné correctement.

En fait j’aurais dû penser à vous  puisque j’ai souvent vu vos œuvres à la Galerie Winkler à Papeete, plus particulièrement vos grands découpages en 2002.

Votre œuvre dans l’église de Hohoi m’a renvoyé à Cocteau, à la chapelle qu’il avait décorée dans le midi de la France !

Il y  si peu de touristes (du cargo Aranui et du paquebot Gauguin) qui connaissent cette fresque à Hohoi. Qu’en pensez-vous ? Peut-être que cela vous laisse indifférent.

Les enfants de Ua Pou ont là quelque chose d’admirable à voir pour découvrir l’art.

La petite église de Hohoi va être agrandie car il y a maintenant presque 80 habitants dans le village, la fresque sera  totalement conservée puisque c’est du côté de la rivière que l’extension se fera, du côté du mur où il n’y a aucune fresque.

Je vous remercie de l’attention que vous portez à ce message  et sincères salutations.

Réponse de l’artiste :

     C’est avec une joie dense que j’ai parcouru votre blog ; cela m’a ramené à ma dernière année passée aux Iles Marquises.

     La réalisation de cette fresque à pris trois mois, une aventure initiatique, qui m’a fait comprendre la magie qu’opère l’image, quand on n’a rien ! Et l’apaisement que donne la parole devant un milieu aussi elliptique que peuvent être les îles Marquises.

     Je dois cela, au discernement de Monseigneur Le Cleac’h qui était venu me rendre visite dans l’atelier que j’avais à l’époque à Taiohae.

     Les fresques ont bien failli disparaître… A la demande de Monseigneur  Le Cleac’h ,je suis allé les restaurer en 2001.

     Monseigneur était désireux que je décore la grande église de Hakahetau, j’attends depuis que le père Michel se prononce, peut être a-t- il d’autres intérêts…

     Ua Pou est l’île que je préfère, elle me donne de l’énergie ; Hohoï m’est nécessaire quand je suis dans le creux de la vague. Je la vois Jaune et la population si nous l’écoutons parler a un accent chantant…

     Bien sûr, ma vanité n’est pas satisfaite par l’ignorance que portent les touristes quand ils visitent l’île. Mais ce n’est pas le but que je recherche.

     Je vois cela comme une mission ; et puis il faut vous dire que les Marquises ont été un parcours qui m’a initié, pour me donner une vue de l’esprit qui répond à mes interrogation profondes. Voilà,

     Merci pour l’intérêt que vous apportez à mon travail, et peut être, je le souhaite, à sortir de l’oubli cette image  d’une histoire qui dure depuis des siècles…

     Cordialement. Garrick Yrondi le 28 mai 2006.

Festival des Marquises : Il y a un an, la délégation de Castres dansait à UA POU

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Castres, avec sa délégation pluriethnique était venue de très loin, très loin, de l’autre côté du grand Océan. Il fallait être un peu fou pour venir de si loin, par ses propres moyens jusqu’à Tahiti, vu la cherté des billets d’avion, en plus pendant la période de la « haute saison touristique ».

« Mais à cœur vaillant, rien n’est impossible ! » précisait Paul KOHUMOETINI, président de cette belle délégation.

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Déjà en 2003, la délégation de Castres était présente au Festival des îles Marquises à HIVA-OA. Paul, enfant de l’île de Ua Pou, père de famille, retraité, vit en métropole depuis plus de trente ans. Avec quelques familles d’origines maohi, demi-métropolitaines, marquisiennes, tahitiennes, paumotu, wallisiennes… il a su garder des liens avec sa terre natale en créant une association pluriculturelle. Grâce à tous les spectacles que son association a organisés pendant quatre ans en France, il a pu financer le déplacement jusqu’aux Marquises.

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Quoi qu’il en soit et quoi qu’on dise, les prestations culturelles préparées par les Marquisiens de Métropole ont agréablement surpris le public par la qualité de leurs danses et de leurs chants  qui relataient une légende marquisienne, celle de « TE ÀHIA MAHUIKE », la légende de l’origine du feu de MAHUIKE.

Cette mise en scène de la légende du feu abordait, de façon symbolique, les thèmes essentiels de la vie, de la transmission, de la mémoire, de la volonté, le deuil, la naissance. La chorégraphie du jeune « Tuhuka », Yannick KOHUMOETINI, offrait à ces jeunes venus du bout du monde la connaissance et le partage de la culture et des traditions  des Marquises, à l’autre bout du monde, dans un univers qui demeure à leurs yeux à découvrir.

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Le voyage des jeunes de Castres était un véritable parcours initiatique, une entrée dans la vie culturelle de la Terre des Hommes. Ils s’inspirent d’une tradition, le pouvoir incommensurable du feu, tout en y intégrant les évolutions du monde moderne car l’enjeu du peuple marquisien est sans doute celui-là : vivre le monde en y intégrant et préservant les valeurs et les traditions de la société marquisienne. En tout cas, c’est le message que ces jeunes ont essayé de transmettre, malgré les multiples critiques de certains enfermés dans une perception figée de leur univers culturel !

Félicitations et remerciements à Paul et  à toute ton équipe castraise.

Marquises – Le Ru’u (îles du nord de l’archipel) ou Rari, Nani (au sud) est un chant de divertissement ; Joseph Kaiha chante : RU’U PA’IO’IO

  

Ecoutez  ce chant marquisien adressé à un esprit malin du genre petit diablotin…

On peut classer les chants marquisiens en trois catégories :

Koakoa, le divertissement  

Hahi, les louanges

Tapu, la religion

Le Ru’u (îles du nord de l’archipel)  ou Rari, Nani (au sud) est un chant de divertissement.

Les hommes sont sur deux lignes, le genou gauche terre, l’épaule droite penchée sur le genou droit et la main droite sur la joue. Entre ces deux rangées d’hommes, les femmes sont assises sur les talons. Elles chantent rythmant la mélodie par le mouvement gracieux du corps, les gestes de la main, dans un parfait unisson. Un homme dirige le chant, lent, calme, telle une méditation.

« Le ru ‘u, est le seul type de chant qui ait survécu au grand naufrage de la culture marquisienne. Le genre est agonisant à Ua Pou, où il n’est connu que de quelques vieux, les jeunes préférant les « himene kita » (chants accompagnés à la guitare) d’inspiration tahitienne. Il se survit un peu mieux dans d’autres îles. Il s’agit de chants de circonstances destinés à commémorer un évènement (retour d’un combattant de la guerre de 14, d’un Marquisien libéré de prison) ou honorer une personne (une femme remarquable par sa beauté, ou un fonctionnaire en visite officielle, etc.) » écrivait H. Lavondès en 1965.

En 2009, à Ua Pou, la connaissance du ru’u est portée seulement par quelques spécialistes qui se comptent sur les doigts d’une main : Jospeh Kaiha, Toti, Etienne Hokopauko, Benjamin Teikitutoua  pour l’écriture et pour le chant : Rosita la femme de Ben et Claire Ah-Lo.

Le ru’u est un chant de la vie composé par celui qui souhaite exprimer quelque chose d’un quotidien qui le marque particulièrement. Mais le sens du chant n’est pas accessible directement. Le ru’u est difficile à composer car les contraintes liées à la rime, au rythme et à la mélodie  sont incontournables. Les mots sont déformés pour les rendre de prime abord, mélodieux mais provisoirement inaccessibles au sens. Il faut écouter le ru’u plusieurs fois pour identifier les mots ;  il y a des mots qui n’ont pas de sens du tout, ils sont juste placés pour la rime ;  il faut écouter, faire des hypothèses, mémoriser et chercher encore pour atteindre le sens. C’est une complainte, une histoire qui se présente sous une forme très imagée et énigmatique. Les Marquisiens, les Polynésiens en général aiment jouer et plaisanter. Le ru’u est une joute intellectuelle entre ceux qui le chantent et ceux qui l’écoutent. Lorsque l’on écoute le témoignage de ceux qui écrivent des ru’u, on a l’impression qu’ils ont les mêmes préoccupations que les vieux compositeurs de jazz : longue recherche du mot qui conviendra (parfois sur plusieurs semaines), savants arrangements de la mélopée, déformation calculée des sons (phonèmes) et des mots, réflexion sur le sens, le jeu et la communication ainsi que le ressenti de l’émotion.

Il y a presque un demi-siècle déjà, dans la vallée de Puamau à Hiva Oa, au centre du village mais un peu à  l’écart – il y avait beaucoup moins d’habitations qu’aujourd’hui – vivait un homme qui chaque jour chantait un ru’u de sa composition que le voisinage écoutait pour deviner et connaître après moulte interrogations sur le sens de ses paroles, les nouvelles du jour ou de la nuit ! D’une manière embrouillée mais amusante, d’une manière savante mais cachée, il faisait savoir à son auditoire les dernières liaisons amoureuses et éphémères de la jeunesse de Puamau, les vraies et les fausses nouvelles, les bonnes et les mauvaises nouvelles, les tromperies et les ragots. Quand quelqu’un voulait savoir quelque chose sur ce qui se passait dans la vallée, il ne suffisait pas simplement de s’approcher et d’écouter le ru’u, il lui fallait aussi le comprendre.

Plus récemment Joseph Kaiha de Ua Pou a composé un ru’u amusant et rythmé dont voici un extrait :

***

RU’U PA’O I’OI  ( © J. KAIHA)

… / … 

Heruruu…

Heruru’u te henua i te pa’io’io..o..o..ohio

O te pahu ‘utu ‘utu ohio ‘io’io

O te pahu ‘utu ‘utu ohio ‘io’io

Heruru’u te henua i te pa’io’io 

Mauitikitiki matatiki e

Tu te’akau hakahika e

Ua rere ua rere te manu e…

Ta’eke, ta’eva te vaka o te moana

Moerau aririi vererau ruuruu

Kehu hekeruu matatiki e…ho! 

Manamana ia mai, to ‘oe vaka te moana e

Ua vaka te moana, ua aka te mevaha e a te tama e

Vakamana ia mai e…he!

Hakamana ia mai e…ho!

Manamana ia mai tepa’io’io 

Kehu hekeruu matatiki e

Moerau aririi, vererau ruuruu

Kehu hekeruu matatiki e…ho !

Ecoutez  ce chant marquisien adressé à un esprit malin du genre petit diablotin…

La messe de Noël à Taiohae (Nuku Hiva, Marquises) en décembre 2006 [ mp3 ]

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Avec l’aimable autorisation du responsable des partenariats-internet de l’émission religieuse « Le Jour du Seigneur », vous pouvez écouter la messe de Noël qui fut diffusée en mondiovision depuis la Cathédrale de Taiohae la nuit du 25 décembre 2006. Le fichier mp3 original est volumineux, c’est la raison pour laquelle la messe est présentée pour faciliter le téléchargement sous la forme de 18 fichiers.

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Muséum d’histoire naturelle de La Rochelle : « Le voyage de Tai Kahano, pirogue des îles Marquises », grande exposition du samedi 10 janvier au 28 juin 2009

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Publié avec l’aurorisation de ubacto.com  :

Une exposition unique en France métropolitaine, des années de recherche sur les savoirs ancestraux et la volonté de porter à la connaissance du monde toute la richesse de la culture des îles Marquises.

La chanson de Jacques Brel, les tableaux de Gauguin, les paysages des catalogues touristiques… Les îles Marquises sont au-delà de la part de rêve un territoire riche d’une culture exceptionnelle. La grande exposition temporaire, première du Muséum d’Histoire Naturelle de La Rochelle depuis sa réouverture l’an dernier lui rend hommage avec talent, rigueur et poésie.

Fruit d’une étroite collaboration entre une ethno-archéologue et un artiste sculpteur marquisien, l’exposition « Le voyage de Tai Kahano, pirogue des îles Marquises » se fait ambassadrice de la culture marquisienne.

Conçue autour de la maquette au 1/7ème d’une pirogue marquisienne, l’exposition vous invite à découvrir bien plus que les techniques de navigation d’un lointain archipel de la Polynésie française, berceau de la civilisation polynésienne orientale.

Le parcours vous permet d’explorer les multiples facettes de la culture des îles Marquises ; histoire, pratiques artistiques ou connaissances techniques mais aussi conception du monde etc. Avec Tai Kahano, vous embarquez à la découverte de la culture marquisienne.

Hélène Guiot, ethno-archéologue réputée est à l’initiative de ce projet et commissaire de cette exposition conçue et réalisée avec l’équipe du muséum ainsi qu’un sculpteur marquisien qui a réalisé la pièce maîtresse de cette installation « Tai Kahano ».

Au mois de décembre 2008, en prélude à ce voyage marquisien, l’artiste « continental » Phil Totem a présenté des sculptures dans la cour du Muséum. Il a aussi créé, en résidence sur le site un totem inspiré par l’art des Marquises dans un immense tronc d’arbre. Cette œuvre, actuellement couchée dans la cour sera relevée et installée dans le jardin du musée dès l’inauguration.

L’exposition du Muséum de La Rochelle est présentée en avant-première dans la cité rochelaise qui l’a vue naître avant de partir en tournée dans de grands musées français. En 2011 « Le voyage de Tai Kahano » mettra le cap sur Nuku Hiva, l’île organisatrice du prochain Festival des Arts des îles Marquises… en décembre 2011.

Source : http://ubacto.com/photos-la-rochelle/-102548.shtml

Site du Muséum de la Rochelle ici